ACCORD CADRE  RELATIF A LA FORMATION PROFESSIONNELLE TOUT AU LONG DE LA VIE DES SALARIƒS DES ENTREPRISES DU SPECTACLE VIVANT Ë LĠEXCEPTION DES INTERMITTENTS QUI BƒNƒFICIENT DĠUN ACCORD SPƒCIFIQUE

 

Vu :

-          la loi nĦ 2004/391 du 4 mai 2004 relative ˆ la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social qui :

o    crŽe de nouveaux droits ˆ la formation,

o    modifie lĠembauche sous alternance,

o    augmente le taux lŽgal de contribution ˆ la formation professionnelle continue pour les entreprises employant au minimum 10 salariŽs pour 2004,

o    Žtend les responsabilitŽs des CPNEF,

-          lĠaccord portant crŽation de la Commission paritaire nationale emploi formation du spectacle vivant (CPNEF-SV) du 22 juin 1993 qui prŽcise ses missions,

-          lĠaccord du 10 octobre 2005 sur lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications (OPQMSV)

-          que lĠAFDAS, Fonds dĠassurance formation des secteurs de la culture, de la communication et des loisirs, est agrŽŽ en tant quĠOPCA et OPACIF,

-          la loi nĦ 2009/1437 du 24 novembre 2009 relative ˆ lĠorientation et ˆ la formation professionnelle tout au long de la vie,

le prŽsent accord-cadre a pour objet de dŽfinir les modalitŽs de gestion des dispositifs de la formation professionnelle, et dĠinciter les organisations professionnelles dĠemployeurs et les syndicats de salariŽs reprŽsentatifs du spectacle vivant ˆ nŽgocier des accords conventionnels prŽcisant la mise en Ïuvre de ces diffŽrents dispositifs.

 

Les dispositifs de formation (titre II) et les contributions des entreprises (titre III) du prŽsent accord-cadre concernent les salariŽs du spectacle vivant sous contrats ˆ durŽe indŽterminŽe et sous contrats ˆ durŽe dŽterminŽe.

Les salariŽs intermittents du spectacle, tels que prŽcisŽ ˆ lĠarticle L. 6331-55 du code du travail, font lĠobjet dĠun accord intersectoriel spŽcifique.

 

 

PrŽambule

 

Conscients que la formation professionnelle reprŽsente un enjeu majeur pour le spectacle vivant, les organisations professionnelles d'employeurs et les syndicats de salariŽs reprŽsentatifs conduisent une politique volontariste dont les orientations rŽpondent aux recommandations du Contrat d'Žtude prospective. Les partenaires sociaux ont ainsi prŽsidŽ ˆ la crŽation de l'AFDAS et de la CPNEF-SV, et ont agi de faon ˆ dŽvelopper les moyens de la formation professionnelle, en portant notamment le taux de contribution des entreprises de moins de dix salariŽs au-delˆ du taux lŽgal.

 

ConsidŽrant que les organisations professionnelles d'employeurs et les syndicats de salariŽs reprŽsentatifs du spectacle vivant, par un dialogue renforcŽ, souhaitent crŽer les conditions d'une nouvelle mobilisation en faveur de la formation professionnelle tout au long de la vie, les parties signataires se donnent pour objectif de faciliter lĠaccs ˆ la formation des salariŽs, non seulement pour leur nŽcessaire adaptation ˆ leur poste de travail et ˆ lĠŽvolution de leur emploi, mais aussi pour le dŽveloppement de leurs compŽtences ou leurs besoins de reconversion, et ce, quelle que soit la taille des entreprises qui les emploient,  plus particulirement les organisations dĠemployeurs sĠengagent ˆ prendre en compte les nouvelles compŽtences acquises par les salariŽs, en se basant sur les grilles de salaires conventionnelles 

 

Les parties signataires confirment l'importance qu'elles attachent au renforcement de la politique de formation professionnelle dans le spectacle vivant, telle que dŽcrite ci dessus, et affirment leur volontŽ:

-          de s'investir activement pour dŽvelopper les moyens de la formation, d'identifier les besoins et les prioritŽs, que ce soit au niveau des organisations professionnelles de salariŽs et d'employeurs, de leurs reprŽsentants nationaux ou locaux, de la CPNEF-SV, ou de l'Observatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications, et de promouvoir leurs orientations auprs des pouvoirs publics et des partenaires de la profession,

-          sur la base du prŽsent accord cadre, dĠouvrir des nŽgociations portant sur le dŽveloppement de la formation professionnelle des salariŽs, et notamment des jeunes et des salariŽs sans qualification, prŽcisant les modalitŽs de mise en oeuvre des diffŽrents dispositifs de la formation,

-          de mettre en oeuvre des dispositifs de formation visant ˆ dŽvelopper les compŽtences des salariŽs et ˆ leur permettre de rŽussir leurs projets professionnels, d'obtenir une meilleure reconnaissance de leurs qualifications (dispositifs tels que le CongŽ individuel de formation, le Plan de formation, le Contrat de professionnalisation, la PŽriode de professionnalisation, le Droit individuel ˆ la formation, le Bilan de compŽtences), et de s'insŽrer durablement dans l'emploi,

-          de multiplier autant que possible les actions de Validation des acquis de l'expŽrience afin de permettre une meilleure reconnaissance des qualifications, une Žvolution professionnelle et, si nŽcessaire, une reconversion,

-          d'aider les entreprises de la branche ˆ amŽliorer la gestion prŽvisionnelle des emplois et ˆ anticiper les besoins en compŽtence des salariŽs,

-          d'aider les salariŽs ˆ mettre en oeuvre leur Droit individuel ˆ la formation en tenant compte des spŽcificitŽs de la branche.

 

Les parties signataires conviennent que la question de la formation doit tre apprŽhendŽe dans toutes ses composantes (formation initiale et continue). Elles s'engagent notamment ˆ ouvrir une rŽflexion sur l'apprentissage tenant compte des dernires Žvolutions lŽgislatives afin de complŽter le prŽsent accord cadre.

 

 

Titre 1 – DŽfinition des prioritŽs du spectacle vivant et mise en Ïuvre de la politique de formation

 

Article 1-1 – champ dĠapplication de lĠaccord-cadre

 

Le champ dĠapplication du prŽsent accord-cadre est national et comprend – ˆ lĠexception des contributions visŽes ˆ lĠarticle L. 6523-1 du code du travail – les DOM.

 

Il est constituŽ, ˆ la date de signature de ce texte, de lĠensemble des entreprises qui relvent des secteurs dĠactivitŽs du spectacle vivant identifiŽs gŽnŽralement dans la nomenclature dĠactivitŽs franaises, par les codes NAF en vigueur au 1er janvier 2008 suivants :

90-01 Z  Arts du spectacle vivant

90-02 Z  ActivitŽs de soutien au spectacle vivant

90-04 Z  Gestion de salles de spectacles

 

ainsi que des entreprises dont lĠactivitŽ principale est liŽe au spectacle vivant et qui ne relvent pas dĠun autre accord de branche relatif ˆ la formation continue.

 

Article 1-2 – attributions de la CPNEF-SV

 

ConformŽment ˆ lĠarticle L. 2241-6 du code du travail, les organisations professionnelles du spectacle vivant doivent nŽgocier rŽgulirement, notamment, les prioritŽs, les objectifs et les moyens pour la formation professionnelle des salariŽs des entreprises de leurs secteurs.

 

Pour leur permettre de disposer dĠinformations pertinentes, les organisations professionnelles dŽcident de confier ˆ la CPNEF-SV, dont lĠattribution gŽnŽrale est dĠassurer le dŽveloppement et la sŽcuritŽ de lĠemploi, et la promotion de la formation professionnelle en liaison avec lĠŽvolution de lĠemploi, le soin :

-          dĠidentifier les formations professionnelles et les certifications prŽsentant un intŽrt reconnu pour lĠaccs et le maintien dans lĠemploi,

-          dĠidentifier les qualifications correspondant aux besoins du spectacle vivant, prŽvisibles ˆ court et ˆ moyen terme, et, de dŽfinir des objectifs et des prioritŽs de formation,

-          dĠexaminer pŽriodiquement lĠŽvolution quantitative et qualitative des emplois et des qualifications, en tenant compte des travaux rŽalisŽs par lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications,

-          de dŽfinir les conditions de mise en Ïuvre du passeport formation.

 

La CPNEF-SV communique chaque annŽe ses prŽconisations au Conseil de gestion de branche, et notamment les actions de formation ainsi que les publics quĠelle a retenus comme prioritaires.

A ces missions sĠajoutent lĠŽlaboration des Certificats de qualification professionnelle (CQP), conformŽment ˆ lĠarticle L. 6314-2 du code du travail, et leur promotion.


 

 

Article 1-3 – attributions du Conseil de gestion de la section professionnelle Ç spectacle vivant È

 

1-3-1 – r™les et missions

 

le Conseil de gestion de la section professionnelle Ç spectacle vivant È sĠattache ˆ dŽfinir la politique de formation professionnelle et de professionnalisation, en prenant en compte les prŽconisations de la CPNEF-SV.

 

En cohŽrence avec ses commissions, il a pour mission de dŽfinir et de mettre en oeuvre, pour les sommes mutualisŽes au titre des dispositifs de la formation professionnelle continue, les orientations et les modalitŽs de prise en charge des actions de formation.

 

Le Conseil de gestion de la section professionnelle Ç spectacle vivant È Žtablit, en liaison avec la CPNEF-SV, les actions et les publics prioritaires, et le plan de formation de la branche.

 

Il assure la gestion des budgets dŽcrits ˆ lĠarticle 1-3-2 ci-dessous, et, pour tous les dispositifs dont il a la charge :

-          dŽfinit les conditions et modalitŽs de prise en charge des dŽpenses,

-          dŽveloppe une information ciblŽe auprs des entreprises,

-          propose au Conseil dĠadministration des modalitŽs de prise en charge des formations rŽservŽes aux salariŽs dĠentreprises dont lĠeffectif est infŽrieur ˆ 10 salariŽs,

-          prŽsente, chaque annŽe, au Conseil dĠadministration, un bilan de fonctionnement.

 

1-3-2 – les budgets de la section professionnelle

 

Le Conseil de gestion gre deux budgets qui proviennent de deux contributions qui font lĠobjet dĠun suivi comptable distinct :

-          un budget rŽservŽ au plan de formation de la branche, calculŽ sur la base des contributions reues ˆ ce titre, diminuŽes des frais de gestion et ce, en conformitŽ avec les articles L. 6332-3 et L. 6332-3-1 du code du travail,

-          un budget rŽservŽ au financement, calculŽ sur la base des contributions dues ˆ ce titre :

o    des actions de formation liŽes aux contrats ou pŽriodes de professionnalisation,

o    des actions de prŽparation et dĠexercice de la fonction tutorale,

o    des frais de formation et, le cas ŽchŽant, de transport et dĠhŽbergement liŽs ˆ la rŽalisation dĠactions de formation reconnues prioritaires par la branche professionnelle pour lĠexercice du Droit individuel ˆ la formation (DIF),

o    des frais de formation des DIF portŽs en application de lĠarticle L. 6323-18 du code du travail.

