ACCORD SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 

28 JUIN 2011

 

 

CONCLU DANS LE CADRE DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DU 15 DECEMBRE 1987

DES BUREAUX D'ETUDES TECHNIQUES, DES CABINETS D'INGENIEURS CONSEILS ET DES SOCIETES DE CONSEILS


 

Sommaire

 

PrŽambule : Enjeux et prioritŽs de la formation professionnelle.. 5

 

Dispositions gŽnŽrales.. 7

 

Titre 1 : Orientation et actions prŽalables ˆ la formation tout au long de la vie.. 10

 

Section 1 : Le passeport orientation et formation.. 10

 

Section 2 : Les entretiens.. 10

 

Article 1 : LĠentretien professionnel 10

 

Article 2 : Le bilan dĠŽtape professionnel 11

 

Article 3 : LĠentretien avec les salariŽs de 45 ans. 11

 

Section 3 : Le bilan de compŽtences.. 12

 

 

Titre 2 : Actions concourant ˆ la sŽcurisation des parcours professionnels.. 13

 

Section 1 : la professionnalisation.. 13

 

Article 1 : les contrats de professionnalisation.. 13

1.1      Objectifs et publics visŽs. 13

1.2      Classification et rŽmunŽration des titulaires des contrats de professionnalisation  14

1.3     DŽroulement du contrat de professionnalisation. 14

1.4     Information et consultation des institutions reprŽsentatives du personnel sur les         contrats de professionnalisation  15

1.5     Suivi des titulaires des contrats de professionnalisation ˆ lĠissue du contrat  15

1.6     Critres dĠŽligibilitŽ et prise en charge financire par le FAFIEC 15

1.7     Tutorat des contrats de professionnalisation. 16

 

Article 2 : les pŽriodes de professionnalisation.. 17

2.1     DŽfinition et objectif 17

2.2     Principes de mise en Ïuvre. 17

2.3      Publics concernŽs. 17

2.4     Soutien du FAFIEC : 18

 

Section 2 : la validation des acquis de lĠexpŽrience (VAE). 19

 

Section 3 : le congŽ individuel de formation  20

 

Section 4 : POE.. 20

 

 

Titre 3 : Plan de formation de lĠentreprise.. 21

 

Section 1 : Les actions conduites dans le cadre du plan de formation.. 21

 

Article 1 : Programme pluriannuel de formation.. 21

 

Article 2 : Le plan annuel de formation.. 21

2.1      Consultation des Institutions ReprŽsentatives du Personnel : 21

2.2      Composition du plan de formation par nature dĠactions de formation. 21

2.3      Actions de formation et temps de travail 23

 

Section 2 : Orientations privilŽgiŽe.. 24

 

Article 1 : les salariŽs des TPE et PME.. 24

1.1     Situation gŽnŽrale des salariŽs des PME / TPE.. 24

1.2     Entreprises de moins de 10 salariŽs. 25

1.3.    ModalitŽs mutualisŽes pour les TPE et PME.. 25

 

Article 2 : les enquteurs vacataires et personnels liŽs ˆ lĠenqute et les titulaires de contrat dĠintervention a durŽe dŽterminŽe   25

 

Article 3 : ŽgalitŽ HOMMES - FEMMES.. 25

 

Article 4 : salariŽs porteurs de handicap.. 26

 

 

Titre 4 : Droit Individuel ˆ la Formation.. 27

 

Section 1 : DŽfinition.. 27

 

Section 2 : SalariŽs concernŽs.. 27

 

Section 3 : Calcul du DIF.. 27

 

Section 4 : Utilisation du DIF.. 27

 

Section 5 : ModalitŽs de prise en charge du DIF par le FAFIEC.. 28

 

Section 6 : Choix des actions.. 29

 

Section 7 : Demande et dŽlai de rŽponse.. 30

 

Section 8 : DŽcompte de lĠutilisation du DIF.. 30

 

Section 9 : DIF et rupture du contrat de travail  30

 

Article 1 : Avant la sortie des effectifs. 30

1.1 En cas de licenciement 30

1.2 En cas de dŽmission. 30

1.3 En cas de dŽpart ou mise ˆ la retraite. 30

1.4 Mentions sur le certificat de travail 31

 

Article 2 : Aprs la sortie des effectifs. 31

 

Section 10 : DŽsaccord entre le- la salariŽ-e et son employeur ˆ propos du DIF.. 31

 

 

Titre 5 : CQP et CQPI 32

 

 

Titre 6 : Dispositifs relatifs ˆ lĠaccueil, au tutorat et aux missions dĠenseignements.. 32

 

Section 1 : dispositions relatives ˆ lĠaccueil, au tutorat et aux missions dĠenseignement  32

 

Section 2 : le congŽ enseignement. 33

 

Section 3 : la participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE.. 34

 

 

Titre 7 : Convention triennale de formation.. 35

 

 

Titre 8 : Dispositions financires.. 36

 

Section 1 : les entreprises de 20 salariŽs et plus.. 36

 

Section 2 : les entreprises dont lĠeffectif est compris entre moins de vingt et dix salariŽs   36

 

Section 3 : les entreprises de moins de 10 salariŽs.. 36

 

Section 4 : les entreprises dites en franchissement de seuil 36

 

Section 5 : les versements facultatifs.. 37

 

Section 6 : rŽpartition contribution au Fonds Paritaire de SŽcurisation des Parcours Professionnels   37

 

Article 1 : Entreprise occupant moins de 10 salariŽs. 37

 

Article 2 : Entreprise occupant 10 salariŽs et plus. 37

 

Titre 9 : Clauses de rŽvision, entrŽe en vigueur et impŽrativitŽ des stipulations de lĠaccord   38

 


PrŽambule : Enjeux et prioritŽs de la formation professionnelle

 

 

La nŽcessitŽ de sĠadapter ˆ notre environnement, dĠanticiper les Žvolutions de Branche et de sŽcuriser les trajectoires des salariŽs est un enjeu majeur pour tous les acteurs, entreprises et salariŽs. LĠaccŽlŽration des Žvolutions technologiques sollicite toujours davantage lĠinitiative et la compŽtence de chacun des salariŽs.

 

En effet, le dŽveloppement des compŽtences des salariŽs constitue une des clefs de la performance Žconomique et sociale des entreprises de la Branche, tant par le maintien d'une adŽquation aux besoins du client et des marchŽs, que par Ie dŽveloppement professionnel et personnel des salariŽs.

 

Aussi leurs aspirations ˆ une meilleure ma”trise de leur Žvolution et positionnement professionnel et le besoin dĠapporter des rŽponses adaptŽes aux Žvolutions Žconomiques nŽcessite de travailler en profondeur les objectifs rŽels de la formation professionnelle et de prŽciser les domaines des responsabilitŽs de chacun des acteurs au vu des enjeux individuels et collectifs, tant en ce qui concerne les personnes que les entreprises.

 

Par ailleurs, lĠŽvolution dŽmographique de la France et particulirement de nos professions, pose durablement ˆ la fois la question du renouvellement des gŽnŽrations et celle de la prŽsence au sein des entreprises de gŽnŽrations de plus en plus diverses.

 

Dans ce contexte, il est nŽcessaire aussi dĠavoir une vision prospective prŽcise et claire de branche afin que les entreprises et les salariŽs puissent se positionner sur le marchŽ tant Žconomiquement que techniquement.

 

 

PRINCIPE GENERAL

 

Nous considŽrons que chaque salariŽ doit tre en mesure, tout au long de sa vie professionnelle, de dŽvelopper, de complŽter ou de renouveler sa qualification, ses connaissances, ses compŽtences et ses aptitudes professionnelles.

 

 

OBJECTIFS POURSUIVIS

 

CĠest pourquoi, partageant lĠambition et la volontŽ dĠaccro”tre lĠaccs de tous ˆ la formation tout au long de la vie professionnelle, nous avons pour objectif de :

 

Ż  permettre ˆ chaque salariŽ-e dĠtre acteur de son Žvolution professionnelle gr‰ce notamment aux entretiens professionnels dont il bŽnŽficie ou aux actions de bilan de compŽtences, de validation des acquis de lĠexpŽrience, au passeport formation et travaux de lĠobservatoire prospectif des mŽtiers et des qualifications de la branche,

Ż  sŽcuriser le parcours professionnel des jeunes et des demandeurs dĠemploi qui souhaitent sĠorienter vers nos mŽtiers ainsi que des salariŽs dont lĠemploi est fragilisŽ, en mettant en Ïuvre notamment les deux dispositifs du contrat de professionnalisation ou dĠune pŽriode de professionnalisation,

Ż  dŽvelopper lĠaccs des salariŽs ˆ des actions de formation professionnelle conduites tout au long de leur vie professionnelle, dans le cadre : du plan de formation dŽcidŽ et mis en Ïuvre au sein de leur entreprise, du droit au congŽ individuel de formation mis en Ïuvre ˆ leur initiative, du droit individuel ˆ la formation mis en Ïuvre ˆ leur initiative, en liaison avec leur entreprise,

Ż  rŽduire, par des initiatives et des mesures appropriŽes, les diffŽrences constatŽes dĠaccs ˆ la formation pour les salariŽs des petites et moyennes entreprises et des entreprises artisanales,

Ż  favoriser lĠŽgalitŽ entre les hommes et les femmes dans lĠaccs ˆ la formation professionnelle,

Ż  favoriser non seulement la personnalisation du parcours de formation et le recours aux nouvelles technologies Žducatives mais aussi la formation en situation professionnelle gr‰ce au dŽveloppement de la fonction tutorale.

 

STRUCTURE DE LĠACCORD

 

La mise en Ïuvre du principe de formation tout au long de la vie professionnelle s'effectue notamment par :

 

Ż  la dŽfinition dĠun cadre reposant sur un socle qui est la stratŽgie de la branche tant Žconomique que sociale,

Ż  lĠorientation et les actions prŽalables ˆ la formation tout au long de la vie professionnelle incluant notamment les entretiens professionnels et le bilan de compŽtences,

Ż  des actions concourant ˆ la sŽcurisation des parcours professionnels telles que les contrats, les pŽriodes de professionnalisation, la Validation des Acquis et de lĠExpŽrience (VAE), les actions de formation conduites dans le cadre du CIF ou de la PrŽparation OpŽrationnelle ˆ lĠEmploi (POE),

Ż  des actions dĠadaptation, des actions de formation liŽes ˆ lĠŽvolution de lĠemploi et des actions de dŽveloppement des compŽtences, conduites par lĠentreprise dans le cadre de son plan de formation,

Ż  le dŽveloppement des compŽtences des salariŽs dans le cadre du droit individuel ˆ la formation (DIF) dont tout salariŽ bŽnŽficie chaque annŽe,

Ż  le dŽveloppement des certifications et qualifications reconnues par la Branche,

Ż  la mise en Ïuvre du passeport orientation et formation,

Ż  le dŽveloppement de la fonction tutorale.

 

LIEN AVEC LA GPEC

 

Le dialogue social doit tre producteur dĠaccords et particulirement en termes de gestion prŽvisionnelle de lĠemploi et des compŽtences et sur la formation. Leur mise en Ïuvre effective rŽpondra ˆ une meilleure connaissance des besoins en compŽtences, des besoins des entreprises, en particulier des TPE-PME et des mŽtiers en tension.

Les dispositifs de lĠaccord doivent contribuer ˆ la construction du parcours de professionnalisation rŽpondant ˆ une meilleure anticipation des Žvolutions du marchŽ de lĠemploi, des mŽtiers et des qualifications.

Les dispositifs de formation et la pŽdagogie devront tenir compte de la variŽtŽ des modes dĠacquisitions des compŽtences, de la dŽfinition des objectifs de professionnalisation, de lĠŽvaluation de lĠatteinte de ces objectifs, ainsi que de la diversitŽ des certifications professionnelles.

 

La formation nĠest pas une fin en soi, mais bien un ensemble de dispositifs qui sÔappuient notamment sur  la GPEC des entreprises, les Žtudes produites par lĠOPIIEC, la politique de formation dŽfinie annuellement par la CPNE, mise en Ïuvre par le FAFIEC.

 

Pour aider les entreprises et les salariŽs dans ce sens, la branche dispose dĠoutils tels que :

 

Le-la salariŽ-e et lĠentreprise pourront ainsi dessiner ensemble des trajectoires professionnelles adŽquates, Žvaluer les compŽtences et les formations ˆ mettre en Ïuvre afin de dresser un plan dĠaction pertinent, lors des rŽunions prŽvues ˆ cet effet entre le salariŽ, son encadrement et les ressources humaines de lĠentreprise.

 

 

 

PUBLICS PRIORITAIRES

 

La gestion prŽvisionnelle des emplois et des compŽtences (GPEC) des entreprises et de la Branche, notamment par ses Žtudes au travers de lĠOPIIEC, doit permettre dĠidentifier en amont :

á        les publics prioritaires qui pourraient utiliser Ç lĠoutil formation È par nŽcessitŽ de repositionnement dans un mme secteur dĠactivitŽ ou non,

á        les besoins de formation en termes de reconversion et dĠŽvolution en rŽponse ˆ des besoins technologiques.

 

Par ailleurs, sĠil est nŽcessaire de maintenir le potentiel des salariŽs les mieux formŽs et de dŽvelopper leurs compŽtences, une rŽponse particulire doit tre donnŽe aux salariŽs positionnŽs sur les premiers niveaux de qualification de la Branche et doit aussi accro”tre les possibilitŽs dĠemploi de ces catŽgories par des pŽriodes de professionnalisation, la mise en Ïuvre de VAE.

 

De mme la formation des salariŽs des TPE-PME constitue un objectif prioritaire.

 

 

 

LOGIQUE DE PROJET, REGIONS et BASSINS DĠEMPLOI

 

Nous passerions progressivement dĠune logique de financement de dispositifs ˆ une logique de financement de projets : lĠaccs aux ressources de financement de la formation dŽpend en partie de lĠinscription du projet dans des prioritŽs identifiŽes et prŽalablement nŽgociŽes. Sont mises en avant la pertinence et la qualitŽ des projets, et leur adŽquation avec l'environnement socio-Žconomique dans lequel ils sont appelŽs ˆ se dŽployer.

 

 

La loi du 24 novembre 2009, par ses modifications entre autre concernant le DIF, correspond aux orientations dŽcrites ci-dessus et lĠaccord doit donc permettre et favoriser lĠinitiative des salariŽs dans la connaissance partagŽe de la stratŽgie de lĠentreprise.