 

1-3-3 Actions de formation prioritaires

 

Les parties signataires considrent de lĠintŽrt gŽnŽral de la profession de promouvoir la formation, permettant notamment lĠaccs ˆ des certifications inscrites au RŽpertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou ˆ un Certificat de qualification professionnelle (CQP), y compris les titres accessibles par la VAE.

 

 

Le Conseil de gestion de la section professionnelle Çspectacle vivant È, Žtablit, sur la base des prŽconisations CPNEF-SV telles que notŽes ˆ lĠarticle 1-2 du prŽsent accord, et compte tenu des budgets dont il dispose par dispositif, les listes :

-              des formations conventionnŽes au titre du plan de formation de la branche

-              des actions financŽes au titre du DIF sur le budget de la professionnalisation (dites Ç DIF prioritaires È)

 

 

Les sommes non utilisŽes par la section professionnelle sur ces deux budgets au cours dĠun exercice sont reversŽes ˆ la solidaritŽ inter-branche de lĠAFDAS selon les dŽcisions prŽvues par le Conseil dĠadministration de lĠinstitution.

 


Article 1-4 – lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications

 

LĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications Žtudie lĠŽvolution des mŽtiers et des qualifications dans le spectacle vivant.

 

Ses travaux permettent ˆ la CPNEF-SV de suivre lĠŽvolution de lĠemploi.

 

Les organisations professionnelles confient son fonctionnement ˆ lĠAFDAS, sous lĠautoritŽ dĠun ComitŽ paritaire de pilotage.

 

Les missions et les moyens de cet Observatoire, ainsi que la composition du ComitŽ de pilotage sont fixŽs dans un accord spŽcifique.

 

Article 1-5 – la consultation des instances reprŽsentatives du personnel

 

Le comitŽ dĠentreprise ou dĠŽtablissement (ˆ dŽfaut le ComitŽ d'entreprise conventionnel) ou les dŽlŽguŽs du personnel sĠils existent, doivent tre consultŽs sur la politique de formation de lĠentreprise.

Les documents transmis aux membres du comitŽ dĠentreprise sont communiquŽs aux dŽlŽguŽs syndicaux

 

Le comitŽ dĠentreprise dŽlibre chaque annŽe sur le plan annuel de formation, ˆ l'aide dĠune note explicitant les orientations gŽnŽrales de lĠentreprise en matire de formation, le plan de formation de lĠannŽe suivante, les  types dĠactions de formation auxquelles se rattachent les actions proposŽes dans le cadre du projet de plan de formation pour lĠannŽe ˆ venir.

 

Le comitŽ dĠentreprise dŽlibre sur la base dĠun bilan des actions rŽalisŽes comportant notamment :

- les informations sur la formation figurant au bilan social y compris celles concernant les dispositions relatives aux travailleurs handicapŽs et ˆ l'ŽgalitŽ des hommes et des femmes,

- le bilan des actions comprises dans le plan de formation, celui des PŽriodes de professionnalisation et les actions mises oeuvre au titre du Droit individuel de formation pour lĠannŽe antŽrieure et lĠannŽe en cours,

- une note prŽsentant les informations relatives aux CongŽs individuels de formation, aux CongŽs bilans de compŽtences, aux congŽs de Validation des acquis de l'expŽrience et aux conditions dans lesquelles ces congŽs ont ŽtŽ accordŽs ou reportŽs ainsi quĠaux rŽsultats obtenus,

- le bilan pour lĠannŽe antŽrieure et lĠannŽe en cours en matire dĠaccueil, dĠinsertion et de formation professionnelle des jeunes et des demandeurs dĠemploi au travers des contrats de professionnalisation.

 

La premire rŽunion doit avoir lieu avant le 1er octobre, avec une prŽsentation et une discussion des orientations. La deuxime rŽunion doit avoir lieu avant le 30 dŽcembre avec une dŽlibŽration sur le calendrier de mise en oeuvre. La dŽlibŽration sĠeffectue dans les conditions lŽgales. Les projets faisant lĠobjet de dŽlibŽration sont communiquŽs aux dŽlŽguŽs syndicaux.

 

Un plan pluriannuel peut tre Žtabli de telle faon que chaque membre du personnel puisse bŽnŽficier de la formation continue.

 

Dans le cadre de la nŽgociation de branche prŽvue ˆ l'article L.2241-6 du code du travail, les partenaires sociaux incitent les entreprises du spectacle vivant ˆ communiquer, ds leur rŽdaction, les dŽlibŽrations des institutions reprŽsentatives du personnel ainsi que les dŽcisions de l'employeur, ˆ la CPNEF-SV et au Conseil de gestion de la section professionnelle "spectacle vivant" de l'AFDAS, par l'intermŽdiaire de l'Observatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications.

 


 

Titre 2 – Les dispositifs de formation

 

Article 2-1 – le plan de formation de lĠentreprise

 

DŽsormais, lĠemployeur peut distinguer la nature des actions de formation proposŽes dans le cadre du plan de formation de lĠentreprise, en identifiant :

-          les actions qui correspondent ˆ des actions dĠadaptation au poste de travail,

-          les actions qui correspondent ˆ des actions de formation liŽes ˆ lĠŽvolution des emplois ou au maintien dans lĠemploi des salariŽs,

-          les actions qui participent au dŽveloppement des compŽtences des salariŽs.

 

2-1-1 – les actions dĠadaptation au poste de travail

 

Ces actions ont pour objectif dĠapporter au salariŽ des compŽtences directement utilisables dans le cadre des fonctions quĠil occupe. Elles sĠinscrivent dans le champ de la qualification professionnelle du salariŽ.

 

Les actions dĠadaptation des salariŽs au poste de travail sont mises en Ïuvre pendant le temps de travail et doivent donner lieu au maintien de la rŽmunŽration.

 

2-1-2 – les actions liŽes ˆ lĠŽvolution de lĠemploi ou qui participent au maintien de lĠemploi

 

Ces actions ont pour objectif lĠacquisition de compŽtences qui ne sont pas directement utilisables dans le cadre des fonctions du salariŽ au moment de son dŽpart en formation. Elles correspondent ˆ une anticipation, ˆ une Žvolution prŽvue du poste de travail et/ou une modification des fonctions du salariŽ, soit par modification du contenu du poste, soit par un changement de poste dans le cadre du contrat de travail du salariŽ.

 

Les actions de formation liŽes ˆ lĠŽvolution des emplois ou qui participent au maintien dans lĠemploi sont mises en Ïuvre pendant le temps de travail et doivent donner lieu au maintien de la rŽmunŽration.

 

2-1-3 – les actions de dŽveloppement des compŽtences

 

Ces actions ont pour objectif lĠacquisition de compŽtences qui ne se limitent pas ˆ la qualification professionnelle du salariŽ.

 

QuĠil sĠagisse dĠun projet de promotion ou de mobilitŽ professionnelle sans promotion, ces actions ont pour objet une Žvolution de la qualification professionnelle du salariŽ.

 

Les actions de formation ayant pour objet le dŽveloppement des compŽtences des salariŽs peuvent tre mises en Ïuvre pendant le temps de travail, avec ou sans dŽpassement de lĠhoraire de rŽfŽrence.

 

Toutefois, une action de dŽveloppement des compŽtences peut se dŽrouler en partie ou en totalitŽ en dehors du temps de travail effectif, dans la limite de 80 heures par an et par salariŽ, ou de 6 jours du forfait pour les cadres soumis au forfait jours, sous rŽserve :

-          dĠun accord Žcrit – pouvant tre dŽnoncŽ dans les huit jours de sa conclusion – entre le salariŽ et lĠemployeur, qui prŽcise notamment la nature des engagements auxquels lĠentreprise souscrit ds lors que lĠintŽressŽ aura suivi avec assiduitŽ la formation et satisfait aux Žvaluations prŽvues,

-          et du versement au salariŽ dĠune allocation de formation Žgale ˆ 50 % de la rŽmunŽration nette du salariŽ concernŽ.

 

Ainsi, lorsque tout ou partie de la formation se dŽroule en dehors du temps de travail, lĠentreprise sĠengage ˆ permettre au salariŽ dĠaccŽder en prioritŽ, dans un dŽlai dĠun an ˆ lĠissue de la formation, aux fonctions disponibles correspondant aux connaissances ainsi acquises et sur lĠattribution de la classification correspondant ˆ lĠemploi occupŽ. Elle doit Žgalement prendre en compte les efforts accomplis par le salariŽ.

 

 

Article 2-2 – le plan de formation de la branche

 

Le Conseil de gestion Žtablit en application de lĠarticle 1-3-3 du prŽsent accord, le plan de formation de la branche.

 

Les sommes rŽservŽes au plan de formation de la branche professionnelle, provenant de toutes les entreprises quel que soit leur effectif, sont mutualisŽes au sein dĠun compte spŽcifique gŽrŽ par le Conseil de gestion, et ce en conformitŽ avec les articles L. 6332-3 et L. 6332-3-1 du code du travail.

Article 2-3 – les CongŽs individuels de formation, les CongŽs bilans de compŽtences, les Validations des acquis de lĠexpŽrience

 

La gestion des droits individuels des salariŽs au titre des CongŽs individuels de formation, des CongŽs bilans de compŽtences et des Validations des acquis de lĠexpŽrience est effectuŽe par lĠAFDAS en qualitŽ dĠOPACIF, selon les modalitŽs retenues par lĠaccord national professionnel du 27 mai 2004 relatif ˆ la gestion des CongŽs individuels de formation.

 

Le Conseil de gestion fait conna”tre ˆ lĠOPACIF les prioritŽs retenues dans ce cadre par la branche.

 

 

Article 2-4 – les Contrats de professionnalisation

 

2-4-1 – objet des Contrats de professionnalisation

 

Le Contrat de professionnalisation est un contrat de travail qui conjugue les principes de personnalisation du parcours de formation, dĠalternance des sŽquences de formation (ˆ lĠintŽrieur de lĠentreprise, si elle dispose de son propre service de formation identifiŽ et structurŽ, ou ˆ lĠextŽrieur de lĠentreprise), et dĠexercice de lĠactivitŽ professionnelle concernŽe.

 

Les formations Žligibles aux Contrats de professionnalisation conclus par des employeurs qui relvent du spectacle vivant doivent permettre ˆ leurs bŽnŽficiaires dĠacquŽrir une qualification :

-          soit enregistrŽe dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles,

-          soit reconnue dans les classifications dĠune des conventions collectives de la branche,

-          soit ouvrant droit ˆ un Certificat de qualification professionnelle.

 

2-4-2 – durŽe des Contrats de professionnalisation

 

Le contrat peut tre conclu pour une durŽe dŽterminŽe ou indŽterminŽe.

Dans le cas dĠun contrat ˆ durŽe indŽterminŽe, ce contrat comporte une pŽriode de professionnalisation correspondant ˆ lĠaction de professionnalisation.

 

La durŽe du Contrat de professionnalisation est fixŽe par lĠemployeur et le bŽnŽficiaire en cohŽrence avec la situation du salariŽ engagŽ et la durŽe de lĠaction de professionnalisation nŽcessaire ˆ lĠacquisition de la qualification professionnelle visŽe.

La durŽe du Contrat de professionnalisation en contrat ˆ durŽe dŽterminŽe ou de lĠaction de professionnalisation qui se situe en dŽbut de contrat ˆ durŽe indŽterminŽe est comprise entre 6 et 12 mois.