 

 

Dispositions gŽnŽrales

 

 

La politique de formation de la branche dŽfinie par les partenaires sociaux est mise en Ïuvre en sĠappuyant sur :

 

1.    Le prŽsent accord, qui vise ˆ fixer le cadre conventionnel gŽnŽral de la formation professionnelle, dans le respect des dispositions lŽgales et rglementaires,

 

2.    La note de politique de formation qui est Žtablie chaque annŽe par la CPNE. Les partenaires sociaux se donnent les moyens dĠŽtablir cette note de politique avant le 31 juillet.

      Elle pourra, ˆ titre exceptionnel, faire lĠobjet dĠajustements en cours dĠannŽe sur dŽcision paritaire de la CPNE,

 

      La note de politique de formation dŽfinit :

­   le contexte, les enjeux, et les prioritŽs de formation de la Branche,

­   les principales affectations et moyens destinŽs ˆ accompagner les prioritŽs de formation,

­   Les modalitŽs de prise en charge des cožts de diagnostic GPEC des TPE-PME.

 

      A dŽfaut dĠune nouvelle note de politique de formation, celle de lĠannŽe prŽcŽdente sera appliquŽe.

 

3.    Le Conseil dĠAdministration du FAFIEC applique la note de politique formation.

Il dŽfinit en fonction de ses ressources, les critres de rŽgulation et de prise en charge des actions de formations (plafonds, montants de prise en charge, ŽlŽments de rŽgulation), conformŽment aux dispositions lŽgales et rŽglementaires en vigueur.

 

Les partenaires sociaux conviennent que les prioritŽs de formation de la Branche rŽsultent :

á        dĠenjeux stratŽgiques collectifs nŽcessitant de dŽvelopper les compŽtences des salariŽs,

á        des axes de progrs identifiŽs par les acteurs de la Branche par lĠintermŽdiaire des Žtudes menŽes par lĠOPIIEC,

á        des orientations et prŽconisations issues des dispositifs de GPEC de Branche,

á        de circonstances conjoncturelles ou exceptionnelles auxquelles des programmes de formation peuvent apporter des rŽponses dĠurgence.

 

Les partenaires sociaux mettront en place un club des utilisateurs du FAFIEC dans le cadre dĠune dŽmarche qualitŽ des services du FAFIEC, dans un dŽlai dĠun an ˆ compter de la signature de lĠaccord. Les modalitŽs de mise en Ïuvre seront dŽfinies par le Conseil d'Administration du FAFIEC.

 

Parmi les dispositifs ˆ mettre en Ïuvre, les partenaires sociaux sĠengagent ˆ poursuivre le dŽveloppement des CQP et CQPI, et participer ˆ des CQPI existants, et poursuivre notamment la mise en place dĠActions Collectives et de partenariats (RŽgions, Etat, Europe, FPSPPÉ).

 

En complŽment des comitŽs Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) et Actions Collectives Nationales (ACN), il est crŽŽ au sein de la CPNE un comitŽ Partenariats. Ses modalitŽs de fonctionnement sont fixŽes par accord de Branche.

 

Ce comitŽ sera chargŽ :

-         dĠidentifier les besoins de la Branche, par secteur et par rŽgion, en sĠappuyant sur les ressources disponibles de la Branche,

-         distinguer les publics pouvant accŽder ˆ une formation Ç classique È groupŽe et ceux nŽcessitant une individualisation (part modulaire),

-         de prŽparer les conventions avec P™le Emploi,

-         de sĠintŽresser ˆ la pŽrennitŽ de lĠemploi.

 

Le FAFIEC assurera le support technique permettant lĠŽlaboration et la mise en Ïuvre des dŽcisions politiques prises par la CPNE et les comitŽs crŽŽs par elle. Ces dispositions sont applicables ˆ la signature de lĠaccord.

 

 

La note de politique de formation formalisera des enveloppes spŽcifiques correspondant ˆ la prise en charge des formations pour chacun des dispositifs de formation.

 

Les partenaires sociaux souhaitant permettre aux entreprises de sŽlectionner des organismes de formation proposant des moyens pŽdagogiques et humains adŽquats, ils demandent ˆ lĠOPCA de travailler ˆ la mise en place dĠun rŽfŽrentiel des formations couramment mises en Ïuvre dans la Branche.

 

Les actions de formation peuvent tre mises en Ïuvre par un organisme de formation ou par lĠentreprise elle-mme lorsquĠelle dispose dĠun service de formation agrŽŽ.

 

L'employeur est libre de choisir l'organisme de formation auquel il confie la formation de ses salariŽs, sous rŽserve quĠil soit enregistrŽ conformŽment aux nouvelles dispositions lŽgales.

Lorsque les actions de formation sont organisŽes par lĠentreprise elle-mme, lĠemployeur dŽlivre au stagiaire ˆ lĠissue de la formation une attestation de formation. Cette attestation contient les mmes informations que celles remises par un prestataire extŽrieur. Elle mentionne les objectifs, la nature et la durŽe de lĠaction et les rŽsultats de lĠŽvaluation des acquis de la formation.

 

 

En tout Žtat de cause, le FAFIEC prendra en charge le financement des actions de formation dans la limite des enveloppes et critres de rŽgulation dŽfinis par le Conseil dĠAdministration du FAFIEC.

Il pourra refuser le financement lorsque la cohŽrence du programme ou les moyens pŽdagogiques seront insuffisants.

 

En cas de cožts excessifs, la prise en charge par le FAFIEC tiendra compte des cožts moyens pratiquŽs. La modalitŽ pratique sera mise en place par le Conseil d'Administration du FAFIEC.


Titre 1 : Orientation et actions prŽalables ˆ la formation tout au long de la vie

 

 

 

Section 1 : Le passeport orientation et formation

 

Afin de favoriser sa mobilitŽ interne ou externe, aider ˆ son orientation, chaque salariŽ-e peut inventorier ses connaissances, ses compŽtences et ses aptitudes professionnelles, acquises soit par la formation initiale ou continue, soit du fait de ses expŽriences professionnelles.

 

Chaque salariŽ-e peut, ˆ son initiative, Žtablir son Ç passeport orientation et formation È qui reste sa propriŽtŽ et dont il garde la responsabilitŽ d'utilisation.

 

Dans le respect des Žvolutions lŽgislatives et rŽglementaires, ce Çpasseport orientation et formationÈ recense notamment :

 

-          les dipl™mes et les titres obtenus au cours du cursus de formation initiale,

-          les expŽriences professionnelles acquises lors des pŽriodes de stage ou de formation en entreprise, de contrat dĠapprentissage ou contrat de professionnalisation,

-          les certifications ˆ finalitŽ professionnelle dŽlivrŽes sous forme de dipl™me, de titre ou de certificat de qualification, obtenus dans le cadre de la formation continue ou de la validation des acquis de l'expŽrience,

-          les qualifications obtenues,

-          les habilitations de personnes,

-          la nature et la durŽe des actions de formation suivies au titre de la formation professionnelle continue,

-          le ou les emplois tenus dans une mme entreprise dans le cadre dĠun contrat de travail et les connaissances, les compŽtences et les aptitudes professionnelles mises en Ïuvre dans le cadre de ces emplois,

-          dans une annexe et avec l'accord du- de la salariŽ-e, les dŽcisions en matire de formation qui seraient prises lors d'entretiens professionnels et de bilans de compŽtences ou de bilan dĠŽtape professionnel dont il-elle a bŽnŽficiŽ.

 

LĠemployeur ne peut exiger du- de la salariŽ-e qui rŽpond ˆ une offre dĠembauche quĠil lui prŽsente son passeport orientation et formation.

 

 

Section 2 : Les entretiens

 

 

Article 1 : LĠentretien professionnel

 

Dans le champ dĠactivitŽ de la Branche, le dŽveloppement des compŽtences et lĠŽvaluation professionnelle sont des ŽlŽments clŽs de la relation contractuelle entre lĠentreprise et ses salariŽs en raison :

 

-    du caractre le plus souvent intellectuel des prestations assurŽes,

-    des modalitŽs dĠexercice des missions qui requirent une grande autonomie,

-    du renouvellement frŽquent des missions qui nŽcessite une grande capacitŽ dĠadaptation,

-    de la qualitŽ de la relation avec les clients quĠexigent les mŽtiers du service,

-    de son caractre essentiel pour lĠemployabilitŽ des salariŽs.

 

La valeur de ces prestations dŽpend donc pour une part trs importante de paramtres qualitatifs liŽs aux compŽtences des salariŽs.

De ce fait, les salariŽs de la branche doivent bŽnŽficier dĠun entretien professionnel au minimum tous les deux ans. Cet entretien a lieu soit ˆ lĠinitiative du- de la salariŽ-e et doit se rŽaliser dans les 3 mois ˆ compter de la date de la demande, lorsque la pŽriodicitŽ de deux ans est arrivŽe ˆ terme, soit ˆ lĠinitiative de lĠemployeur ou de lĠun de ses reprŽsentants.

 

LĠentretien professionnel a pour objectif de permettre au salariŽ d'tre acteur de son Žvolution professionnelle. Il est un moment dĠŽchanges au cours duquel le- la salariŽ-e et l'employeur ou son reprŽsentant font le point sur l'activitŽ professionnelle du- de la salariŽ-e.

 

Cet entretien pourra porter notamment sur :

 

-    les objectifs professionnels du- de la salariŽ-e, de la pŽriode qui vient de sĠŽcouler et de la pŽriode ˆ venir,

- les compŽtences du- de la salariŽ-e en regard de son mŽtier dans lĠentreprise,

-    le bilan des actions de formation rŽalisŽes depuis le prŽcŽdent entretien,

-    les possibilitŽs dĠŽvolution ˆ court, moyen et long terme, et leurs modalitŽs de mise en Ïuvre,

-    les actions de formation ˆ engager ˆ court, moyen et long terme, et ˆ classer par prioritŽ.

 

LĠentretien sera Žgalement lĠoccasion pour le-la salariŽ-e de faire part de ses souhaits en matire de formation et/ou dĠŽvolution.

 

La prŽparation et la tenue de lĠentretien professionnel ont lieu pendant le temps de travail et lĠentretien est mis en Ïuvre au sein de lĠentreprise.

Les personnels, chargŽs de conduire ces entretiens, doivent tre formŽs ˆ leur mission dĠencadrement et notamment ˆ la conduite dĠentretien, doivent ma”triser les rŽfŽrentiels emplois compŽtences des mŽtiers de lĠentreprise, sĠils existent, et doivent tre informŽs de la stratŽgie de formation de leur entreprise et des diffŽrents dispositifs de formation.

 

Les modalitŽs prŽcises de la prŽparation, de la tenue et de la formalisation du compte-rendu de lĠentretien professionnel sont dŽfinies au sein de chaque entreprise. En outre, lĠentretien doit donner lieu ˆ une conclusion Žcrite, chaque partie devant pouvoir exprimer sa position. Un document type de conclusions dĠentretien, propre ˆ la Branche et ˆ ses mŽtiers, a ŽtŽ Žtabli par lĠensemble des partenaires sociaux. Disponible sur le site du FAFIEC, il peut tre utilisŽ par les entreprises qui nĠen disposent pas.

 

Les institutions reprŽsentatives du personnel, lorsquĠelles existent, sont informŽes des ŽlŽments quantitatifs et statistiques relatifs ˆ la tenue des entretiens, et notamment les formations dŽfinies ˆ lĠissue de lĠentretien et ayant recueilli lĠaccord de lĠŽvaluateur et du- de la salariŽ-e. Pour les entreprises soumises ˆ lĠobligation dĠŽtablir un bilan social, ces ŽlŽments y figureront.

 

 

Article 2 : Le bilan dĠŽtape professionnel

 

Tous les salariŽs ayant 2 ans d'anciennetŽ dans la mme entreprise peuvent bŽnŽficier, ˆ leur demande, d'un bilan d'Žtape professionnel.

 

Le bilan dĠŽtape professionnel a pour objet, ˆ partir dĠun diagnostic rŽalisŽ en commun par le- la salariŽ-e et son employeur, de permettre au salariŽ dĠŽvaluer ses capacitŽs professionnelles et ses compŽtences et ˆ son employeur de dŽterminer les objectifs de formation du- de la salariŽ-e.

 

A lĠoccasion de leur embauche, les salariŽs sont informŽs de cette possibilitŽ.

Le bilan dĠŽtape professionnel peut tre renouvelŽ tous les 5 ans, ˆ la demande du- de la salariŽ-e.

 

Un Accord National Interprofessionnel Žtendu dŽterminera les conditions d'application et les conditions d'information des salariŽs.

 

Article 3 : LĠentretien avec les salariŽs de 45 ans et plus

 

Dans les entreprises et les groupes dĠentreprises employant au moins cinquante salariŽs, lĠemployeur organise pour chacun de ses salariŽs dans lĠannŽe qui suit leur quarante-cinquime anniversaire un entretien professionnel au cours duquel il informe le- la salariŽ-e notamment sur ses droits en matire dĠaccs ˆ un bilan dĠŽtape professionnel, ˆ un bilan de compŽtences ou ˆ une action de professionnalisation.

LĠentretien sera renouvelŽ tous les 5 ans.

 

 

Section 3 : Le bilan de compŽtences

 

Au-delˆ de lĠentretien professionnel, chaque salariŽ-e peut demander ˆ bŽnŽficier dĠun bilan de compŽtences afin dĠavoir le diagnostic dĠun conseiller extŽrieur ˆ lĠentreprise sur ses compŽtences, ses aptitudes et ses motivations. Dans le cadre de ce bilan, le- la salariŽ-e peut ensuite construire un projet professionnel ˆ court ou ˆ moyen terme, accompagnŽ ou non dĠun projet de formation ou de VAE.

 

Chaque salariŽ-e peut bŽnŽficier dĠun congŽ bilan de compŽtences (CBC) aprs cinq ans, consŽcutifs ou non, dĠanciennetŽ en qualitŽ de salariŽ, dont un an minimal dĠanciennetŽ dans lĠentreprise qui lĠemploie. Cette possibilitŽ est renouvelable tous les cinq ans.

 

Les salariŽs prioritaires sont les suivants :

 

-          les salariŽs les moins qualifiŽs,

-        les salariŽs de retour de congŽ (congŽ parental, dĠŽducation, sabbatique, de solidaritŽ internationaleÉ) hors congŽ de formation, dĠune durŽe supŽrieure ou Žgale ˆ un an,

-    - les salariŽs de retour dĠexpatriation ou de mission longue, dĠune durŽe supŽrieure ou Žgale ˆ deux ans nĠayant pas bŽnŽficiŽ de formation professionnalisante durant cette pŽriode,

-          les salariŽs en Ç inter contrat È de plus de 6 mois.

 

 

Par dŽrogation un bilan de compŽtences peut tre Žtabli ˆ compter de trois ans d'anciennetŽ en qualitŽ de salariŽ dont un an dans lĠentreprise lorsqu'il est prŽalable ˆ une pŽriode de professionnalisation.

 

En tout Žtat de cause, aprs 20 ans dĠactivitŽ professionnelle ou ˆ compter de son 40e anniversaire, tout salariŽ bŽnŽficie, sous rŽserve dĠune anciennetŽ minimale dĠun an dans lĠentreprise qui lĠemploie, dĠun bilan de compŽtences mis en Ïuvre selon les dispositions du prŽsent article.

 

Le bilan de compŽtences sĠeffectuera dans le cadre du CongŽ Bilan de CompŽtences (CBC), ou dans le cadre du Droit Individuel ˆ la Formation (DIF)

 

Les parties signataires rappellent que, conformŽment aux dispositions lŽgislatives en vigueur, le bilan de compŽtences ne peut tre rŽalisŽ quĠavec le consentement du- de la salariŽ-e. Le refus de ce dernier de consentir ˆ un bilan de compŽtences ne constitue ni une faute, ni un motif de licenciement.

 

Le-la salariŽ-e qui a bŽnŽficiŽ d'un bilan de compŽtences est seul-e destinataire des rŽsultats dŽtaillŽs et du document de synthse. Ces documents ne peuvent tre communiquŽs ˆ un tiers, notamment ˆ son employeur, qu'avec son accord.

 

Le contenu ainsi que les modalitŽs de dŽroulement du bilan de compŽtences sont dŽfinis par les dispositions lŽgislatives et rŽglementaires en vigueur.

 

Pour les entreprises soumises ˆ lĠobligation dĠŽtablir un bilan social, une rubrique relative au nombre de bilans de compŽtences effectuŽs dans lĠannŽe y sera introduite.

 


 

Titre 2 : Actions concourant ˆ la sŽcurisation des parcours professionnels

 

 

Section 1 : la professionnalisation

 

 

Afin de permettre lĠaccs aux dispositifs de pŽrŽquation du Fonds Paritaire de SŽcurisation des Parcours Professionnels, les ressources collectŽes par lĠOPCA au titre de la professionnalisation devront respecter lĠaffectation dĠun minimum de 50% au financement des actions de formation liŽes aux contrats de professionnalisation et pŽriodes de professionnalisation dĠune durŽe minimum de 120 heures visant une qualification soit enregistrŽe dans le rŽpertoire national des certifications, soit ouvrant droit ˆ un certificat de qualification professionnelle, sous rŽserve des dispositions lŽgislatives et rŽglementaires en vigueur.

 

 

Article 1 : les contrats de professionnalisation

 

 

1.1         Objectifs et publics visŽs

 

Le contrat de professionnalisation a pour objectif de favoriser lĠinsertion ou la rŽinsertion des jeunes de moins de 26 ans et des demandeurs dĠemploi.

 

Le contrat de professionnalisation est destinŽ :

 

-       aux jeunes de moins de 26 ans, sans qualification professionnelle ou avec une qualification insuffisante pour les mŽtiers de la Branche ou ˆ ceux qui veulent complŽter leur formation initiale, quel quĠen soit le niveau, pour pouvoir accŽder aux mŽtiers de la branche,

-       aux demandeurs dĠemploi, ‰gŽs de 26 ans et plus, lorsquĠune professionnalisation sĠavre nŽcessaire pour favoriser leur retour ˆ lĠemploi,

-       aux travailleurs porteurs de handicap.

 

Il a pour objectif de permettre ˆ son bŽnŽficiaire dĠobtenir :

 

-          un dipl™me,

-          un titre ˆ finalitŽ professionnelle,

-          un CQP,

-          un CQPI,

-          une qualification professionnelle reconnue par la CPNE ou correspondant aux rŽfŽrentiels des mŽtiers de la Branche, et aux mŽtiers transverses qui concernent la Branche.

 

Ce contrat est mis en Ïuvre selon les principes suivants :

 

-          personnalisation des parcours de formation,

-          alternance des sŽquences de formation professionnelle et des activitŽs professionnelles en lien avec la qualification recherchŽe,

-          certification reconnue des connaissances, compŽtences et aptitudes professionnelles acquises.

 

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail ˆ durŽe dŽterminŽe ou indŽterminŽe. LorsquĠil est ˆ durŽe indŽterminŽe, il dŽbute par une action  de professionnalisation.

 

Un tuteur est dŽsignŽ par lĠemployeur pour accueillir et guider le-la salariŽ-e dans lĠentreprise, pour veiller notamment ˆ lĠadŽquation des activitŽs confiŽes au sein de lĠentreprise avec la formation poursuivie.


 

1.2         Classification et rŽmunŽration des titulaires des contrats de professionnalisation 

 

Le niveau du salaire et le coefficient doivent correspondre ˆ lĠemploi occupŽ pendant le contrat de professionnalisation.

Pour les jeunes de moins de 26 ans et sous rŽserve de lĠapplication des articles L 6325-8, L 6325-9 et D 6325-14 du code du travail et des articles D 6325-14 et D 6325-18 du code du travail portant fixation des rŽmunŽrations minimales des salariŽs titulaires dĠun contrat de professionnalisation, le niveau minimal de rŽmunŽration est dŽfini dans le tableau ci-dessous :

 

Niveaux de Formation ˆ l'entrŽe

(Niveaux ƒducation Nationale)

AnnŽe dĠexŽcution du C.P

Coefficients dĠentrŽe

Taux de rŽmunŽration

% du SMC

Jeunes de moins de 26 ans

Demandeurs dĠemploi/

26 ans et plus

V / IV

1re annŽe

220

80%

85%

2me annŽe

220

100%

100%

III

MŽtiers transverses

1re annŽe

240

80%

85%

2me annŽe

240

90%

100%

III

MŽtiers de la branche

1re annŽe

275

80%

85%

2me annŽe

275

90%

100%

II

1re annŽe

310

80%

85%

2me annŽe

310

90%

100%

I

1re annŽe

95

80%

85%

2me annŽe

95

100%

100%

 

 

Les mŽtiers transverses correspondent aux fonctions support interne telles que les ressources humaines, la finance, la comptabilitŽ, la logistiqueÉ

 

Les coefficients dĠentrŽe indiquŽs sont ˆ considŽrer comme des minima conventionnels, sous rŽserve que les minima conventionnels ne soient pas infŽrieurs au SMIC.

 

A lĠissue de la pŽriode dĠexŽcution du contrat de professionnalisation, le coefficient minimum applicable est celui prŽvu aux annexes I et II de la convention collective ou celui inscrit dans les accords conclus dans le cadre dĠun CQP, ou CQPI.

 

1.3         DŽroulement du contrat de professionnalisation

 

La durŽe hebdomadaire de lĠactivitŽ du titulaire dĠun contrat de professionnalisation, y compris le temps passŽ en formation, ne peut dŽroger ˆ lĠhoraire collectif de travail dans lĠentreprise.

 

Dans un dŽlai de 2 mois ˆ compter de la date de signature du contrat, lĠemployeur examine avec le titulaire du contrat lĠadŽquation entre le programme de formation et les acquis professionnels mis en Ïuvre en situation professionnelle. En cas dĠinadŽquation, la durŽe de formation pourra tre revue aprs accord du FAFIEC.

 

Le contrat de professionnalisation peut tre renouvelŽ une fois en cas dĠŽchec aux Žpreuves correspondant ˆ la qualification recherchŽe, en cas de maternitŽ, maladie, accident du travail ou dŽfaillance de lĠorganisme de formation.

 

1.4         Information et consultation des institutions reprŽsentatives du personnel sur les contrats de professionnalisation 

 

Dans les entreprises assujetties, le comitŽ dĠentreprise, ou ˆ dŽfaut les dŽlŽguŽs du personnel sĠil en existe, est informŽ et consultŽ sur les effectifs concernŽs par le Contrat de Professionnalisation, rŽpertoriŽs par ‰ge, sexe et niveau de formation initiale,  les conditions dĠaccueil et dĠencadrement, les emplois occupŽs pendant et ˆ lĠissue du contrat, les conditions de mise en Ïuvre des actions de professionnalisation et les rŽsultats obtenus en fin de contrat.

 

1.5         Suivi des titulaires des contrats de professionnalisation ˆ lĠissue du contrat 

 

La CPNE conduira une rŽflexion pour mettre en place des outils destinŽs ˆ  favoriser dĠune part le suivi des titulaires dĠun contrat de professionnalisation ˆ lĠissue de la professionnalisation et dĠautre part lĠembauche dans la Branche professionnelle ou le bassin dĠemploi lorsque la relation contractuelle ne se poursuit pas dans lĠentreprise ayant portŽ le contrat de professionnalisation.

 

1.6         Critres dĠŽligibilitŽ et prise en charge financire par le FAFIEC

 

Les contrats de professionnalisation pris en charge par le FAFIEC concernent les mŽtiers de la Branche ainsi que les mŽtiers transverses.

 

Le tableau ci-dessous dŽtaille les critres de prise en charge des contrats de professionnalisation par le FAFIEC, les montants de prises en charge par le FAFIEC Žtant dŽfinis annuellement par la CPNE dans sa note de politique de formation.

 

Qualification visŽe/sanction de la formation

MŽtiers de la Branche et mŽtiers transverses

Niveau dĠentrŽe du bŽnŽficiaire

Amplitude/durŽe du contrat

DurŽe de la formation (en % du temps du contrat)

Prise en charge par lĠOPCA (4)

Dipl™me

Titre (RNCP)

CQP et CQPI

(Art.L.6314-1 et D. 6314-1)

Tous

Bac +2 et au delˆ

De 6 ˆ 24 mois

15 ˆ 50%

 

> 150 Heures

14 Û/heure

et 9,15Û pour les mŽtiers transverses

Tous

< ou = Bac/Bac +1

10 Û /heure

et 9,15Û pour les mŽtiers transverses

Qualifications

- reconnues par la CPNE

- ou, correspondant aux mŽtiers dŽcrits dans les RŽfŽrentiels des mŽtiers de la Branche, et les mŽtiers transverses

Tous

Tous niveaux

De 6 ˆ 18 mois

15 ˆ 25%

 

> 150 heures

10 Û /heure

et 9,15Û pour les mŽtiers transverses

Au-delˆ du 18me mois

Pas de prise en charge

Publics en difficultŽ (1)

Tous

 

JusquĠˆ 24 mois

15 Û/heure

Personnes porteuses de handicap (2)

Tous

 

De 6 ˆ 24 mois selon la qualification visŽe.

15 Û/heure

Jeunes sans qualification (3)

Tous

 

JusquĠˆ 24 mois

18 Û/heure

 

 

(1) Le contrat de professionnalisation est Žtendu aux bŽnŽficiaires du Revenu de SolidaritŽ Active, de lĠAllocation de SolidaritŽ SpŽcifique, de lĠAllocation pour Adultes HandicapŽs, aux bŽnŽficiaires du RMI et de lĠAllocation Parent IsolŽ en outre-mer, ainsi quĠaux personnes ayant bŽnŽficiŽ du contrat unique dĠInsertion.

Pour ces publics, la durŽe du contrat de professionnalisation peut tre portŽe ˆ 24 mois.

La prise en charge des contrats de professionnalisation conclus avec ces publics fait lĠobjet dĠune prise en charge spŽcifique de 15 Û.

 

(2) LĠaccs au contrat de professionnalisation est facilitŽ pour les personnes porteuses dĠun handicap.

La prise en charge des contrats de professionnalisation conclus avec ces publics fait lĠobjet dĠune prise en charge spŽcifique de 15 Û.

 

 (3) LĠaccs au contrat de professionnalisation est facilitŽ pour certains jeunes sans qualification.

Pour ces publics, la durŽe du contrat de professionnalisation peut tre portŽe ˆ 24 mois.

La prise en charge des contrats de professionnalisation conclus avec ces publics fait lĠobjet dĠune prise en charge spŽcifique de 18 Û.

 

 

Ces dispositions sĠappliquent sous rŽserve des dispositions lŽgislatives et rŽglementaires en vigueur.

 

 

(4) Les montants de prise en charge par le FAFIEC applicables en 2011 figurent dans le tableau ci-dessus.

Ils pourront tre rŽvisŽs par la CPNE dans sa note de politique de formation, pour les prises en charges postŽrieures au 31 dŽcembre 2011, dans les limites suivantes :

- les taux horaire de 9,15 Û, de 9,15 Û ˆ 15 Û

- les taux horaire de 10 Û, de 10 Û ˆ 15 Û

- les taux horaire de 14 Û, de 14 Û ˆ 20 Û.

 

Ces montants ne peuvent tre infŽrieurs ˆ ceux fixŽs par les dispositions lŽgales et rŽglementaires en vigueur.

 

Le cožt moyen annuel de prise en charge des contrats de professionnalisation ne pouvant excŽder 6 800 Û au regard des critres de prise en charge du FPSPP(5), la CPNE fixe annuellement et par catŽgories telles que dŽfinies dans le tableau de prise en charge ci-dessus, des plafonds de prise en charge permettant de respecter le montant moyen annuel.

 

(5) Le cožt moyen annuel maximum de prise en charge des contrats de professionnalisation est modifiŽ de droit par les critres de pŽrŽquation du FPSPP et sous rŽserve des dispositions lŽgales et rŽglementaires en vigueur. 

 

 

1.7         Tutorat des contrats de professionnalisation

 

Dans le respect des dispositions lŽgislatives et rŽglementaires, le FAFIEC prend en charge lĠexercice de la fonction tutorale ˆ la condition que le tuteur ait suivi la formation spŽcifique prŽvue au titre 6, section 1 du prŽsent accord.

 

La prise en charge par le FAFIEC de lĠexercice de la fonction tutorale est limitŽe ˆ 25% de la durŽe du contrat de professionnalisation et au montant mensuel fixŽ par dŽcret.