 

NŽanmoins, les partenaires sociaux du spectacle vivant dŽcident, conformŽment ˆ ce qui est prŽvu dans lĠarticle L.6325-12 du code du travail, que la durŽe du contrat – ou de lĠaction de professionnalisation si le contrat est ˆ durŽe indŽterminŽe – peut tre dĠune durŽe supŽrieure ˆ 12 mois sans pouvoir tre supŽrieure ˆ 24 mois, dans lĠun des cas suivants :

-          pour les personnes sorties du systme Žducatif sans qualification professionnelle reconnue, et ce, quel que soit leur ‰ge,

-          pour les personnes dont la qualification professionnelle reconnue est devenue inopŽrante de faon irrŽversible, et ce quel que soit leur ‰ge,

-          pour les jeunes de moins de 26 ans, les demandeurs dĠemploi de plus de 45 ans ou les demandeurs dĠemploi inscrits ˆ P™le Emploi depuis plus de 3 mois lorsque la qualification retenue dans le contrat est enregistrŽe dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles ou ouvre droit ˆ un Certificat de Qualification Professionnelle et que la durŽe de lĠaction de formation exigŽe pour lĠobtention de ladite qualification est supŽrieure ˆ 400 heures,

-          pour les personnes qui souhaitent exercer un mŽtier rŽpertoriŽ dans une des conventions collectives entrant dans le champ de lĠaccord et qui ne dŽtiennent pas la qualification adaptŽe,

-          pour les publics prioritaires identifiŽs par la CPNEF-SV.

 

La durŽe du contrat peut aussi tre de 24 mois dans les conditions prŽvues ˆ lĠarticle L. 6325-11 du code du travail, par exemple pour les jeunes de moins de 26 ans qui nĠont pas validŽ un second cycle de lĠenseignement secondaire et qui ne sont pas titulaire dĠun dipl™me de lĠenseignement technologique ou professionnel ou les personnes ayant bŽnŽficiŽ dĠun contrat unique dĠinsertion.


2-4-3 - durŽe de lĠaction de formation, dĠŽvaluation et dĠaccompagnement

 

Les partenaires sociaux du spectacle vivant dŽcident, conformŽment ˆ ce qui est prŽvu dans les articles L. 6325-13 et L. 6325-14 du code du travail, que les actions de formation, dĠŽvaluation et dĠaccompagnement sont comprises, pour les salariŽs qui bŽnŽficient du Contrat de professionnalisation dans une entreprise de la branche du prŽsent accord, entre 15 % et 25 % de la durŽe totale du Contrat ou de la PŽriode de professionnalisation.                       

Ce pourcentage doit atteindre obligatoirement 25% dans les deux cas suivants :

-          pour tous les contrats dĠune durŽe supŽrieure ˆ un an et dont la qualification retenue est enregistrŽe dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles,

-          ds lors que la qualification professionnelle du contrat relve dĠun mŽtier artistique ou technique du spectacle vivant,

En outre, cette durŽe peut tre supŽrieure ˆ 25 % :

-          pour les personnes sorties du systme Žducatif sans qualification professionnelle reconnue, par un dipl™me ou certification, et ce, quel que soit leur ‰ge,

-          pour les personnes dont la qualification professionnelle reconnue est devenue inopŽrante de faon irrŽversible, et ce quel que soit leur ‰ge,

-          pour les personnes mentionnŽes ˆ lĠarticle L. 6325-1-1 du code du travail,

-          pour les jeunes de moins de 26 ans, les demandeurs dĠemploi de plus de 45 ans ou les demandeurs dĠemploi inscrits ˆ P™le Emploi depuis plus de 3 mois lorsque la qualification retenue dans le contrat est enregistrŽe dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles ou ouvre droit ˆ un Certificat de Qualification Professionnelle et que la durŽe de lĠaction de formation exigŽe pour lĠobtention de ladite qualification est supŽrieure ˆ 400 heures,

-          pour les personnes qui souhaitent exercer un mŽtier rŽpertoriŽ dans une des conventions collectives entrant dans le champ de lĠaccord et qui ne dŽtiennent pas la qualification adaptŽe,

-          pour les publics prioritaires identifiŽs par la CPNEF-SV.

Dans tous les cas, la durŽe totale de la formation ne pourra tre supŽrieure ˆ 50 % de la durŽe du contrat de professionnalisation ou de la pŽriode de professionnalisation si le contrat est ˆ durŽe indŽterminŽe.

En tout Žtat de cause, lĠaction de formation ne pourra tre infŽrieure ˆ 150h.

Un bilan sera prŽsentŽ chaque annŽe par lĠOPQMSV aux partenaires sociaux.

 

2-4-4 – tutorat

 

Les parties signataires du prŽsent accord considrent que la profession doit renforcer le tutorat dans le spectacle vivant pour contribuer ˆ la rŽussite des Contrats et PŽriodes de professionnalisation et de manire plus gŽnŽrale au dŽveloppement des compŽtences au sein des entreprises.

 

Pour atteindre ces objectifs, la mise en place du tutorat dans les entreprises est encouragŽe, les contenus et les modalitŽs de formations des tuteurs sont ajustŽs aux attentes des employeurs et des salariŽs.

 

Le tuteur doit tre volontaire et reconnu dans lĠentreprise pour ses compŽtences et son expŽrience.

 

Le tuteur choisi doit justifier dĠune expŽrience professionnelle de trois ans minimum dans une qualification en rapport avec lĠobjectif de la professionnalisation visŽe. Les partenaires sociaux sĠengagent ˆ rŽexaminer dans un dŽlai de trois ans cette disposition ˆ compter de lĠentrŽe en vigueur de cet accord,  en vue dĠaugmenter la condition dĠexpŽrience professionnelle du tuteur ˆ 5 ans au lieu de 3 ans. 

 

LĠemployeur peut assurer lui-mme le tutorat, sĠil remplit les conditions dŽfinies ci-dessus.

 

Le tuteur intervient non seulement dans le suivi du parcours de formation, mais aussi dans lĠaccueil du bŽnŽficiaire du contrat et dans lĠŽvaluation finale des acquis conformŽment aux missions ŽnumŽrŽes ˆ lĠarticle D 6324-3 du code du travail.

 

Pour permettre au tuteur dĠexercer ses missions dans les conditions optimales, les parties signataires conviennent que :

- Lorsqu'il est salariŽ, le tuteur ne peut exercer simultanŽment ses fonctions ˆ l'Žgard de plus de trois salariŽs bŽnŽficiaires de contrats de professionnalisation ou d'apprentissage ou de pŽriodes de professionnalisation.
-L'employeur ne peut assurer simultanŽment le tutorat ˆ l'Žgard de plus de deux salariŽs.

-          si nŽcessaire, le tuteur doit bŽnŽficier dĠune prŽparation ˆ sa fonction, voire dĠune formation spŽcifique,

-          le tuteur doit disposer du temps nŽcessaire au suivi des titulaires de Contrats ou de PŽriodes de professionnalisation, le cas ŽchŽant par un amŽnagement de son temps de travail.

 

Les missions des tuteurs sont notamment les suivantes :

 

-          accueillir, aider, informer et guider les bŽnŽficiaires des Contrats de professionnalisation,

-          organiser avec les salariŽs concernŽs, l'activitŽ de ces personnes dans l'entreprise et contribuer ˆ l'acquisition des savoir-faire professionnels,

-          assurer la liaison avec le ou les organismes chargŽs des actions d'Žvaluation, de formation et d'accompagnement des bŽnŽficiaires ˆ l'extŽrieur de l'entreprise.

 

Une Charte dŽfinissant les obligations dŽcoulant des Contrats de professionnalisation sera mise en place par les partenaires sociaux au sein de la CPNEF-SV en liaison avec l'AFDAS.

Les partenaires sociaux des entreprises dĠaccueil prŽciseront sous forme dĠun accord les conditions dĠexercice des tuteurs, les moyens dŽgagŽs.

 

 

2-4-5 - rŽmunŽration du salariŽ sous Contrat de professionnalisation

 

LĠaction de formation qui fait lĠobjet du Contrat de professionnalisation sĠeffectue pendant le temps de travail.

 

Les parties signataires conviennent de fixer la rŽmunŽration minimum des salariŽs sous Contrat de professionnalisation, de faon la suivante :

 

 

 

SalariŽs de moins

de 21 ans

SalariŽs de 21 ans

ˆ 25 ans

SalariŽs de 26 ans

et plus

SalariŽs non titulaires d'une qualification au moins Žgale ˆ celle d'un baccalaurŽat professionnel ou d'un dipl™me ˆ finalitŽ professionnelle de mme

niveau

1er annŽe :

60 % du SMIC 

2me annŽe :

65 % du SMIC

1er annŽe :

75 % du SMIC

2me annŽe :

80% du SMIC

1er et 2me annŽe :

85 % du salaire minimum

conventionnel,

la rŽmunŽration ne peut

tre infŽrieure au SMIC

SalariŽs titulaires d'une

qualification au moins Žgale ˆ celle d'un baccalaurŽat professionnel ou d'un dipl™me ˆ finalitŽ professionnelle de mme

niveau

1er annŽe :

70 % du SMIC

2me annŽe :

75% du SMIC

 

1er annŽe :

85 % du SMIC

2me annŽe :

90% du SMIC

1er et 2me annŽe :

85 % du salaire minimum

conventionnel,

la rŽmunŽration ne peut

tre infŽrieure au SMIC

 

Les partenaires sociaux des sous branches et des entreprises du champ peuvent convenir de dispositions plus favorables dans des accords collectifs.

 

 

Article 2 - 5 – les PŽriodes de professionnalisation

 

2-5-1 -  objet des PŽriodes de professionnalisation

 

Les PŽriodes de professionnalisation ont pour objet de favoriser par des actions de formation le maintien dans lĠemploi des salariŽs en contrat ˆ durŽe indŽterminŽe ou lĠinsertion des salariŽs engagŽs dans le cadre dĠun Contrat Unique dĠInsertion.

 

2-5-2 - les publics

 

Les pŽriodes de professionnalisation peuvent tre ouvertes :

-          aux salariŽs sans qualification professionnelle,

-          aux salariŽs dont la qualification est insuffisante au regard de lĠŽvolution des technologies et de lĠorganisation du travail, et qui, de ce fait, sont amenŽs ˆ suivre des formations afin de renforcer leurs compŽtences en lien avec lĠemploi occupŽ, ou bien, en prŽvision dĠun changement de poste et/ou dĠune promotion,

-          aux salariŽs qui comptent vingt ans dĠactivitŽ professionnelle, ou ‰gŽs dĠau moins quarante-cinq ans, et disposant dĠune anciennetŽ minimum dĠun an de prŽsence dans la dernire entreprise qui les emploie,

-          aux salariŽs qui envisagent la crŽation ou la reprise dĠune entreprise,

-          aux femmes qui reprennent leur activitŽ professionnelle aprs un congŽ de maternitŽ ou aux hommes et aux femmes aprs un congŽ parental,

-          aux travailleurs handicapŽs,

-          aux salariŽs au retour dĠun arrt de longue maladie,

-          aux salariŽs engagŽs dans le cadre dĠun Contrat Unique dĠInsertion,

-          aux salariŽs artistes, dans le cadre de la reconversion

 

Chaque annŽe, la CPNEF SV, en fonction notamment des rŽsultats des enqutes conduites par lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications, met ˆ jour en tant que de besoin la liste des publics prioritaires.