 


 

 

Article 2 : les pŽriodes de professionnalisation

 

 

2.1         DŽfinition et objectif

 

Les pŽriodes de professionnalisation ont pour objet de favoriser le maintien dans lĠemploi de salariŽs sous contrat de travail ˆ durŽe indŽterminŽe. Plus prŽcisŽment, elles ont pour objectif de permettre ˆ leurs bŽnŽficiaires :

 

-          dĠacquŽrir un dipl™me, un titre ˆ finalitŽ professionnelle, un CQP, un CQPI, ou une qualification professionnelle reconnue par la CPNE ou correspondant aux rŽfŽrentiels des mŽtiers de la Branche. Les formations prŽparant aux mŽtiers transverses sont Žgalement Žligibles au dispositif,

-          de bŽnŽficier dĠune action de formation leur permettant de changer de mŽtier dans la Branche,

-          de bŽnŽficier dĠune action de formation leur permettant de sĠadapter aux Žventuelles nouvelles conditions dĠexercice de leur mŽtier, ˆ lĠexclusion des sŽminaires dĠintŽgration,

-          de participer ˆ une action de formation ou ˆ un parcours professionnalisant dont lĠobjectif de professionnalisation est dŽfini par la CPNE.

 

 

2.2         Principes de mise en Ïuvre

 

Les pŽriodes de professionnalisation sont mises en Ïuvre sur la base des principes suivants :

 

-          une personnalisation des parcours de formation, en fonction des connaissances et des expŽriences de chacun des bŽnŽficiaires,

-          une alternance alliant des sŽquences de formation professionnelle, dans ou en dehors de lĠentreprise, et lĠexercice dĠune ou plusieurs activitŽs professionnelles en lien avec la qualification recherchŽe,

-          le suivi de lĠalternance est assurŽ par un tuteur,

-          une Žvaluation des compŽtences et des aptitudes professionnelles acquises.

 

Afin de poursuivre un objectif rŽaliste, toute pŽriode de professionnalisation peut dŽbuter par un entretien professionnel.

 

La pŽriode de professionnalisation peut donner lieu, en prŽalable ˆ sa mise en Ïuvre, ˆ une action de validation des acquis de lĠexpŽrience.

 

Le DIF peut tre mis en Ïuvre dans le cadre de la pŽriode de professionnalisation, cependant le nombre dĠheures effectuŽ en dehors du temps de travail est limitŽ ˆ 80 heures.

 

Le nombre de salariŽs en pŽriode de professionnalisation ne peut dŽpasser 2% de lĠeffectif total, ˆ un instant donnŽ, pour les entreprises ou Žtablissements de plus de 50 salariŽs, sauf accord du chef dĠentreprise.

De la mme faon, pour les entreprises ou Žtablissements de moins de 50 salariŽs, le nombre de salariŽs en pŽriode de professionnalisation ˆ un instant donnŽ ne peut excŽder 2 salariŽs, sauf accord du chef dĠentreprise.

 

 

2.3          Publics concernŽs

 

Les parties signataires conviennent que les pŽriodes de professionnalisation sont ouvertes, dans la Branche ˆ tout salariŽ, et rŽpondant lĠune des conditions suivantes :

 

CatŽgorie 1 :

 

La catŽgorie 1 comprend :

    les salariŽs de 40 ans ou plus ou comptant 20 ans dĠactivitŽ professionnelle.

    les jeunes de moins de 26 ans dont le niveau est infŽrieur ˆ Bac +2.

    les publics prioritaires quel que soit leur ‰ge ainsi dŽfinis :

¤   nĠayant pas bŽnŽficiŽ de formation depuis plus de 3 ans dans lĠentreprise,

¤   au retour de mandat Žlectif ou de dŽsignation syndicale,

¤   qui reprend son activitŽ professionnelle aprs un congŽ de maternitŽ,

¤   de retour dĠun congŽ parental,

¤   en situation de ch™mage partiel,

¤   reconnu travailleur handicapŽ et autre bŽnŽficiaire de lĠobligation dĠemploi mentionnŽs ˆ lĠarticle L. 5212-13 du code du travail,

¤   dŽclarŽ inapte suite ˆ un accident du travail ou une maladie professionnelle,

¤   de retour dĠexpatriation,

¤   de retour aprs une absence supŽrieure ˆ 6 mois,

¤   qui envisage la crŽation ou la reprise dĠune entreprise,

¤   dont les conditions dĠexercice de son mŽtier et de la mise en Ïuvre de ses compŽtences sont soumises ˆ des modifications lŽgislatives, rŽglementaires ou normatives dĠorigine nationale, europŽenne ou internationale.

 

 

CatŽgorie 2 :

 

SalariŽs de moins de 40 ans dont la qualification est insuffisante au regard de lĠŽvolution des technologies et des organisations, tel quĠil ressort des conclusions de lĠentretien professionnel ou dĠun bilan de compŽtences et qui disposent dĠune anciennetŽ de 8 mois dans lĠentreprise.

 

 

2.4         Soutien du FAFIEC :

 

 

Les critres dĠŽligibilitŽ et les taux de prise en charge par le FAFIEC pour les publics visŽs ˆ lĠarticle 2.2.3 sont dŽfinis dans le tableau ci-dessous :

 

 

CatŽgorie 1

CatŽgorie 2

DurŽe de la formation (1)

70 heures minimum

1200 heures maximum

DurŽe de la pŽriode

24 mois maximum

Taux de prise en charge par le FAFIEC (2)

35 euros/heure

 

          - 25 euros/heure

              les 300 premires heures

          - 15 euros/heure

             au-delˆ de 300 heures

En cas dĠutilisation du DIF pendant le temps de travail

Prise en charge par le FAFIEC des frais pŽdagogiques (ˆ hauteur de 35 euros/heure)

Prise en charge par le FAFIEC des frais pŽdagogiques (ˆ hauteur de 35 euros/heure)

En cas dĠutilisation du DIF hors temps de travail

Prise en charge par le FAFIEC des frais pŽdagogiques dans la limite de 80 heures par annŽe civile (ˆ hauteur de 10 euros/heure)

Prise en charge par le FAFIEC des frais pŽdagogiques dans la limite de 80 heures par annŽe civile (ˆ hauteur de 10 euros/heure)

 

(1) Seules les pŽriodes de professionnalisation dĠune durŽe minimum de 120 heures visant une qualification soit enregistrŽe dans le rŽpertoire national des certifications, soit ouvrant droit ˆ un certificat de qualification professionnelle sont Žligibles ˆ la pŽrŽquation du FPSPP.

 

(2) Le montant total des prises en charge est plafonnŽ aux cožts rŽels des frais pŽdagogiques et des salaires.

 

 

Les montants de prise en charge par le FAFIEC pourront tre rŽvisŽs par la CPNE dans sa note de politique de formation dans les limites suivantes :

- les montants horaires de 10 Û, de 10 Û ˆ 40 Û

- les montants horaires de 15 Û, de 15 Û ˆ 50 Û

- les montants horaires de 25 Û, de 25 Û ˆ 60 Û

- les montants horaires de 35 Û, de 35 Û ˆ 70 Û

 

La note de politique de formation prŽcisera les enveloppes rŽservŽes au financement de pŽriodes de professionnalisation pour les salariŽs appartenant aux catŽgories 1 et 2.

 

Pour un-e mme salariŽ-e, un dŽlai de franchise correspondant ˆ la durŽe de la premire pŽriode de professionnalisation devra tre respectŽ.

Le dŽlai court de la fin dĠune pŽriode prise en charge au dŽbut de la suivante.

 

 

ConformŽment aux dispositions interprofessionnelles en vigueur, la pŽriode de professionnalisation est subordonnŽe ˆ lĠaccord de prise en charge totale ou partielle par le FAFIEC, quelle que soit la dŽcision de l'employeur.

 

A lĠexclusion des cas de rupture consŽcutifs ˆ la rupture du contrat de travail, lorsque la pŽriode de professionnalisation est dŽfinitivement rompue ˆ lĠinitiative de lĠemployeur, ce dernier sĠengage ˆ rembourser la prise en charge effectuŽe par le FAFIEC.

La commission de professionnalisation du FAFIEC examinera les recours Žventuellement formŽs par les employeurs et pourra dispenser lĠentreprise de remboursement lorsquĠelle lĠestimera lŽgitime.

 

Ces dispositions sĠappliquent sous rŽserve des dispositions lŽgislatives et rŽglementaires en vigueur.

 

 

 

Section 2 : la validation des acquis et de lĠexpŽrience (VAE)

 

La Branche sĠengage ˆ dŽvelopper la pratique de la VAE comme un outil au service de la gestion individuelle des carrires et la gestion collective des emplois.

 

La VAE permet ˆ chaque salariŽ-e de faire valider au cours de sa vie professionnelle les acquis de son expŽrience en vue de lĠobtention :

 

-    dĠun dipl™me ou dĠun titre ˆ finalitŽ professionnelle, enregistrŽ dans le RŽpertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP),

-    dĠun Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) de la Branche, dĠun CQPI ou dĠune autre Branche inscrit sur la liste des CQP Žtablie par la CPNE, et enregistrŽ dans le RŽpertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP),

-    dĠun CQP Inter-Branches enregistrŽ dans le RŽpertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

 

La Branche mettra en Ïuvre les dispositions suivantes pour faciliter cette pratique :

 

-    lĠinformation,

-    lĠorientation,

-    la mise en Ïuvre prioritaire des formations complŽmentaires en vue dĠobtenir les dipl™mes,

-    la reconnaissance des nouvelles qualifications,

-    le financement par le FAFIEC des dŽmarches et de la constitution du dossier pour le- la salariŽ-e et des jurys de validation dans le respect des dispositions des articles R 6422-9 et R 6422-10 du code du travail,

-    en cas de validation partielle des acquis de l'expŽrience, le FAFIEC prendra en charge les formations complŽmentaires conformŽment aux dispositions prŽvues pour les pŽriodes de professionnalisation.

 

La CPNE, sĠappuyant sur les travaux de lĠOPIIEC, notamment sur le rŽfŽrentiel des mŽtiers, dŽfinit les parcours types professionnalisant dĠune part, et identifie les certifications permettant la mise en Ïuvre de la VAE pour les mŽtiers de la Branche, dĠautre part.

Section 3 : le congŽ individuel de formation 

 

Les dispositions relatives au CongŽ Individuel Formation et applicables dans la Branche sont celles de lĠAccord National Interprofessionnel sur la formation en vigueur.

 

Les actions de formation du congŽ individuel de formation s'accomplissent en tout ou partie pendant le temps de travail.

 

Les salariŽs ayant plus dĠun an dĠanciennetŽ dans les entreprises peuvent, sĠils le demandent, bŽnŽficier dĠune formation se dŽroulant en dehors du temps de travail. Les frais sont pris en charge en tout ou partie par les OPACIF.

Pendant la durŽe de cette formation, le- la salariŽ-e bŽnŽficie de la lŽgislation de la sŽcuritŽ sociale relative ˆ la protection en matire d'accidents du travail et de maladies professionnelles.

La durŽe minimum de la formation ouvrant le droit ˆ l'organisme collecteur paritaire agrŽŽ au titre du congŽ individuel de formation d'assurer la prise en charge de la formation est de 120 heures.

 

 

Section 4 : POE

 

La prŽparation opŽrationnelle ˆ l'emploi (POE) permet ˆ un demandeur d'emploi de bŽnŽficier d'une formation nŽcessaire ˆ l'acquisition des compŽtences requises pour occuper un emploi correspondant ˆ une offre dŽposŽe par une entreprise auprs de P™le Emploi.

 

La POE pourra tre mise en Ïuvre pour rŽpondre ˆ des besoins identifiŽs par la branche, notamment en matire de difficultŽs de recrutement rencontrŽes pour certains mŽtiers.

 

Les actions mises en Ïuvre dans le cadre de POE sont individualisŽes, et donnent lieu au prŽalable ˆ une Žvaluation des compŽtences individuelles, afin de dŽfinir le contenu de la formation ˆ venir.

 

La formation est cofinancŽe par P™le Emploi, le FAFIEC participant au financement des cožts pŽdagogiques dans les conditions dŽfinies par la note de politique de formation ou ˆ dŽfaut par le CA du FAFIEC.

 

A cet effet, le FAFIEC conclut une convention avec P™le Emploi afin de dŽfinir le cadre, les objectifs et les modalitŽs de cofinancement de la POE.

 

 

 

Section 5 : SalariŽs ayant des mandats Žlectifs ou syndicaux

 

 

En vue dĠassurer la sŽcurisation des parcours de ces populations, les actions de formation convenues lors de lĠentretien professionnel seront rŽalisŽes afin que ces salariŽs maintiennent leur compŽtence et leur technicitŽ en rapport avec le mŽtier exercŽ.

 

 


 

Titre 3 : Plan de formation de lĠentreprise

 

 

Section 1 : Les actions conduites dans le cadre du plan de formation

 

 

Article 1 : Programme pluriannuel de formation

 

Dans le cadre du dŽveloppement dĠune gestion anticipŽe des compŽtences, les politiques de formation des entreprises pourront prendre en compte, en fonction de leurs spŽcificitŽs, les objectifs et les prioritŽs de la formation professionnelle dŽfinis par la Branche.

 

Les parties incitent les entreprises ˆ Žlaborer et ˆ actualiser chaque annŽe un programme pluriannuel de formation qui tient compte de ces objectifs et de ces prioritŽs ainsi que des perspectives Žconomiques et dŽmographiques, et de lĠŽvolution des investissements, des technologies et des modes dĠorganisation du travail prenant en compte lĠamŽnagement du temps de travail dans lĠentreprise.

 

Ce programme, sĠil est Žtabli, dŽfinit les perspectives dĠactions de formation et celles de leur mise en Ïuvre.

 

Le comitŽ dĠentreprise, ou ˆ dŽfaut les dŽlŽguŽs du personnel sĠil en existe, est consultŽ sur ce programme pluriannuel de formation et sur les conditions de son dŽroulement. Cette consultation, au cours de laquelle lĠentreprise prŽcise les buts poursuivis par ce programme au regard des ŽlŽments citŽs ci-dessus, a lieu dans le dernier trimestre prŽcŽdant la pŽriode pluriannuelle susvisŽe. Cette consultation se fait au cours de lĠune des deux rŽunions spŽcifiques prŽvues ˆ lĠarticle L 2323-34.

 

Un bilan de la mise en Ïuvre de ce programme pluriannuel est prŽsentŽ pour avis aux institutions reprŽsentatives du personnel avant la fin du premier semestre suivant la pŽriode pluriannuelle.

 

 

Article 2 : Le plan annuel de formation

 

2.1         Consultation des institutions reprŽsentatives du personnel sur le projet de plan de formation, lĠexŽcution du plan et le bilan de formation :

 

Dans le cadre de la rŽglementation en vigueur, les institutions reprŽsentatives du personnel seront consultŽes chaque annŽe sur :

 

-          le bilan de formation de lĠannŽe prŽcŽdente,

-          le suivi de lĠexŽcution du plan de formation de lĠannŽe en cours,

-          les orientations gŽnŽrales en matire de formation et le projet de plan de formation de lĠannŽe ˆ venir, prŽcisant les objectifs poursuivis ainsi que le calendrier de mise en Ïuvre,

 

 

Le plan de formation de lĠentreprise est rŽgi par les dispositions des articles L 6313-1 et suivants du code du travail.

 

2.2         Composition du plan de formation par nature dĠactions de formation

 

Le plan de formation de lĠentreprise est composŽ des actions de formation suivantes :

 

1.       Les actions de prŽformation et de prŽparation ˆ la vie professionnelle. Elles ont pour objet de permettre ˆ toute personne, sans qualification professionnelle et sans contrat de travail, d'atteindre le niveau nŽcessaire pour suivre un stage de formation professionnelle proprement dit ou pour entrer directement dans la vie professionnelle,

 

2.       Les actions d'adaptation et de dŽveloppement des compŽtences des salariŽs. Elles ont pour objet de favoriser l'adaptation des salariŽs ˆ leur poste de travail, ˆ l'Žvolution des emplois, ainsi que leur maintien dans l'emploi, et de participer au dŽveloppement des compŽtences des salariŽs,

 

3.       Les actions de promotion. Elles ont pour objet de permettre ˆ des travailleurs d'acquŽrir une qualification plus ŽlevŽe,

 

4.       Les actions de prŽvention. Elles ont pour objet de rŽduire les risques d'inadaptation de qualification ˆ l'Žvolution des techniques et des structures des entreprises, en prŽparant les travailleurs dont l'emploi est menacŽ ˆ une mutation d'activitŽ, soit dans le cadre de lĠentreprise,, soit en dehors.

 

5.       Les actions de conversion. Elles ont pour objet de permettre ˆ des travailleurs salariŽs dont le contrat de travail est rompu d'accŽder ˆ des emplois exigeant une qualification diffŽrente ou ˆ des travailleurs non salariŽs d'accŽder ˆ de nouvelles activitŽs professionnelles,

 

6.       Les actions d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement des connaissances. Elles ont pour objet d'offrir aux salariŽs les moyens d'accŽder ˆ la culture, de maintenir ou de parfaire leur qualification et leur niveau culturel ainsi que d'assumer des responsabilitŽs accrues dans la vie associative,

 

7.       Les actions de formation continue relative ˆ la radioprotection des personnes prŽvues ˆ l'article L 1333-11 du code de la santŽ publique,

 

8.       Les actions de formation relatives ˆ lĠŽconomie de lĠentreprise. Elles ont notamment pour objet la comprŽhension par les salariŽs du fonctionnement et des enjeux de lĠentreprise,

 

9.        Les actions de formation relatives ˆ lĠintŽressement, ˆ la participation et aux dispositifs dĠŽpargne salariale et dĠactionnariat salariŽ.

 

 

Entrent Žgalement dans le champ d'application des dispositions relatives ˆ la formation professionnelle continue les actions permettant de rŽaliser un bilan de compŽtences. Elles ont pour objet de permettre ˆ des salariŽs d'analyser leurs compŽtences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de dŽfinir un projet professionnel et, le cas ŽchŽant, un projet de formation.

 

Il en est de mme des actions permettant aux travailleurs de faire valider les acquis de leur expŽrience en vue de lĠacquisition dĠun dipl™me, dĠun titre ˆ finalitŽ professionnelle ou dĠun certificat de qualification figurant sur une liste Žtablie par la commission paritaire nationale de lĠemploi dĠune branche professionnelle, enregistrŽs dans le rŽpertoire national des certifications professionnelles visŽs ˆ lĠarticle L335-6 du code de lĠEducation, et conformŽment ˆ lĠarticle 1-4 du prŽsent accord.

 

 

L'employeur assure l'adaptation des salariŽs ˆ leur poste de travail.

Il veille au maintien de leur capacitŽ ˆ occuper un emploi, au regard notamment de l'Žvolution des emplois, des technologies et des organisations.

Les connaissances acquises par le- la salariŽ-e au cours de la formation sont utilisŽes durant son travail.

 

 

Les actions de formation correspondant ˆ cette obligation sont les actions de catŽgorie 1 Ç adaptation du- de la salariŽ-e au poste de travail ou liŽes ˆ lĠŽvolution ou au maintien dans lĠemploi dans lĠentreprise È..

 

 

Actions de catŽgorie 2 Ç dŽveloppement des compŽtences du- de la salariŽ-e È.

 

Les actions de formation ayant pour objet de permettre au salariŽ de dŽvelopper ses compŽtences sont les actions de catŽgorie 2.

Il est recommandŽ quĠelles sĠintgrent dans une Gestion PrŽvisionnelle de lĠEmploi et des CompŽtences  pour favoriser leur mise en application par les salariŽs dans le cadre de lĠentreprise.

Un accord Žcrit entre salariŽ-e et employeur dŽfinissant les modalitŽs de mise en pratique est Žgalement recommandŽ.

 

Ces actions de formation peuvent tre demandŽes et suivies ˆ lĠinitiative du- de la salariŽ-e dans le cadre du DIF.

 

Peuvent entrer dans ce cadre les actions de formations destinŽes au dŽveloppement des compŽtences nŽcessaires ˆ lĠexercice dĠun mandat Žlectif ou syndical.

 

 

2.3         Actions de formation et temps de travail

 

 

CatŽgorie 1

Les actions dĠadaptation au poste de travail et les actions de formation liŽes ˆ lĠŽvolution des emplois ou au maintien dans lĠemploi ont lieu pendant le temps de travail et sont rŽmunŽrŽes au taux normal.

 

 

CatŽgorie 2

 

Les actions de formation ayant pour objet le dŽveloppement des compŽtences des salariŽs peuvent, en application dĠun accord Žcrit entre le- la salariŽ-e et lĠemployeur, se dŽrouler en dehors du temps de travail, dans la limite, par annŽe civile et par salariŽ-e, de 80 heures ou pour les personnels au forfait jours, de 5 % de leur forfait.

 

Sous rŽserve dĠun accord dĠentreprise ou ˆ dŽfaut dĠun accord Žcrit avec le- la salariŽ-e, si le dŽpart en formation conduit le- la salariŽ-e ˆ dŽpasser la durŽe lŽgale ou conventionnelle du travail :

 

á        Pour les salariŽs dont le dŽcompte du temps de travail sĠeffectue en heures, les heures correspondant ˆ ce dŽpassement ne sĠimputent pas sur le contingent dĠheures supplŽmentaires et ne donnent lieu ni ˆ repos compensateur ni ˆ majoration dans la limite de 50 heures par annŽe civile et par salariŽ.

Le FAFIEC prend en charge les cožts pŽdagogiques de ces actions dans la limite des 50 heures prŽcitŽes.

 

á        Pour les salariŽs dont le dŽcompte du temps de travail sĠeffectue en jours, ce temps de formation ne sĠimpute pas sur leur forfait dans la limite de 4% de celui-ci. Le dŽpassement au-delˆ de la durŽe conventionnelle (soit 218 jours) est rŽmunŽrŽ au taux normal.

Le FAFIEC prend en charge les cožts pŽdagogiques de ces actions dans la limite de 4% du forfait prŽcitŽ.

 

 

Allocation de formation

 

Les heures de formation rŽalisŽes en dehors du temps de travail donnent lieu au versement par lĠentreprise dĠune allocation de formation qui correspond ˆ 50 % de la rŽmunŽration nette de rŽfŽrence, conformŽment au dŽcret 2004-871 du 25 aožt 2004 ; le salaire horaire de rŽfŽrence pour le montant du calcul de lĠallocation est dŽterminŽ par le rapport constatŽ entre le total des rŽmunŽrations nettes versŽes au salariŽ par son entreprise au cours des douze derniers mois prŽcŽdant le dŽbut de la formation et le nombre total dĠheures rŽmunŽrŽes au cours de ces mmes douze derniers mois.

 

Pour les salariŽs dont la durŽe du travail est fixŽe par une convention de forfait en jours, le salaire horaire de rŽfŽrence est dŽterminŽ par :

RŽmunŽration nette annuelle / [151,67 x 12 mois x (nombre de jours de la convention individuelle de forfait / 218)].

 

Le salaire horaire de rŽfŽrence est calculŽ conformŽment aux dispositions de lĠarticle D. 6321-7 du code du travail.

 

Formation hors temps de travail

 

Lorsque la formation a lieu, pour tout ou partie, en dehors du temps de travail, un accord Žcrit prŽcise les modalitŽs d'absence, le maintien de la couverture sociale, le montant de l'allocation formationÉ

 

Les entreprises sĠefforceront de permettre au salariŽ dĠutiliser les compŽtences acquises au cours de sa formation dans un dŽlai de 6 mois maximum.

 

Les engagements de l'entreprise portent sur :

á        Les conditions dans lesquelles le-la salariŽ-e accde en prioritŽ, dans un dŽlai d'un an, ˆ l'issue de la formation aux fonctions disponibles correspondant aux connaissances ainsi acquises et sur l'attribution de la classification correspondant ˆ l'emploi occupŽ ;

á        Les modalitŽs de prise en compte des efforts accomplis par le salariŽ.

 

 

Section 2 : Orientations privilŽgiŽes

 

 

Article 1 : les salariŽs des TPE et PME

 

1.1         Situation gŽnŽrale des salariŽs des PME / TPE

 

La Branche est composŽe principalement d'entreprises de type TPE ou PME.

 

La Trs Petite Entreprise compte moins de 10 salariŽs, la Petite ou Moyenne Entreprise moins de 250.

 

En raison de leur effectif et des caractŽristiques de leur organisation, ces entreprises ont parfois des difficultŽs spŽcifiques pour mettre en Ïuvre et financer leurs actions de formation, notamment lorsquĠelles se traduisent par lĠindisponibilitŽ de certains salariŽs.

 

Elles vont devoir s'adapter aux nouvelles organisations de gestion des ressources humaines induites par le prŽsent accord (entretien professionnel, gestion prŽvisionnelle des emplois et des compŽtences, etc.).

 

Etant donnŽ le r™le majeur de ces entreprises dans lĠemploi, des dispositifs appropriŽs ˆ leur situation sont mis en place par le FAFIEC, notamment dans les domaines suivants :

 

-          information sur les dispositifs lŽgaux et conventionnels,

-          information sur lĠoffre de formation,

-          dŽveloppement de l'offre de formation par rapport aux axes prioritaires dŽfinis par la CPNE en fonction de cahiers des charges prŽcis ŽlaborŽs sur projet en relation Žtroite avec les reprŽsentants des mŽtiers concernŽs,

-          information sur les sources de financement europŽennes,

-          aide au pilotage des actions de formation,

-          prise en charge collective de formations portŽes par des organisations reprŽsentatives signataires locales ou nationales aprs avis favorable de la CPNE,

-          formations des dirigeants salariŽs ˆ la conduite dĠentretiens,

-          compte rendu des actions prises en charge.

 

LĠObservatoire prospectif des mŽtiers de la Branche s'attachera ˆ Žtudier les particularitŽs de ces entreprises, et notamment celles des TPE, dans l'ensemble de ces travaux.

 

La CPNE maintiendra son action en faveur des TPE, dans le cadre notamment dĠŽtudes et de projets proactifs de recherche et dŽveloppement.

 

La CPNE examine annuellement les domaines dĠintervention du FAFIEC en faveur des TPE/ PME et les complte Žventuellement. Elle est informŽe chaque annŽe des actions et de leur Žvaluation.

 

 

1.2         Entreprises de moins de 10 salariŽs

 

Afin de faciliter l'accs de ces entreprises aux dispositions du prŽsent accord, le FAFIEC devra prioritairement prendre en charge le financement :

-          des actions de promotion et dĠinformation des nouvelles dispositions auprs des dirigeants d'entreprises et leurs salariŽs,

-          des actions pour bilan de compŽtences telles qu'elles sont dŽfinies au titre 1 ci-dessus,

-          des actions de formation accompagnant les contrats de professionnalisation mis en Ïuvre dans le respect des dispositions prŽvues ˆ l'article 2-1 ci-dessus,

-          des actions de formation mises en Ïuvre dans le cadre des pŽriodes de professionnalisation, telles qu'elles sont dŽfinies ˆ l'article 2-2 ci-dessus, et plus particulirement les pŽriodes concernant les salariŽs de plus de 40 ans nŽcessitant des parcours particuliers,

-          des frais pŽdagogiques,

-          de la participation aux frais de transport et dĠhŽbergement : pour tout dŽplacement, aller et retour, supŽrieur ˆ 50 Km une participation forfaitaire de 50Û par jour et pour tout dŽplacement au-delˆ de 100 Km une participation forfaitaire de 140 Û par jour.

Les montants de prise en charge par le FAFIEC pourront tre rŽvisŽs par la CPNE dans sa note de politique de formation dans les limites suivantes :

-      le montant de 50 Û, de 40 Û ˆ 60 Û

-      le montant de 140 Û, de 120 ˆ 160 Û

 

 

1.3.        ModalitŽs mutualisŽes pour les TPE et PME

 

Afin de favoriser l'accs des salariŽs ˆ la formation et de simplifier les formalitŽs administratives qui s'imposent aux employeurs, les entreprises dŽfinies au prŽsent article pourront mettre en place des modalitŽs mutualisŽes (par exemple, un guide dĠentretien professionnel)

 

Le FAFIEC, dans le respect des dispositions rŽglementaires ˆ venir, prendra toute disposition pour faciliter l'accs des entreprises ˆ ces modalitŽs mutualisŽes.

 

 

Article 2 : les enquteurs vacataires et personnels liŽs ˆ lĠenqute et les titulaires de contrat dĠintervention ˆ durŽe dŽterminŽe

 

Les modalitŽs particulires dĠinformation de lĠaccs au droit individuel ˆ la formation sont dŽterminŽes paritairement et les prises en charges sont fixŽes par les dispositions du titre 4.

 

 

Article 3 : ŽgalitŽ HOMMES - FEMMES

 

Les partenaires sociaux affirment leur volontŽ de favoriser lĠŽgalitŽ dĠaccs des hommes et des femmes ˆ la formation professionnelle continue, qui constitue au mme titre que le dŽveloppement de lĠŽducation et la lutte contre les discriminations dans les mŽtiers, un facteur essentiel du dŽveloppement de lĠŽgalitŽ entre les hommes et les femmes.