 

2-5-3 - les actions accessibles

 

Les salariŽs dŽfinis ci-dessus peuvent bŽnŽficier, pendant leur PŽriode de professionnalisation, dĠactions de formation dans les conditions prŽvues aux articles L. 6324-7 et suivants du code du travail.

 

Les actions de formation sont prioritairement financŽes par lĠAFDAS lorsquĠelles permettent dĠaboutir :

- ˆ une qualification :

-          soit enregistrŽe dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles,

-          soit reconnue dans les classifications d'une convention collective de branche,

-          soit ouvrant droit ˆ une Certificat de qualification professionnelle,

-          soit rŽpondant ˆ des objectifs dŽfinis par la CPNEF-SV. Cette liste dĠobjectifs peut faire lĠobjet dĠune mise ˆ jour rŽgulire pour tenir compte notamment des rŽsultats des enqutes conduites par lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications,

- ˆ la rŽadaptation au poste de travail des salariŽs qui reprennent leur activitŽ professionnelle aprs une longue suspension du contrat de travail (de plus de 18 mois). La PŽriode de professionnalisation, dans ce cadre, doit tre accompagnŽe par un tuteur et ne peut dŽpasser trois mois. Elle doit comprendre :

- une action dĠŽvaluation.

- une action de formation, dont la durŽe maximum est de 105 heures.

 

2-5-4 pŽriodes de professionnalisation et temps de travail

 

Les actions de formations mises en Ïuvre dans le cadre de la pŽriode de professionnalisation peuvent se dŽrouler en partie sur le temps de travail, en partie hors du temps de travail par accord Žcrit entre lĠemployeur et le salariŽ.

á        actions de formation ˆ lĠinitiative de lĠemployeur :elles se dŽroulent pendant le temps de travail avec maintien de la rŽmunŽration du salariŽ

á        actions de formation ˆ lĠinitiative du salariŽ : ces actions peuvent se dŽrouler en tout ou partie hors du temps de travail en organisant le cumul de plusieurs dispositifs de prises en charge pour une mme pŽriode de professionnalisation : financement de la professionnalisation par lĠOPCA, plan de formation de lĠentreprise, DIF du salariŽ

par accord entre lĠemployeur et le salariŽ, les heures effectuŽes hors du temps de travail peuvent excŽder le montant des droits ouverts par le salariŽ au titre du DIF, dans la limite de 80 heures par annŽe civile.

 

Dans tous les cas de formations effectuŽes hors du temps de travail, une allocation de formation est versŽe dĠun montant Žgal ˆ 50% de la rŽmunŽration nette de rŽfŽrence du salariŽ concernŽ selon les modalitŽs dŽfinies aux articles D 6321-6 et suivants du code du travail.

Le montant de lĠallocation de formation versŽe au salariŽ est imputable sur le financement du plan de formation de lĠentreprise.

 

 

Article 2 – 6 – cožts des actions dans le cadre des Contrats de professionnalisation et des PŽriodes de professionnalisation

 

La prise en charge par l'AFDAS des cožts de formation (cožts pŽdagogiques, salaires et charges ainsi que frais de transport et dĠhŽbergement) est plafonnŽe, par heure de formation, au montant fixŽ par dŽcret (ˆ ce jour 9, 15 Û ou 15 Û selon les publics).

 

Par dŽrogation, les cožts du parcours de formation, pris en charge par lĠAFDAS, ne peuvent dŽpasser :

- 11Û de lĠheure pour les formations techniques nŽcessitant un matŽriel lourd

- 9 Û 15 de lĠheure pour les autres formations.

Pour les personnes mentionnŽes ˆ lĠarticle L6325-1-1 du code du travail, la prise en charge est portŽe ˆ 15 Û par heure de formation par exemple pour les bŽnŽficiaires du revenu de solidaritŽ active ou de lĠallocation aux adultes handicapŽs.

 

Le Conseil de gestion ˆ la mission de rŽviser ces montants en fonction des budgets qui lui sont allouŽs, de lĠŽvolution des prix constatŽs sur le marchŽ et des Žventuelles contraintes fixŽes par les partenaires financiers (Etat, FPSPP É).

 

Les dŽpenses engagŽes pour les actions de tutorat sont prises en charge par lĠAFDAS sur la base des forfaits qui sont fixŽs par dŽcret et selon les modalitŽs dŽfinies par la Conseil dĠadministration de lĠAFDAS. Les partenaires sociaux des entreprises du champ peuvent convenir de dispositions plus favorables.

 

 

Article 2 - 7 - le Droit individuel ˆ la formation

 

2-7-1 -  Objet

 

Le Droit individuel ˆ la formation est un droit individuel du salariŽ qui vient en complŽment des actions de formation dont il peut bŽnŽficier dans le cadre du Plan de formation de lĠentreprise, des PŽriodes de professionnalisation ou du CongŽ individuel de formation.

 

Il permet au salariŽ dĠtre acteur de son Žvolution professionnelle.

 

2-7-2 Principe gŽnŽral pour les salariŽs sous CDI

 

Tout salariŽ employŽ ˆ temps plein, sous contrat de travail ˆ durŽe indŽterminŽe disposant dĠune anciennetŽ dĠau moins un an dans lĠentreprise, bŽnŽficie chaque annŽe dĠun droit ˆ la formation dĠune durŽe de 21 heures reportable dĠune annŽe sur lĠautre dans la limite de 126 heures sur six ans, sauf convention ou accord dĠentreprise plus favorable.

 

Ce mme droit est calculŽ prorata temporis pour les salariŽs ˆ temps partiel sauf si la durŽe du travail est supŽrieure ou Žgale ˆ 80% du temps plein. Dans ce cas le droit est calculŽ sur la base de 21 heures par annŽe de travail.

 

Toutefois, le DIF des salariŽs handicapŽs sous contrat ˆ durŽe indŽterminŽe ˆ temps partiel nĠest pas proratisŽ ; il est comptŽ pour 21 heures chaque annŽe travaillŽe.

 

2-7-2 bis Principe gŽnŽral pour les salariŽs sous CDD

 

Tout salariŽ employŽ ˆ temps plein, sous contrat de travail ˆ durŽe dŽterminŽe disposant dĠune anciennetŽ dĠau moins 4 mois consŽcutifs ou non au cours des 12 derniers mois dans lĠentreprise, bŽnŽficie chaque annŽe dĠun droit ˆ la formation dĠune durŽe calculŽ prorata temporis sur la base de 21 heures par an reportable dĠune annŽe sur lĠautre dans la limite de 126 heures sur six ans, sauf convention ou accord dĠentreprise plus favorable.

 

Ce mme droit est calculŽ prorata temporis pour les salariŽs sous CDD ˆ temps partiel sauf si la durŽe du travail est supŽrieure ou Žgale ˆ 80% du temps plein. Dans ce cas le droit est calculŽ sur la base de 21 heures par annŽe de travail.

 

Toutefois, le DIF des salariŽs handicapŽs sous contrat ˆ durŽe dŽterminŽe ˆ temps partiel nĠest pas proratisŽ ; il est comptŽ pour 21 heures chaque annŽe travaillŽe.

 

2-7-3  ModalitŽs dĠacquisition du DIF pour les salariŽs sous CDI

 

Depuis le 1er janvier 2005, le DIF est gŽrŽ par annŽe civile.

Tout salariŽ ayant au moins un an dĠanciennetŽ peut demander depuis le 1er janvier 2005 ˆ bŽnŽficier de son Droit individuel ˆ la formation. Au titre de lĠannŽe 2004, pour les salariŽs ˆ temps complet ce droit est de 14 heures de formation et pour les salariŽs ˆ temps partiel cette durŽe est calculŽe au prorata de la durŽe du travail.

Pour les annŽes 2005 ˆ 2010, pour les salariŽs ˆ temps complet, ce droit est de  20 h et pour les salariŽs ˆ temps partiel, cette durŽe est calculŽe au prorata de la durŽe de travail .

 

Le droit de chaque salariŽ, hormis ceux recrutŽs en cours dĠannŽe, est donc calculŽ, compte tenu de lĠanciennetŽ acquise, au 31 dŽcembre de chaque annŽe, communiquŽ par Žcrit ˆ chaque ayant droit et utilisable ˆ compter du 1er janvier de lĠannŽe suivante.

 

Les salariŽs recrutŽs en cours dĠannŽe disposent dĠun DIF proratisŽ au 31 dŽcembre de lĠannŽe de leur arrivŽe, utilisable le 1er janvier de lĠannŽe suivante. La capitalisation du DIF sĠeffectue dans ce cas sur une durŽe au moins Žgale ˆ 6 annŽes dans la limite de 126 heures.

 

 

2-7-3 bis – ModalitŽs dĠacquisition du DIF pour les salariŽs sous CDD

 

Le droit de chaque salariŽ sous CDD est dŽterminŽ en fonction de la durŽe dĠemploi au cours des 12 derniers mois si le salariŽ est prŽsent moins de 12 mois consŽcutifs dans lĠentreprise. Si la durŽe de prŽsence du salariŽ dans lĠentreprise est supŽrieure ˆ 12 mois sans interruption, le droit est dŽterminŽ en fonction de la durŽe totale de prŽsence du salariŽ dans lĠentreprise. La capitalisation du DIF sĠeffectue dans ce cas sur une durŽe au moins Žgale ˆ 6 annŽes dans la limite de 126 heures.

 

 

2-7-4  Actions de formation prioritaires

 

Les parties signataires du prŽsent accord dŽcident que les actions de formation pouvant tre rŽalisŽes prioritairement dans le cadre du DIF et financŽes par lĠAFDAS dans le respect des plafonds de financement fixŽs au titre III du prŽsent accord sont dŽcidŽes dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 1-3-3 du prŽsent accord.

 

Le Conseil de gestion dŽtermine les montants du cožt pŽdagogique pris en charge en fonction de lĠŽvolution des prix constatŽs sur le marchŽ et des Žventuelles des contraintes budgŽtaires.

 

Le salariŽ est libre de choisir dĠexercer son DIF hors de cette liste dans le cadre du DIF non prioritaire qui doit nŽanmoins garder un caractre professionnel conformŽment aux articles L.6313-1 et L.6314-1 du code du travail.

 

2-7-5 DIF et temps de travail

 

Les parties signataires conviennent, pour tenir compte de la diversitŽ des organisations du travail dans la branche, que les actions de formation du DIF, par accord mutuel entre le salariŽ et lĠemployeur, peuvent tre rŽalisŽes en tout ou partie pendant le temps de travail, que ces actions soient inscrites ou non au plan de formation de lĠentreprise.

 

Ainsi les actions de formation au titre du DIF peuvent procŽder par accord mutuel entre le salariŽ et lĠemployeur, de montages mixtes o interviennent ˆ la fois DIF hors temps de travail, DIF sur le temps de travail, plan de formation, pŽriode de professionnalisation et  toute autre disposition dĠabondement prise par accord dĠentreprise.