 

Il est de la responsabilitŽ de la Branche et des entreprises de dŽfinir les moyens propres ˆ assurer cette ŽgalitŽ dĠaccs ˆ la formation professionnelle.

 

LĠOPIIEC met notamment en Ïuvre des Žtudes sur lĠŽvolution qualitative et quantitative des emplois et des qualifications pour mieux mettre en lumire les mŽtiers porteurs ˆ moyen terme : les Žtudes Žcarteront toute terminologie discriminante lors de leur publication.

LĠOPIIEC fournira des Žtudes, conformŽment ˆ lĠaccord ŽgalitŽ hommes/femmes de la Branche du 24 avril 2008.

 

Les donnŽes du rapport sur la situation comparŽe des hommes et des femmes, notamment dans les domaines des conditions dĠaccs ˆ lĠemploi, ˆ la formation et la promotion professionnelle, Žtabli en prŽvision de la nŽgociation triennale de branche sur lĠŽgalitŽ professionnelle, prennent en compte les travaux de lĠOPIIEC.

 

Les rŽsultats de cette nŽgociation triennale sont transmis ˆ la CPNE pour lui permettre dĠŽlaborer des recommandations sur lĠŽgalitŽ professionnelle des hommes et des femmes dans lĠaccs ˆ la formation professionnelle, notamment par la dŽtermination dĠobjectifs de progression du taux dĠaccs des femmes aux diffŽrents dispositifs de formation et des modalitŽs dĠatteinte de ces objectifs.

 

Les rŽsultats de cette nŽgociation seront Žgalement transmis aux chefs dĠentreprises afin quĠils en tiennent compte dans lĠŽlaboration des prioritŽs de formation et la dŽfinition des actions mises en Ïuvre.

 

LĠaccs des femmes aux dispositifs de formation, de VAE, de Bilan de compŽtences, de pŽriode ou de contrat de professionnalisation sera favorisŽ par un programme ciblŽ de communication et Žventuellement de dispositifs particuliers induits par les rŽsultats des Žtudes menŽes dans le cadre de lĠOPIIEC.

 

La Branche sĠengage ˆ dŽvelopper une action forte de communication sur lĠimage et la reprŽsentation sociale des mŽtiers exercŽs dans les entreprises et ˆ informer largement au plus prs du terrain les enseignants, les jeunes ainsi que les organismes de bilans de compŽtence ou dĠorientation professionnelle pour guider les choix dĠorientation en formation initiale comme en formation continue.

 

Le dŽveloppement de la mixitŽ sera encouragŽ dans les diffŽrents dispositifs dĠalternance. A ce titre, les actions de formation prŽvues dans le cadre dĠŽventuels plans dĠŽgalitŽ professionnelle seront financŽes par le FAFIEC.

 

Dans le cas particulier des salariŽs ˆ temps partiel ˆ 80 %, le DIF nĠest pas rŽduit prorata temporis.

 

Article 4 : salariŽs porteurs de handicap

 

Les partenaires sociaux affirment leur volontŽ de favoriser un accs privilŽgiŽ ˆ la formation pour les travailleurs handicapŽs exerant leur activitŽ dans la Branche et pour ceux qui y entrent.

 

Il est de la responsabilitŽ de la Branche et des entreprises de dŽfinir les moyens propres ˆ assurer cette prioritŽ dĠaccs ˆ la formation professionnelle avec comme objectif de dŽfinir et de mettre en Ïuvre  les mesures  appropriŽes pour permettre aux personnes handicapŽes dĠaccŽder ˆ un emploi, de lĠexercer, dĠy progresser ou de poursuivre une formation.

 

LĠOPIIEC et le FAFIEC peuvent rŽaliser les Žtudes permettant de cerner les spŽcificitŽs de lĠemploi des personnes porteuses de handicaps et de rechercher les financements Žventuels extŽrieurs, notamment auprs de lĠAGEFIPH.

 

A partir de ces Žtudes, la CPNE sera en charge dĠŽlaborer des propositions dĠamŽnagement des dispositifs conventionnels existants ou ˆ na”tre, ainsi que la communication vers les entreprises afin quĠelles en tiennent compte dans lĠŽlaboration des prioritŽs de formation et la dŽfinition des actions mises en Ïuvre notamment dans lĠorganisation des temps de travail.

 

LĠaccs des travailleurs porteurs de handicaps aux dispositifs de formation, de VAE, de Bilan de compŽtences, de pŽriode ou de contrat de professionnalisation sera favorisŽ.


 

Titre 4 : Droit Individuel ˆ la Formation

 

 

Section 1 : DŽfinition 

 

Tout salariŽ employŽ ˆ temps plein sous contrat ˆ durŽe indŽterminŽe bŽnŽficie chaque annŽe dĠun droit individuel ˆ la formation. Ce droit est dĠune durŽe de 20 heures. Le DIF est destinŽ ˆ permettre de suivre des actions de formation professionnelle et le- la salariŽ-e peut faire valoir son droit dĠutiliser son DIF ˆ tout moment.

 

 

Section 2 : SalariŽs concernŽs 

 

a) Le bŽnŽfice du DIF est ouvert ˆ tout salariŽ titulaire dĠun contrat ˆ durŽe indŽterminŽe ayant une anciennetŽ minimale de douze mois dans lĠentreprise qui lĠemploie. Le chargŽ dĠenqute intermittent ˆ garantie annuelle (CEIGA) relve de cette disposition.

 

b) Tout salariŽ sous contrat ˆ durŽe dŽterminŽe ou contrat vacataire, ˆ lĠexclusion du contrat dĠapprentissage ou de professionnalisation, peut bŽnŽficier dĠun DIF calculŽ prorata temporis, subordonnŽ ˆ une anciennetŽ de quatre mois, consŽcutifs ou non, au cours des douze derniers mois civils.

 

Le financement des actions de formation dans le cadre du DIF des salariŽs en contrat ˆ durŽe dŽterminŽe est assurŽ par le FONGECIF.

 

 

Section 3 : Calcul du DIF

 

Le calcul du DIF se fait par annŽe civile ; sous rŽserve de la prise en compte prorata temporis des droits acquis entre la fin de la pŽriode de 12 mois et le terme de lĠexercice civil considŽrŽ. LĠacquisition des heures de DIF dŽbute au jour dĠentrŽe en fonction du- de la salariŽ-e et sĠachve le jour de sa sortie des effectifs.

 

Pour les salariŽs ˆ temps partiel, cette durŽe est calculŽe prorata temporis.

 

Le calcul du DIF a pris effet ˆ la date de promulgation de la Loi sur la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie du 4 mai 2004, soit le 7 mai 2004.

LĠannŽe 2004 a constituŽ une annŽe transitoire : les salariŽs prŽsents, en contrat ˆ durŽe indŽterminŽe et ˆ temps plein du 7 mai 2004 au 31 dŽcembre 2004, ont bŽnŽficiŽ dĠun droit de 14 heures de DIF.

 

Les droits acquis annuellement peuvent tre cumulŽs sur une durŽe de 6 ans. Au terme de ce dŽlai, et, ˆ dŽfaut de son utilisation en tout ou partie, le nombre dĠheures est plafonnŽ ˆ 120 heures. Ce plafond sĠapplique Žgalement aux salariŽs ˆ temps partiel, quel que soit le nombre dĠannŽes cumulŽes sur la base de droits annuels acquis prorata temporis.

 

Pour le CEIGA, le nombre annuel dĠheures acquises est calculŽ en rŽfŽrence ˆ lĠarticle 20 de lĠAnnexe Enquteurs du 16 dŽcembre 1991.

 

Pour le calcul des droits ouverts au titre du DIF, le- la salariŽ-e bŽnŽficie de 20 heures par an, peu importe que le contrat ait fait lĠobjet de suspension.

 

Section 4 : Utilisation du DIF

 

La mise en Ïuvre du DIF permet entre autres la rŽalisation dĠactions de formation, inscrites au plan de formation de lĠentreprise, ou toutes actions de formation dŽfinies par la CPNE. La mise en Ïuvre du DIF peut aussi tre rŽalisŽe dans le cadre de pŽriodes de professionnalisation.

 

 

La formation Žconomique et syndicale peut tre mise en Ïuvre dans le cadre du DIF sans que cette disposition ne se substitue aux dispositions lŽgales et rŽglementaires en la matire.

 

Lorsque le-la salariŽ-e utilise son DIF pour suivre une formation dĠune durŽe supŽrieure ou Žgale ˆ 70 heures dans le cadre du plan de formation de l'entreprise, alors sa rŽmunŽration et Žventuellement sa position dans la grille de classification feront lĠobjet dĠun examen, notamment au regard des nouvelles compŽtences acquises, lors de lĠentretien professionnel qui suivra son retour.

 

LĠutilisation du DIF relve de lĠinitiative du- de la salariŽ-e, en accord avec son employeur.

 

En consŽquence, en application de lĠarticle L.6323-3 du code du travail, chaque salariŽ-e est informŽ-e annuellement par Žcrit du total des droits acquis et disponibles au titre du dispositif du DIF.

 

Selon les termes de lĠarticle L 6323-11 du code du travail, les actions de formation rŽalisŽes au titre du DIF se dŽroulent hors temps de travail.

 

Cependant, le DIF pourra tre utilisŽ en tout ou partie sur le temps de travail.

 

Lorsque le DIF est utilisŽ pour rŽaliser des actions prŽvues au plan de formation, elles se dŽroulent :

 

-    obligatoirement pendant le temps de travail, pour des actions dĠadaptation au poste de travail,

-    pendant le temps de travail, et, sous rŽserve de lĠaccord Žcrit du- de la salariŽ-e, en dŽpassement de son temps de travail dans la limite de 50 heures par an par salariŽ-e pour les actions de formation inscrites au plan de formation et Žligibles au DIF concernant lĠŽvolution des emplois et le maintien dans lĠemploi,

-     Žventuellement, hors temps de travail dans la limite, par annŽe civile et par salariŽ-e, de 80 heures pour les actions de formation inscrites au plan de formation et Žligibles au DIF concernant le dŽveloppement des compŽtences.

 

 

DIF obligatoire pour les salariŽs de plus de 55 ans : conditions

 

LorsquĠun-e salariŽ-e de plus de 55 ans, ayant une anciennetŽ minimale de 5 ans dans lĠentreprise et nĠayant pas suivi de formation depuis plus de 3 ans souhaite utiliser son DIF, lĠemployeur ne pourra refuser la prise en charge de 21 heures de formation, lorsque lĠaction est en lien avec lĠemploi du- de la salariŽ-e ou avec lĠactivitŽ de lĠentreprise.

 

á         Les heures de formation viendront sĠimputer sur le compteur DIF du- de la salariŽ-e.

á         La formation pourra se dŽrouler pour tout ou partie sur le temps de travail.

á         Ce dispositif prioritaire ne pourra tre utilisŽ quĠune seule fois par le- la salariŽ-e dĠune mme entreprise.

 

 

Section 5 : ModalitŽs de prise en charge du DIF par le FAFIEC

 

 

LorsquĠune formation est demandŽe au titre du DIF, elle est prise en charge par le FAFIEC dans les mmes conditions que celles prŽvues pour le dispositif de formation dans lequel lĠaction de formation sĠinscrit.

 

Dans le cadre de la mise en Ïuvre du DIF obligatoire pour salariŽs de plus de 55 ans :

á         LĠaction de formation sera prise en charge par le FAFIEC ˆ hauteur dĠun forfait de 40 Û/heure. Ce montant pourra tre rŽvisŽ par la CPNE chaque annŽe dans une fourchette de 35 ˆ 55 Û.

á         Le complŽment Žventuel est ˆ la charge du- de la salariŽ-e et/ou de lĠemployeur selon les modalitŽs quĠil leur appartient de dŽfinir.

 

 

DIF prioritaire pour les enquteurs vacataires

 

á        Concernant lĠutilisation du DIF par les enquteurs vacataires, aprs accord de leur employeur, le FAFIEC participera au cožt pŽdagogique de la formation et remboursera lĠallocation formation due par ce dernier. LĠaction de formation sera prise en charge ˆ hauteur de 30 Û HT par heure. Le complŽment Žventuel est ˆ la charge du- de la salariŽ-e et/ou de lĠemployeur selon les modalitŽs quĠil leur appartient de dŽfinir.

á        Concernant lĠutilisation du DIF portŽ par les enquteurs vacataires lorsquĠils sont recrutŽs, les enquteurs ont deux ans pour demander leurs droits ˆ utiliser leur DIF portŽ. Aprs accord de leur employeur, le FAFIEC participera au cožt pŽdagogique de la formation et remboursera lĠallocation formation due par ce dernier si la formation se dŽroule hors temps de travail. LĠaction de formation sera prise en charge ˆ hauteur de 30 Û HT par heure. Ë dŽfaut dĠaccord de lĠemployeur mais si la formation relve des prioritŽs de la Branche, la formation se dŽroulera alors hors temps de travail, sans allocation formation, et sera prise en charge par le FAFIEC ˆ 30 Û par heure. Le complŽment Žventuel est ˆ la charge du salariŽ et/ou de lĠemployeur selon les modalitŽs quĠil leur appartient de dŽfinir.

á        Le calcul de lĠallocation de formation est rŽalisŽ par le FAFIEC sur la base des documents fournis par lĠentreprise.

 

DIF mutualisŽ ou Ç accompagnement DIF È pour les TPE et PME

 

Afin dĠinciter les employeurs ˆ mettre en Ïuvre le DIF dans les TPE et PME, les partenaires sociaux crŽent un dispositif dĠaccompagnement visant ˆ compenser partiellement le cožt du DIF (salaire pour le DIF pendant le temps de travail ou lĠallocation formation pour le DIF hors temps de travail) dans ces entreprises. Ce dispositif sĠajoute ˆ la prise en charge Žventuelle des cožts pŽdagogiques selon le dispositif de formation utilisŽ.

á        Une enveloppe Ç Accompagnement DIF È sera crŽŽe au sein de la section plan de formation des 10 ˆ 49 salariŽs.

á        Une enveloppe Ç Accompagnement DIF È sera crŽŽe au sein de la section plan des moins de 10 salariŽs, alimentŽe en dŽbut dĠannŽe par une fongibilitŽ descendante dĠune enveloppe provenant de la section 10 ˆ 49 salariŽs.

á        LĠaccompagnement DIF pour les TPE et PME sera pris en charge ˆ hauteur du SMIC horaire brut  X  20 heures.

 

 

Section 6 : Choix des actions

 

LĠentreprise peut intŽgrer dans le projet de plan de formation quĠelle soumet au comitŽ dĠentreprise ou ˆ dŽfaut les dŽlŽguŽs du personnel sĠils existent, les actions Žligibles au titre du DIF.

 

Les actions Žligibles au titre du DIF sont celles, listŽes ˆ lĠarticle L 6313-1 du code du travail, ŽnumŽrŽes au prŽsent accord sous la rubrique  Ç Composition du plan de formation par nature dĠactions de formation È, ainsi que les actions dŽfinies comme prioritaires par la CPNE.

 

Le choix de lĠaction de formation suivie dans le cadre du DIF est arrtŽ, aprs accord Žcrit entre le- la salariŽ-e et lĠemployeur, en tenant compte Žventuellement des conclusions de lĠentretien professionnel prŽvu  au titre 1 du prŽsent accord, des prioritŽs de formation de lĠentreprise ou de la CPNE.

 


 

 

Section 7 : Demande et dŽlai de rŽponse

 

Lorsque le- la salariŽ-e prend lĠinitiative de faire valoir des droits ˆ la formation, il le fait par Žcrit, et lĠemployeur dispose dĠun dŽlai dĠun mois pour lui notifier sa rŽponse Žgalement par Žcrit. LĠabsence de rŽponse de lĠemployeur vaut acceptation du choix de lĠaction de formation.

 

 

 

 

Section 8 : DŽcompte de lĠutilisation du DIF

 

Chaque action de formation rŽalisŽe dans le cadre du DIF sĠimpute en dŽduction du contingent dĠheures de formation disponibles au titre du DIF.

 

Aprs accord exprs de lĠemployeur, lorsquĠune action de formation Žligible au titre du DIF a une durŽe supŽrieure aux droits disponibles par le- la salariŽ-e, celui-ci peut demander ˆ bŽnŽficier dĠune anticipation de ses droits dans la limite de 120 heures.

 

 

Section 9 : DIF et rupture du contrat de travail 

 

 

Article 1 : Avant la sortie des effectifs

 

 

1.1 En cas de licenciement

 

En cas de licenciement, le- la salariŽ-e sera informŽ-e de la possibilitŽ et des conditions d'utilisation de son DIF lors de l'entretien prŽalable.

 

En cas de licenciement non consŽcutif ˆ une faute lourde, et si le- la salariŽ-e en fait la demande avant la fin du prŽavis, la somme correspondant au solde du nombre dĠheures acquises au titre du droit individuel ˆ la formation et non utilisŽes, multipliŽ par le montant forfaitaire visŽ au deuxime alinŽa de lĠarticle L. 6332-14 (9,15 Û en 2011), permet de financer tout ou partie dĠune action de bilan de compŽtences, de validation des acquis de lĠexpŽrience ou de formation. Si la demande du- de la salariŽ-e nĠest pas faite avant la fin du prŽavis, la somme nĠest pas due par lĠemployeur.

 

Lorsque lĠaction mentionnŽe au premier alinŽa est rŽalisŽe pendant lĠexercice du prŽavis, elle se dŽroule pendant le temps de travail.

 

Dans la lettre de licenciement, lĠemployeur informe le- la salariŽ-e, sĠil y a lieu, de ses droits en matire de DIF. Cette information comprend Žgalement dans les cas de licenciements Žconomiques avec convention de reclassement personnalisŽ, les droits du- de la salariŽ-e en matire de droit individuel ˆ la formation dŽfinis par lĠarticle L. 1233-66.

 

1.2 En cas de dŽmission

 

En cas de dŽmission, et aprs accord de l'employeur, le- la salariŽ-e peut demander ˆ bŽnŽficier de son DIF sous rŽserve que l'action de bilan de compŽtences, de VAE ou de formation soit commencŽe avant la fin de son prŽavis.

 

1.3 En cas de dŽpart ou mise ˆ la retraite

 

Retraite : le DIF s'Žteint au jour o le- la salariŽ-e quitte les effectifs de l'entreprise lors d'un dŽpart ˆ la retraite (initiative du- de la salariŽ-e) ou d'une mise ˆ la retraite (initiative de l'employeur). NŽanmoins :

- le- la salariŽ-e quittant l'entreprise en raison d'une mise ˆ la retraite peut bŽnŽficier d'actions de formation spŽcifiques, soit de prŽparation ˆ une activitŽ au sein d'une structure associative ou syndicale soit un stage dit de prŽparation ˆ la retraite.

- Le- la salariŽ-e dont la demande de DIF a ŽtŽ refusŽe, dans les 12 mois prŽcŽdant la demande Žcrite de dŽpart ˆ la retraite est en droit de bŽnŽficier de son DIF sous rŽserve que la demande d'action de formation ait ŽtŽ formulŽe au plus tard 1 mois aprs cette information Žcrite.

Dans ces deux cas, lĠaction de formation doit commencer dans les 3 mois prŽcŽdant la cessation d'activitŽ. Le financement s'effectue dans la limite des heures capitalisŽes au titre du DIF, sur la base forfaitaire applicable aux contrats de professionnalisation mentionnŽs ˆ l'article L6332-14 du code du travail (9,15 Û en 2011).

 

 

1.4 Mentions sur le certificat de travail

 

Quelle que soit la cause de rupture du contrat de travail, ˆ lĠexpiration de ce dernier, lĠemployeur mentionne sur le certificat de travail les droits acquis par le- la salariŽ-e au titre du DIF, ainsi que lĠorganisme collecteur paritaire agrŽŽ compŽtent pour son financement.

Il prŽcise le solde du nombre d'heures acquises au titre du droit individuel ˆ la formation et non utilisŽ, y compris dans le cas dŽfini ˆ l'article L. 6323-17, ainsi que la somme correspondant ˆ ce solde.

 

 

Article 2 : Aprs la sortie des effectifs

 

 

En cas de rupture non consŽcutive ˆ une faute lourde ou ŽchŽance ˆ terme du contrat de travail (CDD) qui ouvrent droit ˆ une prise en charge par le rŽgime dĠassurance ch™mage, la somme correspondant au solde du nombre dĠheures acquises au titre du droit individuel ˆ la formation et non utilisŽes, y compris dans le cas dŽfini ˆ lĠarticle L. 6323-17, multipliŽ par le montant forfaitaire visŽ au deuxime alinŽa de lĠarticle L. 6332-14 (9,15 Û en 2011), est utilisŽe dans les conditions suivantes :

 

á         Le demandeur dĠemploi peut demander ˆ bŽnŽficier de ses droits ˆ DIF. LĠaction est financŽe par lĠOPCA du dernier employeur. La mobilisation des crŽdits du DIF a lieu en prioritŽ pendant la pŽriode de prise en charge de lĠintŽressŽ par le rŽgime dĠassurance ch™mage aprs avis du rŽfŽrent chargŽ de son accompagnement.

 

á         Le- la salariŽ-e peut demander ˆ bŽnŽficier de ses droits ˆ DIF auprs dĠun nouvel employeur, au cours des deux annŽes suivant son embauche. LĠaction est financŽe par lĠOPCA du nouvel employeur soit aprs accord de ce dernier, soit sans son accord lorsque lĠaction relve des prioritŽs dŽfinies par accord de Branche ou dĠentreprise.
Dans ce cas, lĠaction se dŽroule hors temps de travail et lĠallocation formation nĠest pas due par lĠemployeur.

 

Concernant le paiement des sommes incombant au FAFIEC, les partenaires sociaux dŽcident que la portabilitŽ du DIF des demandeurs dĠemploi sera imputŽe sur la section professionnalisation. La portabilitŽ du DIF des salariŽs demandant ˆ bŽnŽficier de leurs droits auprs dĠun nouvel employeur sera imputŽe sur la section formation continue correspondant ˆ la taille de lĠentreprise auprs de laquelle le- la salariŽ-e a formulŽ sa demande, ˆ lĠexception des demandes de financement de DIF pour des actions de professionnalisation. Dans ce cas, les sommes seront imputŽes sur la section professionnalisation.

 

 

Section 10 : DŽsaccord entre le- la salariŽ-e et son employeur ˆ propos du DIF

 

Lorsque pendant deux exercices civils consŽcutifs, le- la salariŽ-e et lĠentreprise sont en dŽsaccord sur le choix de lĠaction de formation au titre du DIF, le- la salariŽ-e bŽnŽficie, de la part du FONGECIF dont il relve, dĠune prioritŽ dĠexamen de sa demande de prise en charge financire dans le cadre dĠun CIF.

 

Si le- la salariŽ-e bŽnŽficie dĠune prise en charge par le FONGECIF, lĠentreprise est tenue de verser ˆ cet organisme, le montant de lĠallocation formation correspondant ˆ ses droits acquis au titre du DIF majorŽ du cožt de la formation correspondant, calculŽe sur la base forfaitaire, telle que dŽfinie par dŽcret, de lĠheure de formation, applicable aux contrats de professionnalisation.

Titre 5 : CQP et CQPI

 

 

Depuis 2001, la branche a dŽjˆ mis en place des formations et dispositifs de VAE dŽbouchant sur des Certificats de Qualification Professionnelle (CQP).

La Branche affirme la volontŽ de dŽvelopper les CQP et regarde particulirement lĠopportunitŽ de dŽvelopper des CQPI.

 

Les employeurs sĠengagent ˆ favoriser les formations en alternance dŽbouchant sur des CQP afin de favoriser lĠemploi des jeunes sans qualification ou peu qualifiŽs dans la Branche. A cet effet, un parcours de formation professionnelle sera ŽlaborŽ via notamment la mise en place de CQP afin que ces jeunes puissent accŽder ˆ un niveau bac +2.

 

 

 

 

Titre 6 : Dispositifs relatifs ˆ lĠaccueil, au tutorat et aux missions dĠenseignement

 

Section 1 : dispositions relatives ˆ lĠaccueil, au tutorat et aux missions dĠenseignement 

 

 

Des missions dĠintŽgration ou pŽdagogiques peuvent tre confiŽes ˆ des salariŽs qualifiŽs dans les cadres suivants :

 

-          stages ou pŽriodes de formation en entreprise (ma”tre de stage),

-          contrat de professionnalisation (tuteur- tutrice),

-          pŽriode de professionnalisation (tuteur- tutrice),

-          apprentissage (ma”tre dĠapprentissage).

 

Les salariŽs choisis pour exercer ces missions, missions diffŽrentes de celles dŽjˆ exercŽes dans lĠentreprise par ces salariŽs, le sont sur la base du volontariat.

 

Ces salariŽs doivent possŽder au minimum les conditions suivantes :

-          qualification supŽrieure ou Žgale ˆ la qualification de lĠapprenant,

-          deux ans dĠexpŽrience professionnelle dans le mŽtier.

 

Les personnels qui sont conduits ˆ exercer des missions dĠencadrement pŽdagogique, dŽfinies au premier paragraphe, doivent bŽnŽficier des mesures dĠaccompagnement nŽcessaires et en tant que de besoin recevoir une formation spŽcifique.

 

Ils sont porteurs ˆ la fois du projet de lĠentreprise et du projet de lĠapprenant-e. Cette fonction nŽcessite donc ˆ la fois des compŽtences techniques ma”trisŽes et des compŽtences pŽdagogiques.

 

Ces compŽtences font appel :

-          ˆ la mise en place de mŽthodes de travail,

-          au sens de lĠorganisation en termes de gestion du temps,

-          ˆ un regard sur ses propres pratiques,

-          ˆ lĠapplication dĠune Žvaluation normative,

-          ˆ la capacitŽ ˆ repŽrer les compŽtences acquises, en voie dĠacquisition, ˆ acquŽrir par lĠapprenant.

 

La fonction tutorale a pour objet :

-          dĠaccompagner lĠapprenant dans lĠŽlaboration et la mise en Ïuvre de son projet professionnel,

-          de lĠaider, de lĠinformer et de le guider,

-          de contribuer ˆ lĠacquisition de connaissances, de compŽtences et dĠaptitudes professionnelles au travers des situations professionnelles,

-          de participer ˆ lĠŽvaluation des qualifications des apprenants.

 

Le nom du-de la tuteur-tutrice, son r™le et les conditions dĠexercice de sa mission sont mentionnŽs dans le contrat de professionnalisation. Le-la tuteur-trice suit au maximum les activitŽs de trois apprenants dans les cadres dŽfinis ci-dessus. Il conserve la responsabilitŽ de lĠaction de formation pendant toute sa durŽe, sauf Žvnement exceptionnel.

 

Le-la tuteur-trice assure dans les conditions prŽvues par le contrat ou la pŽriode de professionnalisation la liaison entre lĠorganisme de formation et les salariŽs de lĠentreprise qui participent ˆ lĠacquisition par lĠapprenant de compŽtences professionnelles ou lĠinitient ˆ diffŽrentes activitŽs professionnelles.

 

Le-la tuteur-trice et lĠorganisme de formation vŽrifient pŽriodiquement que les sŽquences de formation et les activitŽs exercŽes se dŽroulent conformŽment aux conditions initialement prŽvues.

 

Pour permettre lĠexercice de ces missions tout en continuant ˆ exercer son emploi dans lĠentreprise, le-la tuteur-trice, compte tenu de ses responsabilitŽs particulires, doit disposer du temps nŽcessaire au suivi des titulaires du contrat ou de la pŽriode.

 

Les entreprises sont invitŽes ˆ mettre en Ïuvre des modalitŽs particulires de valorisation de la fonction tutorale. Un point sera notamment fait sur cette mission lors de lĠentretien professionnel.

 

 

 

Section 2 : le congŽ enseignement

 

 

Tout salariŽ, ayant plus dĠun an dĠanciennetŽ dans son entreprise, peut demander une autorisation dĠabsence, sans maintien de la rŽmunŽration, pour exercer dans un Žtablissement dĠenseignement ou un organisme de formation des fonctions dĠenseignement :

 

-          soit ˆ temps plein pendant un an minimum,

-          soit ˆ temps partiel, lĠabsence de lĠentreprise ne pouvant alors excŽder huit heures par semaine ou 40 heures par mois.

 

La pŽriode maximale est dĠun an ; son renouvellement devra faire lĠobjet dĠun accord particulier.

 

Toutefois, si le congŽ enseignement sĠexerce dans un domaine ou une discipline, dans un Žtablissement dĠenseignement ou un organisme de formation, dŽfinis par la CPNE, notamment dans le cadre de la mise en place des CQP de la Branche, le maintien de la rŽmunŽration assorti du paiement des cotisations sociales y affŽrant, pourra faire lĠobjet dĠun accord entre le- la salariŽ-e et lĠentreprise, dans la limite de 120 heures par an, dŽduction faite de la rŽmunŽration versŽe par lĠŽtablissement ou lĠorganisme de formation.