 

Dans le cas dĠactions de formation du plan de formation de lĠentreprise ayant pour objet le dŽveloppement des compŽtences (au sens de lĠarticle L. 6321-6 du code du travail) et si le salariŽ engage son DIF prioritaire hors temps de travail, lĠentreprise dŽfinit par Žcrit avec le salariŽ, avant son dŽpart en formation, la nature des engagements auxquels elle souscrit ds lors que lĠintŽressŽ aura suivi avec assiduitŽ la formation et satisfait aux Žvaluations prŽvues.

Ces engagements portent sur les conditions dans lesquelles le salariŽ accde en prioritŽ dans un dŽlai dĠun an ˆ lĠissue de la formation aux fonctions disponibles correspondant aux connaissances ainsi acquises et sur lĠattribution de la classification correspondant ˆ lĠemploi occupŽ. Ces engagements portent Žgalement sur les modalitŽs de prise en compte des efforts accomplis par le salariŽ (article L. 6321-8 du code du travail).

 

Ces mmes dispositions de lĠarticle L 6321-8 sĠappliquent aux pŽriodes de professionnalisation dans lesquelles le salariŽ mobilise son DIF prioritaire hors temps de travail, ˆ lĠexception du dŽlai dĠun an, prŽvu ˆ lĠalinŽa prŽcŽdent, qui nĠest pas requis.

 

Dans tous les cas de formations effectuŽes hors temps de travail, une allocation de formation est versŽe dĠun montant Žgal ˆ 50 % de la rŽmunŽration nette de rŽfŽrence du salariŽ concernŽ selon les modalitŽs dŽfinies aux articles D 6321-6 et suivants du code du travail.

 

Le montant de lĠallocation de formation versŽe au salariŽ ainsi que les frais annexes ou dŽfraiements aux droits ouverts sont imputables sur le plan de formation de lĠentreprise ou sur le plan de formation de branche mutualisŽ selon les dispositions du titre III du prŽsent accord.

 

2-7-6  Mise en Ïuvre du DIF

 

LĠexercice du droit individuel ˆ la formation relve de lĠinitiative du salariŽ mais lĠaccord de lĠemployeur est requis pour le choix de la formation et les conditions de sa mise en Ïuvre (ˆ la diffŽrence des actions du plan de formation qui relvent de lĠinitiative de lĠentreprise et du congŽ individuel de formation – CIF- qui relve de la seule initiative du salariŽ).

 

 

 

La demande :

La demande de formation du salariŽ au titre de son DIF doit tre formulŽe par Žcrit, la date de rŽception de la demande marquant le point de dŽpart du dŽlai de rŽponse. Cette procŽdure nĠest pas contradictoire avec les accords dĠentreprise qui conviendraient que la demande doit tre formulŽe dans le cadre de lĠentretien professionnel annuel.

 

A lĠappui de la demande, un dossier doit tre constituŽ comportant :

- la nature de lĠaction de formation ou du bilan de compŽtences, 

- lĠintitulŽ de la formation et le schŽma de son dŽroulement,

- lĠidentitŽ de lĠorganisme de formation qui la dispense,

- la durŽe (dates et de fin)

- le lieu de lĠaction de formation,

- son cožt,

- lĠexposŽ bref des motifs qui conduisent ˆ la demande.

 

La demande doit tre faite au minimum 3 mois avant la date du dŽbut de formation pour tre recevable sauf acceptation de lĠemployeur de rŽduire ce dŽlai.

Le salariŽ ne peut dŽposer plus dĠune demande de formation au titre de son DIF par annŽe civile. Toutefois, suite ˆ un refus, le salariŽ peut reformuler une seule autre demande dans le mme exercice.

 

Le traitement de la demande :

LĠemployeur dispose dĠun dŽlai de rŽponse dĠun mois ˆ compter de la rŽception de la demande. LĠabsence de rŽponse dans ce dŽlai, vaut acceptation.

 

Si la demande est accompagnŽe dĠun dossier incomplet, au regard des documents ˆ fournir ŽnumŽrŽs ci-dessus, le dŽcompte de ce dŽlai est interrompu jusquĠˆ ce que le dossier soit complŽtŽ. Chaque employeur a la responsabilitŽ de mettre en place la mŽthode de traitement des demandes, adaptŽe ˆ son entreprise, qui lui permet de respecter le dŽlai de rŽponse.

 

Toute rŽponse positive doit tre actŽe par un accord Žcrit entre lĠemployeur et le salariŽ. Cet accord contiendra les ŽlŽments suivants :

- lĠintitulŽ de la formation, ses modalitŽs (formation en face ˆ face, tŽlŽformation, e-learningÉ),

- lĠidentitŽ de lĠorganisme qui la dispense, la durŽe de lĠaction, ses dates de dŽbut et de fin, son cožt, la rŽfŽrence ˆ une convention de formation mentionnant lĠobligation de prŽsence et sa vŽrification par Žmargement,

- les modalitŽs du dŽroulement de la formation hors temps de travail et/ou sur le temps de travail,

- les modalitŽs de financement des cožts pŽdagogiques, de la rŽmunŽration, des frais liŽs ˆ la formation.

 

Dans le cas des actions de formation hors temps de travail, lĠaccord indique le montant de lĠallocation de formation, telle que dŽfinie ˆ lĠarticle 2-7-5, les modalitŽs de son versement et la fiscalitŽ ˆ laquelle elle est soumise.

 

Toute rŽponse nŽgative de lĠemployeur doit tre formulŽe par Žcrit dans le dŽlai requis (1 mois) et tre motivŽe.

 

Lorsque durant deux exercices civils consŽcutifs, le salariŽ et lĠemployeur sont en dŽsaccord sur le choix de lĠaction de formation au titre du Droit individuel ˆ la formation, l'AFDAS en sa qualitŽ dĠOPACIF assure par prioritŽ la prise en charge financire de l'action dans le cadre d'un CongŽ individuel de formation, sous rŽserve que cette action corresponde aux prioritŽs et aux critres dŽfinis par ledit organisme.

 

Si lĠaction est retenue dans le cadre du CongŽ individuel de formation, lĠentreprise verse ˆ lĠAFDAS le montant de lĠallocation formation correspondant aux droits acquis par le salariŽ au titre du Droit individuel ˆ la formation ainsi que les frais de formation calculŽs sur la base forfaitaire dŽfinie ˆ lĠarticle 2 – 6.

 

2-7-7 – portabilitŽ du DIF

 

SĠagissant de lĠutilisation du DIF en cas de licenciement avec prŽavis, le salariŽ peut exercer son droit sĠil en fait la demande avant la fin du prŽavis. LĠutilisation du crŽdit a, dans lĠordre de prioritŽ, pour objet le suivi dĠun bilan de compŽtences, la validation des acquis de lĠexpŽrience, ou dĠune action de formation.

 

La lettre de licenciement mentionne la possibilitŽ de suivre le bilan de compŽtences ou de faire valider les acquis de son expŽrience ou de suivre une action de formation dans le cadre du DIF, avec une prise en charge de tout ou partie du cožt pŽdagogique ˆ hauteur du nombre dĠheures non utilisŽes multipliŽ par le montant forfaitaire visŽ au 2me alinŽa de lĠarticle L. 6332-14 du code du travail (actuellement 9,15 Û).

Si lĠaction est rŽalisŽe pendant le prŽavis, elle se dŽroule pendant le temps de travail avec maintien du salaire.

 

En cas de dŽmission, le salariŽ peut Žgalement exercer son DIF, avant la fin de son prŽavis, afin de suivre dans lĠordre de prioritŽ un bilan de compŽtences, une validation des acquis de son expŽrience ou une action de formation. LĠaction de formation doit obligatoirement tre engagŽe avant la fin du dŽlai congŽ.

LĠemployeur nĠest pas tenu de financer cette action.

 

A dŽfaut dĠutilisation dans les conditions dŽfinies ci-dessus et pour toutes les ruptures non consŽcutives ˆ une faute lourde ou dĠŽchŽance ˆ terme du contrat qui ouvre droit ˆ une prise en charge par le rŽgime dĠassurance ch™mage, le crŽdit est utilisable dans le cadre de la portabilitŽ prŽvue ˆ lĠarticle L.6323-18 du code du travail.

Dans ce cas, sur le certificat de travail, il est mentionnŽ le nombre dĠheures de DIF acquises et non utilisŽes, le montant permettant le financement de lĠaction (nombre dĠheures x montant forfaitaire visŽ au 2me alinŽa de lĠarticle L. 6332-14 – actuellement 9,15 Û), ainsi que les rŽfŽrences de lĠAFDAS.

 

 

2-7-8  Information des salariŽs

 

Il appartient ˆ lĠemployeur dĠinformer les salariŽs, ds leur embauche, des modalitŽs dĠutilisation de leur DIF et de son articulation avec les autres dispositifs de formation. A cet effet, il sera demandŽ ˆ lĠAFDAS lĠŽdition dĠun guide pratique.

 

Selon des moyens ˆ dŽfinir dans chaque entreprise, chaque salariŽ doit tre informŽ par Žcrit au moins une fois par an du nombre dĠheures auxquelles sĠŽlvent ses droits acquis au titre du DIF, du nombre dĠheures de formation quĠil a dŽjˆ effectuŽ au titre de son DIF. Cette information peut Žgalement tre assurŽe par un message Žlectronique personnalisŽ.

 

LĠinformation des salariŽs sous contrat ˆ durŽe dŽterminŽe doit faire lĠobjet dĠun soin particulier de la part de lĠemployeur.

 

Par ailleurs, en cas de licenciement, lĠemployeur est tenu dĠinformer le salariŽ de ses droits en matire de DIF, notamment la possibilitŽ de demander pendant le prŽavis ˆ bŽnŽficier dĠune action de bilan de compŽtences, de VAE ou de formation.

 

ConformŽment aux articles L.2323-34 et suivants du code du travail, le comitŽ dĠentreprise ou dĠŽtablissement ou, ˆ dŽfaut, les dŽlŽguŽs du personnel, les dŽlŽguŽs syndicaux ou dŽlŽguŽs mandatŽs sont consultŽs chaque annŽe pour avis sur les conditions de mise en Ïuvre du DIF.

 

 

Article 2-8 – accueil, insertion, valorisation des actions de formation dans lĠentreprise

 

 

2-8-1 – les conditions dĠaccueil et dĠinsertion dans les entreprises

 

A lĠoccasion de son embauche, le salariŽ est informŽ que, ds lors quĠil dispose de deux ans dĠanciennetŽ dans lĠentreprise, il bŽnŽficie, ˆ sa demande, dĠun bilan dĠŽtape professionnel tel que dŽfini ˆ lĠarticle L. 6315-1 du code du travail.

 

Il est informŽ que les conditions dĠapplication sont celles dŽfinies dans lĠaccord national interprofessionnel Žtendu, prŽvu dans ledit article.

 

Ds lors que ces conditions dĠapplication seront connues, elles seront transmises au salariŽ lors de son embauche.

 

2-8-2 –information des salariŽs sur la formation

 

Les partenaires sociaux rappellent le r™le essentiel que joue lĠentretien dĠŽvaluation comme vecteur dĠinformation sur la formation. A ce titre, le prŽsent accord invite les entreprises du secteur ˆ organiser annuellement ou tous les deux ans un entretien de cette nature. Cet entretien doit permettre dĠune part dĠinformer les salariŽs de leurs droits en matire de formation mais Žgalement de recueillir leurs souhaits de formation, lĠentretien devant tre formalisŽ sur support papier ou informatique. Il doit sĠinstaurer un vŽritable Žchange sur le sujet de la formation qui permet de faire le point sur les possibilitŽs et dispositifs de formation mais Žgalement dĠŽlaborer des propositions en matire dĠactions de formation professionnelle. Il est Žgalement rappelŽ que cet entretien a pour objet de faire un point sur les compŽtences du salariŽ eu Žgard ˆ lĠemploi occupŽ liŽ ˆ ses fonctions dĠencadrant de la formation professionnelle.

 

Dans les entreprises et les groupes dĠentreprises de 50 salariŽs ou plus, lĠemployeur organise pour chacun de ses salariŽs dans lĠannŽe qui suit son quarante-cinquime anniversaire un entretien professionnel au cours duquel il informe le salariŽ notamment sur ses droits en matire dĠaccs ˆ un bilan dĠŽtape professionnel, ˆ un bilan de compŽtence ou ˆ une action de professionnalisation.

 

 

2-8-3 – la reconnaissance des qualifications acquises du fait dĠactions de formation

 

2-8-3-1  reconnaissance des qualifications

 

Afin de favoriser la reconnaissance dĠune qualification certifiŽe, les partenaires sociaux signataires souhaitent mettre ˆ la disposition des salariŽs tous les moyens nŽcessaires afin de valoriser les actions de formation dont ils ont bŽnŽficiŽ.

 

Ainsi, les salariŽs qui ont suivi une action de formation reoivent ˆ son issue une attestation dŽlivrŽe par le centre de formation ou par lĠemployeur si lĠaction se dŽroule au sein de lĠentreprise, mentionnant les objectifs, la nature et la durŽe de lĠaction, ainsi que les rŽsultats de lĠŽvaluation des acquis de la formation.

 

Aprs la formation, ˆ la demande de lĠune ou de lĠautre des parties, un entretien a lieu entre lĠemployeur et le salariŽ afin dĠŽvaluer les rŽsultats et les acquis consŽcutifs ˆ la participation au stage et ˆ son suivi.

 

Dans le but de favoriser la promotion individuelle, en cas de vacance ou de crŽation de poste, lĠentreprise accorde une prioritŽ de candidature au salariŽ ayant bŽnŽficiŽ dĠune formation correspondante. Les candidats retenus sont soumis ˆ une pŽriode probatoire destinŽe ˆ sĠassurer de leurs aptitudes dans le nouveau poste.

 

Les salariŽs, sĠils le souhaitent, peuvent inscrire leurs dipl™mes et certifications dans le cadre du dispositif de lĠEUROPASS ou du passeport orientation formation mis ˆ leur disposition sur le site de lĠAFDAS.

 

2-8-3-2  la validation des acquis de lĠexpŽrience

 

Les salariŽs de la branche Ç spectacle vivant È sont invitŽs ˆ faire valider les acquis de leur expŽrience professionnelle en vue de lĠacquisition dĠun titre ou dĠun dipl™me enregistrŽs dans le RŽpertoire national des certifications professionnelles, ou dĠun Certificat de qualification professionnelle.

 

A ce titre, il est rappelŽ quĠil existe diffŽrentes cellules dĠinformation au niveau rŽgional et local. Par ailleurs, une information gŽnŽrale sur la formation professionnelle et une information spŽcifique sur la validation des acquis sera mise ˆ disposition des entreprises de la branche.

 

2-8-4 – participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE

 

LorsquĠun salariŽ est dŽsignŽ pour participer ˆ un jury dĠexamen ou de VAE, il demande, par Žcrit ˆ son employeur, au moins 15 jours calendaires avant le dŽbut de la session dĠexamen ou de validation, lĠautorisation de sĠabsenter en joignant une copie de la convocation quĠil a reue.

Sous rŽserve que cette absence ne puisse pas avoir des consŽquences prŽjudiciables ˆ la production ou ˆ la marche de lĠentreprise et aprs avis conforme du comitŽ dĠentreprise ou ˆ dŽfaut des dŽlŽguŽes du personnel, lĠemployeur accorde cette autorisation dĠabsence.

LĠemployeur maintient le salaire pendant cette absence et prend en charge, sur prŽsentation des justificatifs et si la situation lĠimpose du fait de lĠ Žloignement gŽographique dans les conditions dŽfinies par accord, les frais de transport, dĠhŽbergement et de restauration dans la limite de lĠindemnitŽ de grand dŽplacement (repas, hŽbergement) telle que dŽfinie par lĠURSSAF ou, le cas ŽchŽant, par la convention collective. De plus, dans ces conditions de grand dŽplacement, les frais de transport sont remboursŽs sur la base 2de classe du moyen de transport collectif le plus accessible. Ë dŽfaut de la possibilitŽ de pouvoir recourir ˆ un transport collectif, et seulement dans ce cas, le remboursement des frais de transport se fait sur la base de lĠindemnitŽ kilomŽtrique.

 


 

Titre III – Les contributions des entreprises

 

Article 3-1- lĠassiette des contributions

 

LĠassiette des contributions est lĠensemble des rŽmunŽrations entrant dans lĠassiette des cotisations de sŽcuritŽ sociale prŽvues aux articles L. 242-1 et suivants du code de la sŽcuritŽ sociale. Toutefois, lorsque les cotisations de sŽcuritŽ sociale sont calculŽes de faon forfaitaire, les contributions sont assises sur les rŽmunŽrations brutes aprs dŽductions forfaitaires pour frais professionnels.

 

Article 3-2 – assiette du financement du FPSPP

 

LĠassiette du financement du FPSPP est composŽe :

-          des contributions lŽgales et rŽglementaires dues par les entreprises de moins de 10 salariŽs,

-          des contributions lŽgales et rŽglementaires dues au titre du CongŽ Individuel de Formation,

-          des contributions lŽgales et rŽglementaires dues au titre de la professionnalisation,

-          de lĠobligation de financement des entreprises au titre du plan de formation en application de lĠarticle L.6331-9 du code du travail.

 

Article 3-3 – taux de la contribution destinŽe au financement du FPSPP

 

Le taux de cette contribution est celui dŽfini chaque annŽe par lĠarrtŽ ministŽriel pris en application de lĠarticle L6332-19 du code du travail (entre 5 et 13%).

 

Il est appliquŽ directement sur :

-      les contributions lŽgales et rŽglementaires dues au titre du CIF,

-      les contributions lŽgales et rŽglementaires dues par les entreprises de moins de 10 salariŽs.

 

Pour les entreprises dont lĠeffectif est Žgal ou supŽrieur ˆ 10 salariŽs, la contribution totale ˆ verser au FPSPP au titre de la professionnalisation dĠune part, et du plan de formation dĠautre part, est rŽpartie en appliquant un taux sur chaque dispositif de telle sorte que la somme prŽlevŽe au titre de la professionnalisation soit Žgale ˆ celle prŽlevŽe au titre du plan de formation.

 

Cependant, pour les entreprises dont lĠeffectif est Žgal ou supŽrieur ˆ 10 salariŽs et qui bŽnŽficient dĠexonŽrations lŽgales au titre de la professionnalisation, la contribution totale ˆ verser au FPSPP au titre de la professionnalisation dĠune part, et du plan de formation dĠautre part, est rŽpartie en appliquant un taux sur chaque dispositif de telle sorte que le taux de prŽlvement sur le plan de formation soit Žgal au taux de prŽlvement applicable aux entreprises dont lĠeffectif est Žgal ou supŽrieur ˆ 10 salariŽs et qui ne bŽnŽficient pas de ce type dĠexonŽration. Le solde du financement du FPSPP est pris sur la professionnalisation.

 

La rŽpartition de la contribution du FPSPP au titre du plan de formation entre le plan de formation de branche et le plan de formation de lĠentreprise est faite au prorata du poids respectif de ces deux plans de formation.

 

 

Article 3-4 – obligation de versement ˆ lĠAFDAS

 

Les entreprises versent obligatoirement, ˆ lĠAFDAS les contributions obligatoirement mutualisŽes dont la part, destinŽe au FPSPP, calculŽe sur les contributions dues en application des articles L6331-2 ou L6331-9 ou L.6331-14 et suivants ou L6322-37 du code du travail au plus tard le 1er mars de lĠannŽe suivant lĠannŽe de versement des salaires.


 

Article 3-5 – taux de contributions et rŽpartition des contributions

 

3-5-1 – entreprises occupant 20 salariŽs ou plus, hors intermittents du spectacle

 

Les entreprises occupant 20 salariŽs ou plus, hors intermittents du spectacle, doivent consacrer au financement de la formation une participation minimale de 1,60 % du montant des salaires versŽs aux salariŽs sous CDI et aux salariŽs sous CDD, hors intermittents du spectacle, tels que dŽfinis ci-dessus (article 3-1 assiette des contributions), rŽpartis en :

 

- 0,20% au titre :

- des CongŽs individuels de formation,

- des Validations des acquis de lĠexpŽrience,

- des CongŽs bilans de compŽtences,

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quelle que soit leur branche professionnelle et leur effectif.

Sur cette contribution, le montant dž au FPSPP est prŽlevŽ au taux dŽfini par lĠarrtŽ ministŽriel pris en application de lĠarticle L.6332-19 du code du travail (entre 5 et 13 %).

LĠAFDAS le reverse au FPSPP.

 

- 0,50% au titre de la professionnalisation destinŽ ˆ financer :

-          des actions de formation liŽes aux Contrats et PŽriodes de professionnalisation dans la limite du forfait mentionnŽ ˆ lĠarticle 2-6 du prŽsent accord,

-          des actions de prŽparation et dĠexercice de la fonction tutorale,

-          des frais de formations des actions mise en Ïuvre dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation pour les publics et  actions jugŽes prioritaires,

-          des actions menŽes dans le cadre de la portabilitŽ du DIF, en application de lĠarticle L. 6323-18 du code du travail,

-          la partie du financement du  FPSPP, en application de lĠarticle L.6332-19 du code du travail, la somme due Žtant calculŽe sur lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-2, au titre de la professionnalisation des entreprises de 20  salariŽs et plus - hors intermittents du spectacle – ne bŽnŽficiant pas dĠexonŽration en appliquant le taux dŽfini ˆ lĠarticle 3-3 du prŽsent accord.

Ce versement sera reversŽ par lĠAFDAS au FPSPP.

-   ainsi que pour le seul exercice 2011, des frais de fonctionnement de lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications de la profession, dans les conditions fixŽes par lĠaccord concernŽ.

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quels que soient leur branche professionnelle et leur effectif.

 

- 0,90% au titre du plan de formation, rŽpartis en :

              

á            0,30 % mutualisŽs au sein de lĠAFDAS au titre du plan de formation de la branche Ç spectacle vivant È

 

Cette contribution est obligatoirement versŽe ˆ lĠAFDAS et mutualisŽe au sein de la branche Ç spectacle vivant È dans le respect de lĠarticle L.6332-3-1 du code du travail.

 

Elle  est destinŽe ˆ financer :

-          des actions de formation reconnues prioritaires ˆ ce titre par le Conseil de gestion de la branche, dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 1-3-3 du prŽsent accord,

-          des allocations de formation ou remboursement de salaires, et des Droits individuels ˆ la formation lorsquĠils relvent des prioritŽs de la branche,

-          de toute autre action jugŽe prioritaire par le Conseil de gestion de la branche, dont le financement nĠaurait pu tre assurŽ dans le cadre de contribution rŽservŽe ˆ la professionnalisation,

-          la partie du financement du FPSPP calculŽe sur cette contribution dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord.

 

á            0,60 % au titre du plan de formation de lĠentreprise 

 

Cette contribution est destinŽe ˆ financer :

 

-               la partie du financement du FPSPP calculŽe sur cette contribution dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord ; cette somme est obligatoirement versŽe ˆ lĠAFDAS qui la reverse au FPSPP.

 

-                      le plan de formation de lĠentreprise pour le solde, et au titre :

o          des actions de formation mises en oeuvre dans le cadre du Plan de formation de lĠentreprise, et de toute autre action menŽe dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation, du Bilan de compŽtences et de la Validation des acquis de lĠexpŽrience,

o          des allocations de formations pour des formations mises en Ïuvre hors temps de travail qui ne sont pas retenues comme prioritaires par le prŽsent accord ou par un accord de branche,

o          la part du salaire relatif ˆ lĠexercice de la fonction tutorale pour lĠaccueil de jeunes de moins de 26 ans, salariŽs dans lĠentreprise depuis moins de 6 mois,

o          les formations suivies par des salariŽs pour leur permettre dĠexercer une activitŽ bŽnŽvole ˆ lĠextŽrieure de lĠentreprise,

o          la participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 2-8-4 du prŽsent accord,

o          des dŽpassements des cožts liŽs aux contrats et pŽriodes de professionnalisation pour la part excŽdant le forfait dŽfini ˆ lĠarticle 2-6 du prŽsent accord,

o          pour le seul exercice 2011, des cožts de diagnostics de TPE/PME selon les modalitŽs fixŽes par le Conseil de gestion du spectacle vivant,

o          de toutes les dŽpenses imputables au titre de la formation professionnelle continue (dŽfraiements, salaires et charges, cožts pŽdagogiques É).

Les sommes correspondantes ne sont pas obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS sauf la part nŽcessaire au financement du FPSPP.

Toutefois, lorsque, ˆ la date lŽgale de versement des contributions, lĠentreprise nĠa pas dŽpensŽ au bŽnŽfice de ses salariŽs la totalitŽ des contributions concernŽes, elle est tenue de verser ˆ lĠAFDAS les sommes non utilisŽes.

 

3-5-2 - entreprises occupant de 10 salariŽs ˆ moins de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle

 

3-5-2-1 principe

 

ConformŽment ˆ lĠarticle L.6331-14 du code du travail, les entreprises occupant de 10 ˆ moins de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle, sont exonŽrŽes de certains versements lŽgaux ou conventionnels au titre des contributions pour le financement du CongŽ individuel de formation dĠune part et de la professionnalisation dĠautre part.

 

La branche Ç spectacle vivant È dŽcide de compenser ces exonŽrations de telle sorte que les entreprises occupant de 10 ˆ moins de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle, contribuent au mme taux que les entreprises de moins de 10 salariŽs.

 

Les entreprises occupant de 10 ˆ moins de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle, doivent consacrer au financement de la formation, aprs les exonŽrations mentionnŽes ˆ lĠarticle L.6331-14, une participation minimale de 1,30 % du montant des salaires versŽs aux salariŽs sous CDI et aux salariŽs sous CDD, hors intermittents du spectacle, tels que dŽfinis ˆ lĠarticle 3-1 du prŽsent accord.

 

3-5-2-2 congŽ individuel de formation (CIF)

 

Les entreprises versent obligatoirement ˆ lĠAFDAS les contributions au titre du congŽ individuel de formation avant le 1er mars de lĠannŽe suivant celle au titre de laquelle est due cette contribution.

Ce versement correspond ˆ 0,40 %, ramenŽ ˆ 0,20 %, aprs diminution de 0,20 % de lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-1 du prŽsent accord, au titre des CongŽs individuels de formation (CIF), des Validations des acquis de lĠexpŽrience (VAE) et des CongŽs bilans de compŽtences (CBC).

 

De nature conventionnelle, cette contribution nĠest pas soumise au  financement du  FPSPP.

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quels que soient leur branche professionnelle et leur effectif.

 


 

3-5-2-3  professionnalisation

 

ConformŽment aux dispositions lŽgales et rŽglementaires, les entreprises de 10 salariŽs et plus, hors intermittents du spectacle, versent obligatoirement ˆ lĠAFDAS les contributions au titre de la professionnalisation.

 

Les entreprises occupant de 10 ˆ moins de 20 salariŽs effectuent avant le 1er mars de lĠannŽe suivant celle au titre de laquelle est due cette contribution un versement correspondant au minimum ˆ 0,55 %, ramenŽ ˆ 0,20 % aprs diminution de 0,35 % de lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-1 du prŽsent accord, pour assurer le financement, dans le respect des prioritŽs Žventuelles dŽfinies par la branche professionnelle :

-          des actions de formation liŽes aux Contrats et PŽriodes de professionnalisation dans la limite du forfait mentionnŽ ˆ lĠarticle 2-6 du prŽsent accord,

-          des actions de prŽparation et dĠexercice de la fonction tutorale,

-          des frais de formations des actions mise en Ïuvre dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation pour les publics et  actions jugŽes prioritaires,

-          des actions menŽes dans le cadre de la portabilitŽ du DIF, en application de lĠarticle L. 6323-18 du code du travail,

-          du FPSPP, en application de lĠarticle L.6332-19 du code du travail, la somme due Žtant calculŽe sur lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-2, au titre de la professionnalisation des entreprises de 10  salariŽs ˆ moins de 20 salariŽs - hors intermittents du spectacle - en appliquant le taux dŽfini ˆ lĠarticle 3-3 du prŽsent accord

Ce versement sera reversŽ par lĠAFDAS au FPSPP.

-      ainsi que pour le seul exercice 2011, des frais de fonctionnement de lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications de la profession, dans les conditions fixŽes par lĠaccord concernŽ.

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quels que soient leur branche professionnelle et leur effectif.

 

 

3-5-2-4  plan de formation

 

ConformŽment aux dispositions lŽgales et rŽglementaires, les entreprises de 10 salariŽs et plus – hors intermittents du spectacle – doivent consacrer une contribution au moins Žgale ˆ  0,90 % du montant des salaires versŽs aux salariŽs sous CDI et CDD, hors intermittents du spectacle, au titre du plan de formation.

 

Cette contribution est rŽpartie en :

              

-          0,30 % mutualisŽs au sein de lĠAFDAS au titre du plan de formation de la branche spectacle vivant

 

Cette contribution est obligatoirement versŽe ˆ lĠAFDAS et mutualisŽe au sein de la branche Ç spectacle vivant È dans le respect de lĠarticle L.6332-3-1 du code du travail.

 

Elle  est destinŽe ˆ financer :

-          des actions de formation reconnues prioritaires ˆ ce titre par le Conseil de gestion de la branche dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 1-3-3 du prŽsent accord,

-          des allocations de formation ou remboursement de salaires, et des Droits individuels ˆ la formation lorsquĠils relvent des prioritŽs de la branche,

-          de toute autre action jugŽe prioritaire par le Conseil de gestion de la section professionnelle Ç spectacle vivant È dont le financement nĠaurait pu tre assurŽ dans le cadre de la contribution rŽservŽe ˆ la professionnalisation,

-          la partie du financement du FPSPP calculŽe sur cette contribution dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord. 

 

-          0,60 % au titre du plan de formation de lĠentreprise

 

Cette contribution est destinŽe ˆ financer :

 

-          la partie du financement du FPSPP calculŽe sur cette contribution dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord ; cette somme est obligatoirement versŽe ˆ lĠAFDAS qui la reverse au FPSPP,

 

-          le  plan de formation de lĠentreprise pour le solde, et au titre :

 

o    des actions mises en oeuvre dans le cadre du Plan de formation de lĠentreprise, et de toute autre action menŽe dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation, du Bilan de compŽtences et de la Validation des acquis de lĠexpŽrience,

o    des allocations de formations pour des formations mises en Ïuvre hors temps de travail qui ne sont pas retenues comme prioritaires par le prŽsent accord ou par un accord de branche,

 

o    de la part du salaire relatif ˆ lĠexercice de la fonction tutorale pour lĠaccueil de jeunes de moins de 26 ans, salariŽs dans lĠentreprise depuis moins de 6 mois,

o    des formations suivies par des salariŽs pour leur permettre dĠexercer une activitŽ bŽnŽvole ˆ lĠextŽrieure de lĠentreprise,

o    de la  participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 2-8-3 du prŽsent accord,

o    des dŽpassements des cožts liŽs aux contrats et pŽriodes de professionnalisation pour la part excŽdant le forfait dŽfini ˆ lĠarticle 2-6 du prŽsent accord,

o          pour le seul exercice 2011, des cožts de diagnostics de TPE/PME selon les modalitŽs fixŽes par le Conseil de gestion du spectacle vivant,

 

o    de toutes les dŽpenses imputables au titre de la formation professionnelle continue (dŽfraiements, salaires et charges, cožts pŽdagogiques).

Les sommes correspondantes ne sont pas obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS sauf la part nŽcessaire au financement du FPSPP.

Toutefois, lorsque, ˆ la date lŽgale de versement des contributions, lĠentreprise nĠa pas dŽpensŽ au bŽnŽfice de ses salariŽs la totalitŽ des contributions concernŽes, elle est tenue de verser ˆ lĠAFDAS les sommes non utilisŽes.

 

 

3-5-3 - entreprises occupant moins de 10 salariŽs, hors intermittents du spectacle

 

Les entreprises occupant moins de 10 salariŽs – hors intermittents du spectacle – versent obligatoirement ˆ lĠAFDAS une contribution au moins Žgale ˆ 1,30 % de lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 2-1 du prŽsent accord aux salariŽs occupŽs sous CDI ou CDD, hors intermittents du spectacle, avant le 1er mars de lĠannŽe suivant celle au titre de laquelle est due cette contribution.

 

Ce versement est rŽparti en :

 

- 0,20% au titre :

- des CongŽs individuels de formation,

- des Validations des acquis de lĠexpŽrience,

- des CongŽs bilans de compŽtences,

De nature conventionnelle, cette contribution nĠest pas soumise au financement du FPSPP.

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quels que soient leur branche professionnelle et leur effectif.

 

- 0,20 % au titre de la professionnalisation destinŽ ˆ financer :

-          les actions de formation liŽes aux Contrats et PŽriodes de professionnalisation dans la limite du forfait mentionnŽ ˆ lĠarticle 2-6 du prŽsent accord,

-          les actions de prŽparation et dĠexercice de la fonction tutorale,

-          les frais de formations des actions mise en Ïuvre dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation pour les publics et  actions jugŽes prioritaires,

-          les actions menŽes dans le cadre de la portabilitŽ du DIF, en application de lĠarticle L. 6323-18 du code du travail,

-          la partie du financement du  FPSPP, en application de lĠarticle L.6332-19 du code du travail, la somme due Žtant calculŽe sur lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-2, au titre de la professionnalisation des entreprises de 10  salariŽs ˆ moins de 20 salariŽs - hors intermittents du spectacle - en appliquant le taux dŽfini ˆ lĠarticle 3-3 du prŽsent accord

Ce versement sera reversŽ par lĠAFDAS au FPSPP.

-      ainsi que pour le seul exercice 2011, des frais de fonctionnement de lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications de la profession, dans les conditions fixŽes par lĠaccord concernŽ.

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quels que soient leur branche professionnelle et leur effectif.

 

 

- 0,30 % au titre du plan de formation de la branche spectacle vivant

 

Cette contribution est obligatoirement versŽe ˆ lĠAFDAS et mutualisŽe au sein de la branche Ç spectacle vivant È dans le respect de lĠarticle L 6332-3 du code du travail.

 

Cette contribution est destinŽe ˆ financer :

-          les actions de formation reconnues prioritaires ˆ ce titre par le Conseil de gestion de la branche, dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 1-3-3 du prŽsent accord,

-          les allocations de formation ou remboursement de salaires, et des Droits individuels ˆ la formation lorsquĠils relvent des prioritŽs de la branche,

-          toute autre action jugŽe prioritaire par le Conseil de gestion de la section professionnelle Ç spectacle vivant È dont le financement nĠaurait pu tre assurŽ dans le cadre de la contribution rŽservŽe ˆ la professionnalisation,

 

De nature conventionnelle, cette contribution nĠest pas soumise ˆ financement du FPSPP.

 

- 0,60 au titre  du plan de formation dĠentreprise destinŽ ˆ financer :

 

o    les actions de formation mises en oeuvre dans le cadre du Plan de formation de lĠentreprise,

o    des actions de formation mises en Ïuvre  dans le cadre du Droit individuel ˆ la formation lorsque les formations ne relvent pas dĠactions retenues comme prioritaires par la branche,

o    les allocations de formations pour des formations mises en Ïuvre hors temps de travail qui ne sont pas retenues comme prioritaires par le prŽsent accord ou par un accord de branche,

o    la part du salaire relatif ˆ lĠexercice de la fonction tutorale pour lĠaccueil de jeunes de moins de 26 ans, salariŽs dans lĠentreprise depuis moins de 6 mois,

o    la participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle 2-8-3 du prŽsent accord,

o          pour le seul exercice 2011, des cožts de diagnostics de TPE/PME selon les modalitŽs fixŽes par le Conseil de gestion du spectacle vivant,

 

o    toutes les dŽpenses imputables au titre de la formation professionnelle continue (dŽfraiements, salaires et charges, cožts pŽdagogiques É).

o    la partie du financement du FPSPP, en application de lĠarticle L. 6332-19 du code du travail, la somme due Žtant calculŽe sur lĠassiette dŽfinie ˆ lĠarticle 3-2 du prŽsent accord et en appliquant le taux dŽfini ˆ lĠarticle 3-3 du prŽsent accord.

 Ce versement sera reversŽ par lĠAFDAS au FPSPP.

 

Ces sommes sont obligatoirement versŽes ˆ lĠAFDAS et gŽrŽes paritairement au sein dĠun compte unique crŽŽ pour lĠensemble des entreprises, quelle que soit leur branche professionnelle dans le respect de lĠarticle L 6332-3 du code du travail.

 

 

3-5-4 – contributions quel que soit lĠeffectif

 

Les entreprises, quel que soit leur effectif, doivent, en complŽment des contributions prŽvues ci-dessus, sĠacquitter des contributions au titre :

-          du CIF CDD : 1% du montant des salaires versŽs tels que dŽfinis, ˆ lĠarticle 3-1 du prŽsent accord aux salariŽs sous contrat ˆ durŽe dŽterminŽe. Sur cette contribution, le montant dž au FPSPP est prŽlevŽ au taux dŽfini par lĠarrtŽ ministŽriel pris en application de lĠarticle L. 6332-19 du code du travail (entre 5 et 13 %).

-          des droits ˆ formation des salariŽs intermittents du spectacle selon lĠassiette et le taux arrtŽs dans lĠaccord en vigueur spŽcifique ˆ cette catŽgorie de salariŽs.

 

 

3-5-5  -  entreprises ayant franchi le seuil de 10 salariŽs hors intermittents du spectacle

 

Toutes les entreprises ayant franchi le seuil de 10 salariŽs, hors intermittents du spectacle, qui relvent de cet accord versent ˆ lĠAFDAS les contributions dues au titre des entreprises de 10 salariŽs ˆ moins de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle, ds lors quĠelles atteignent le seuil de 10 salariŽs, et ce, ds la 1re annŽe dĠatteinte de cet effectif. Aucun systme dĠexonŽration dž au passage du seuil nĠest applicable.

 

Le financement du FPSPP est calculŽ compte tenu des taux lŽgaux applicables aux entreprises ayant franchi le seuil de 10 salariŽs, dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord.

 

 

3-5-6 - entreprises ayant franchi le seuil de 20 salariŽs hors intermittents du spectacle

 

Toutes les entreprises ayant franchi le seuil de 20 salariŽs, hors intermittents du spectacle, qui relvent de cet accord versent ˆ lĠAFDAS les contributions dues au titre des entreprises de 20 salariŽs et plus hors intermittents du spectacle, ds lors quĠelles atteignent le seuil de 20 salariŽs, et ce, ds la 1re annŽe dĠatteinte de cet effectif. Aucun systme dĠexonŽration dž au passage du seuil nĠest applicable.

 

Le financement du FPSPP est calculŽ compte tenu des taux lŽgaux applicables aux entreprises ayant franchi le seuil de 20 salariŽs, dans les conditions dŽfinies aux articles 3-2 et 3-3 du prŽsent accord.

 

3-5-7 Financement des frais relatifs aux missions listŽes ˆ lĠarticle R 6332-36 II du code du travail

A compter du 1er janvier 2012, le financement des frais relatifs aux missions suivantes :

1Ħ Les frais d'accompagnement des entreprises dans l'analyse et la dŽfinition de leurs besoins en matire de formation visŽs au 2Ħ de l'article L. 6332-1-1 ;

2Ħ Les frais d'information-conseil, de pilotage de projet et de service de proximitŽ aux entreprises notamment des trs petites entreprises et des petites et moyennes entreprises ;

3Ħ Les dŽpenses rŽalisŽes pour le fonctionnement d'observatoires prospectifs des mŽtiers et des qualifications destinŽes ˆ mesurer l'Žvolution quantitative et qualitative des emplois et des qualifications, dans la limite d'un plafond fixŽ par arrtŽ du ministre chargŽ de la formation professionnelle ;

4Ħ Le financement d'Žtudes ou de recherches intŽressant la formation et notamment les frais relatifs ˆ l'ingŽnierie de certification visŽe au cinquime alinŽa de l'article L. 6332-1-1, dans la limite d'un plafond fixŽ par arrtŽ du ministre en charge de la formation professionnelle ;

5Ħ Les cožts des diagnostics des entreprises mentionnŽes au cinquime alinŽa ˆ l'article L. 6332-1-1, dans la limite d'un plafond fixŽ par arrtŽ du ministre chargŽ de la formation professionnelle, Žtant prŽcisŽ quĠils sont pris en charge dans les conditions fixŽes ˆ lĠarticle R 6332-36 II 5Ħ du code du travail, et selon les modalitŽs dŽfinies par le conseil de gestion de lĠAfdas du spectacle vivant, ces modalitŽs concernent notamment le plafonnement de cette prise en charge,

est rŽparti au prorata des contributions collectŽes au titre de la professionnalisation et du plan de formation dans le respect des plafonds dŽfinis par arrtŽ et en conformitŽ avec la convention dĠobjectifs et de moyens prŽvue ˆ lĠarticle L 6332-1-1.


 

 

 

Titre 4 – DurŽe et nŽgociation

 

Article 4-1 – articulation avec les accords antŽrieurs

 

Le prŽsent accord se substitue ˆ lĠaccord du 5 fŽvrier 2005 relatif ˆ la formation professionnelle continue dans les entreprises du spectacle vivant ainsi que leurs avenants relatifs ˆ la formation professionnelle et tout particulirement  lĠavenant nĦ1 du 30 juin 2008 et les 2 avenants du 4 dŽcembre 2009, ainsi quĠˆ lĠaccord du 30 juin 2008 relatif aux modalitŽs dĠaccs ˆ la formation pour les salariŽs occupŽs sous CDD (hors intermittents du spectacle) dans le spectacle vivant.

Les accords relatifs ˆ la crŽation et ˆ la reconnaissance de certificats de qualification professionnelle demeurent en vigueur ainsi que celui du 10 octobre 2005 sur lĠObservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications,  et celui du 22 juin 1993 constitutif de la CPNEF/SV.

 

Article 4-2 – entrŽe en vigueur et durŽe

 

Le prŽsent accord prend effet au 1er janvier 2012, c'est ˆ dire sur les contributions dues avant le 1er mars 2012 et calculŽes sur les salaires versŽs en 2011, pour une durŽe de trois ans.

 

Article 4-3 – Bilan

 

Un bilan annuel de cet accord est Žtabli par la CPNEF-SV en mme temps que les listes dĠactions sont dŽfinies.

 

Les partenaires sociaux sĠengagent ˆ nŽgocier tous les 3 ans sur les sujets dŽfinis ˆ lĠarticle L.2241-6 du code du travail.

 

 

Article 4-4 – litiges et contr™les

 

Les difficultŽs dĠapplication du prŽsent accord seront soumises aux partenaires sociaux signataires du prŽsent contrat dans un dŽlai dĠun mois ˆ compter de la rŽception de la notification Žcrite du dŽsaccord par une ou plusieurs organisations professionnelles.

 

 

Article 4-5 – dŽp™t et demande dĠextension

 

Le prŽsent accord est dŽposŽ auprs des services de la Direction des Relations du Travail.

ConformŽment ˆ lĠarticle L. 2261-24 du Code du travail, le prŽsent accord fait lĠobjet dĠune demande dĠextension.

 


 

Titre 5 – Accords conventionnels et dĠentreprises

 

Article 5-1 – accords conventionnels

 

Pendant la durŽe de lĠaccord, les organisations signataires conviennent de nŽgocier des accords conventionnels sectoriels prŽcisant les modalitŽs de mise en Ïuvre des diffŽrents dispositifs mentionnŽs au Titre II.

 

Article 5-2 – accords dĠentreprises

 

Les accords dĠentreprises ne peuvent dŽroger aux dispositions du prŽsent accord-cadre que de manire plus favorable pour les salariŽs.

 

Fait ˆ Paris, le 11 mai 2011, en vingt-huit exemplaires

 

Pour la CPDO

Pour le PRODISS

Pour le PROFEDIM

Pour le SCC

Pour le SMA

Pour le SNES

Pour le CSCAD

Pour le SNDTP

Pour le SNSP

Pour le SYNDEAC

Pour le SYNOLYR

Pour le SYNPASE

 

Pour la F.N.S.A.C.-CGT

Pour le SFA-CGT

Pour le SNAM-CGT

Pour le SYNPTAC-CGT

Pour la F3C- CFDT

Pour le SNAPAC – CFDT

Pour la F.A.S.A.P.-FO

Pour le SNM-FO