 

Les dispositifs dĠautorisation dĠabsence et de taux dĠabsence simultanŽes applicables au congŽ enseignement obŽissent aux rgles dŽfinies ci-aprs :

 

-          Les salariŽs ayant obtenu une autorisation dĠabsence au titre du congŽ enseignement ne sont pas pris en compte pour le calcul du pourcentage dĠabsence simultanŽe prŽvu ˆ lĠarticle 2-22 de lĠANI du 5 dŽcembre 2003, relatif au CongŽ individuel formation.

-          Dans les Žtablissements de 200 salariŽs et plus, lorsque plusieurs salariŽs, remplissant les conditions dĠaccs au congŽ enseignement, demandent ˆ bŽnŽficier dĠun congŽ enseignement, lĠaccord ˆ certaines demandes peut tre diffŽrŽ afin que le pourcentage de salariŽs simultanŽment absents de lĠŽtablissement ˆ ce titre ne dŽpasse pas 2% du nombre total de salariŽs de lĠŽtablissement.

-          Dans les Žtablissements de moins de 200 salariŽs, la satisfaction ˆ une demande de congŽ enseignement peut tre diffŽrŽe si le nombre dĠheures de congŽ enseignement demandŽ dŽpasse 2% du nombre total dĠheures effectuŽes dans lĠannŽe. Toutefois, le nombre dĠheures de congŽ enseignement auxquelles les salariŽs de ces Žtablissements ont droit, pourra tre reportŽ sur demande dĠune annŽe sur lĠautre sans que ce cumul puisse dŽpasser quatre ans.

-          Les salariŽs ayant bŽnŽficiŽ dĠun congŽ enseignement ne peuvent prŽtendre ˆ une nouvelle autorisation dĠabsence pour exercer des fonctions dĠenseignement ˆ temps plein ou pour leur propre formation avant lĠexpiration dĠun dŽlai de franchise calculŽ comme indiquŽ ˆ lĠarticle 2-20 de lĠANI du 5 dŽcembre 2003 pour le CIF. Ce dŽlai est au minimum de 6 mois au maximum de 6 ans ; entre ces 2 limites, le dŽlai de franchise exprimŽ en mois, est Žgal ˆ la durŽe du prŽcŽdent congŽ exprimŽ en heures et divisŽ par 12. En outre, les entreprises peuvent ˆ leur Žgard et pour des raisons motivŽes de service, faire application de lĠarticle 2-24 de lĠANI du 5 dŽcembre 2003, relatif au report de lĠautorisation dĠabsence en cas de CIF : aprs avis du comitŽ dĠentreprise ou ˆ dŽfaut des dŽlŽguŽs du personnel lĠemployeur peut reporter la satisfaction donnŽe ˆ une demande sans que ce report puisse excŽder 9 mois. Le- la salariŽ-e peut prŽsenter ˆ nouveau sa demande avant lĠexpiration du report, sĠil estime que les raisons qui lĠont motivŽ ont cessŽ dĠexister.

 

La demande dĠautorisation dĠabsence au titre du congŽ enseignement doit tre formulŽe par Žcrit le plus t™t possible et au moins 4 mois ˆ lĠavance lorsquĠil comporte une interruption de travail consŽcutive de 6 mois ou plus, et au moins 2 mois ˆ lĠavance lorsquĠil sĠagit dĠun congŽ ˆ temps partiel ou de moins de 6 mois. Elle doit indiquer la date de dŽbut et la date de fin, la durŽe du congŽ, la pŽriodicitŽ si nŽcessaire, la matire enseignŽe et le nom de lĠŽtablissement dĠenseignement ou de lĠorganisme de formation.  Dans le mois qui suit la rŽception de la demande, lĠentreprise doit faire conna”tre par Žcrit ˆ lĠintŽressŽ son accord ou les raisons motivant le rejet ou le report de la demande. Les dŽlŽguŽs du personnel ont qualitŽ pour prŽsenter les rŽclamations des candidats vis-ˆ-vis des dŽcisions prises ˆ leur Žgard.

 

Lorsque plusieurs demandes se trouvent en compŽtition, les demandes ˆ satisfaire en prioritŽ sont dans lĠordre :

 

-          les salariŽs dont la demande a dŽjˆ fait lĠobjet dĠun report,

-          les salariŽs dont la formation a dž tre interrompue pour des motifs reconnus valables aprs avis du comitŽ dĠentreprise ou ˆ dŽfaut des dŽlŽguŽs du personnel sĠil en existe,

-          les salariŽs ayant le plus dĠanciennetŽ dans lĠentreprise,

-          les salariŽs nĠayant jamais bŽnŽficiŽ dĠun congŽ enseignement ou dĠun CIF.

 

Pour les entreprises soumises ˆ lĠobligation du bilan social, une rubrique relative au nombre de congŽs enseignement pourra tre introduite dans le bilan social.

 

Un accord dĠentreprise peut prŽvoir des dispositions spŽcifiques plus favorables.

 

 

Section 3 : la participation ˆ un jury dĠexamen ou de VAE

 

 

ConformŽment ˆ lĠaccord CQP du 28 octobre 2009 et aux dispositions lŽgales en vigueur, lorsqu'un-e salariŽ-e est dŽsignŽ-e pour participer ˆ un jury d'examen ou de validation des acquis et de IĠexpŽrience, lĠemployeur lui accorde une autorisation dĠabsence pour participer ˆ ce jury. 

 

Les dŽpenses affŽrentes ˆ ces participations couvrent les frais de transport, dĠhŽbergement et de restauration, la rŽmunŽration du- de la salariŽ-e, les cotisations obligatoires ou conventionnelles qui sĠy attachent et le cas ŽchŽant la taxe sur les salaires qui sĠy rattache.

 

 

 


 

Titre 7 : Convention triennale de formation

 

 

Les partenaires sociaux sĠengagent ˆ se rŽunir au moins tous les trois ans pour nŽgocier les prioritŽs et les moyens de la formation professionnelle, en portant une attention particulire ˆ la rŽduction des inŽgalitŽs constatŽes dĠaccs ˆ la formation.

 

Dans le respect de lĠarticle L. 2241-6 du code du travail ; les nŽgociateurs examineront notamment les points suivants :

 

-          les conditions de mise en Ïuvre des entretiens professionnels,

-          la portabilitŽ du droit individuel ˆ la formation,

-          la mise en Ïuvre du passeport orientation et formation,

-          le dŽveloppement du tutorat,

-          pour chacun des publics jeunes et demandeurs dĠemploi concernŽs par le contrat ou la pŽriode de professionnalisation, la liste des dipl™mes ou des titres ˆ finalitŽ professionnelle, des qualifications professionnelles Žtablies par la CPNE ou des qualifications reconnues par la Convention Collective, dont les actions de formation donnent lieu en prioritŽ ˆ une participation financire du FAFIEC,

-          les publics spŽcifiques ou les natures de certifications ou de formations particulires pour lesquels la durŽe du contrat de professionnalisation peut tre portŽe jusquĠˆ 24 mois,

-          les conditions dĠaccueil et dĠinsertion des jeunes dans les entreprises du point de vue de la formation professionnelle, et notamment en cas dĠinadŽquation du programme de formation des contrats de professionnalisation,

-          les objectifs en matire dĠapprentissage en termes de mŽtiers, de niveaux et dĠeffectifs formŽs ainsi que les conditions de mise en Ïuvre des contrats dĠapprentissage,

-          les catŽgories de salariŽs pouvant bŽnŽficier en prioritŽ de la pŽriode de professionnalisation, ainsi que la nature des actions de formation spŽcifiques de professionnalisation correspondant ˆ ces publics,

-          le dŽveloppement de lĠinformation des PME sur les dispositifs de formation et sur les dispositifs de financement par le FAFIEC,

-          la recherche de rŽponses adaptŽes aux spŽcificitŽs des problmes de formation dans les PME et notamment celles de moins de 10 salariŽs,

-          les conditions gŽnŽrales de prise en charge par le FAFIEC des actions de prŽparation et de formation spŽcifiques dont peuvent bŽnŽficier les tuteurs,

-          la dŽfinition des objectifs et prioritŽs de formation,

-          les efforts de formation qui devraient tre rŽalisŽs en faveur des salariŽs ayant les niveaux de qualification les moins ŽlevŽs,

-          la prise en compte de lĠŽgalitŽ professionnelle entre les hommes et les femmes dans les actions de formation,

-           

-          la dŽfinition des prioritŽs de financement par le FAFIEC,

-          la mise en Ïuvre des modalitŽs de validation des acquis de lĠexpŽrience et de certification,

-          les modalitŽs de la prise en compte de la dimension europŽenne de la formation,

-          la dŽfinition et les conditions de mise en Ïuvre des actions de formation destinŽes ˆ assurer lĠŽgalitŽ professionnelle, le maintien dans lĠemploi et le dŽveloppement des compŽtences des handicapŽs.

 


 

Titre 8 : Dispositions financires

 

 

 

Quel que soit le motif, lĠemployeur ne pourra sĠexonŽrer de :

á        Son obligation dĠassurer lĠadaptation des salariŽs ˆ leur poste de travail et de veiller au maintien de leur capacitŽ ˆ occuper un emploi, au regard notamment de lĠŽvolution des emplois, des technologies et des organisations ;

á        Son obligation de concourir au financement de la FPC  en participant, chaque annŽe, au financement des actions mentionnŽes aux articles L.6313-1 et L. 6314-1.

 

Les partenaires sociaux rappellent, en outre, que le financement de la formation est assis sur :

á        Les entreprises

á        Le FAFIEC

á        Les partenaires (FPSPP, RŽgions, Etat, Europe...)

 

En substitution des contributions conventionnelles prŽvues ˆ lĠarticle 49 de la Convention collective et de ses Žvolutions, les contributions financires applicables sont les suivantes :

 

 

Section 1 : les entreprises de 20 salariŽs et plus

 

Toutes les entreprises de 20 salariŽs et plus versent obligatoirement au FAFIEC une contribution de :

 

-          0,225 % de la masse salariale au titre de la formation professionnelle,

-          0,50 % de la masse salariale au titre de la professionnalisation,

-          sous rŽserve de l'application des dispositions des articles R 6332-58 et R 6331-14, le reliquat Žventuel des sommes non dŽpensŽes au titre de lĠobligation de formation. Ce reliquat est la diffŽrence entre le montant des dŽpenses obligatoires ˆ rŽaliser au titre du plan de formation et celui des dŽpenses effectivement rŽalisŽes ˆ ce titre, avant le 31 dŽcembre de chaque annŽe.

 

 

Section 2 : les entreprises dont lĠeffectif est compris entre moins de vingt et dix salariŽs

 

Les entreprises de 10 ˆ moins de 20 salariŽs versent obligatoirement au FAFIEC :

- 0,225 % de la masse salariale au titre de la formation professionnelle.

- 0,35 % de leur masse salariale au titre de la professionnalisation.

- Sous rŽserve de l'application des dispositions des articles R 6332-58, et R 6331-14 du code du travail.

 

 

Section 3 : les entreprises de moins de 10 salariŽs

 

Les entreprises de moins de dix salariŽs versent obligatoirement au FAFIEC :

-          0,40 % de la masse salariale au titre de la formation professionnelle,

-          0,25 % de la masse salariale au titre de la professionnalisation.

 

 

Section 4 : les entreprises dites en franchissement de seuil

 

Pour les entreprises qui atteignent respectivement les seuils de 10 ou de 20 salariŽs, les versements au titre du plan et de la professionnalisation sont dus au FAFIEC et ce ds la premire annŽe dĠatteinte de cet effectif.

 


 

 

Section 5 : les versements facultatifs

 

Le FAFIEC a pour objet de percevoir et gŽrer les contributions financires des entreprises ou Žtablissements au titre des versements facultatifs au-delˆ des versements conventionnels obligatoires.

 

 

Section 6 : rŽpartition de la contribution au Fonds Paritaire de SŽcurisation des Parcours Professionnels

 

La loi du 24 novembre 2009 a instituŽ une contribution obligatoire des entreprises au Fonds Paritaire de SŽcurisation des Parcours Professionnels, par lĠintermŽdiaire de leur OPCA. LĠassiette de cette contribution est dŽterminŽe par lĠarticle L6332-19 du code du travail.

 

Le taux de cette contribution est celui dŽfini chaque annŽe par lĠarrtŽ ministŽriel pris en application de lĠarticle L6332-19 du Code du travail (entre 5 et 13%).

 

La rŽpartition de la contribution des entreprises de la Branche au Fonds de SŽcurisation des Parcours Professionnels, au titre de leur participation au financement de la formation professionnelle continue au titre du plan de formation et au titre de la professionnalisation est dŽterminŽe conformŽment aux dispositions lŽgales en vigueur au moment de la rŽpartition.

 

Article 1 : Entreprise occupant moins de 10 salariŽs

 

ConformŽment aux dispositions lŽgales et aux dispositions financires du prŽsent accord les entreprises de moins de 10 salariŽs versent obligatoirement au FAFIEC les contributions dues au titre de la formation professionnelle continue et de la professionnalisation.

Les partenaires sociaux dŽcident que les entreprises de moins de 10 salariŽs sĠacquittent de leur contribution au FPSPP en versant leur obligation conventionnelle au FAFIEC.

 

Sur ces versements, le FAFIEC prŽlve et reverse au FPSPP la somme calculŽe sur lĠassiette lŽgale en appliquant le taux dŽfini dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle L.6332-19 du code du travail.

 

 

Article 2 : Entreprise occupant 10 salariŽs et plus

 

ConformŽment aux dispositions lŽgales et aux dispositions financires du prŽsent accord, les entreprises 10 salariŽs et plus versent obligatoirement au FAFIEC la contribution due au titre de la professionnalisation et 0,225 % de la masse salariale au titre de la formation professionnelle continue.

 

Les partenaires sociaux dŽcident que les entreprises de 10 salariŽs et plus sĠacquittent de leur contribution au FPSPP en versant leur obligation conventionnelle au FAFIEC.

 

Sur ces versements, le FAFIEC prŽlve et reverse au FPSPP la somme calculŽe sur lĠassiette lŽgale en appliquant le taux dŽfini dans les conditions dŽfinies ˆ lĠarticle L.6332-19 du Code du travail.

 


 

Titre 9 : Clauses de rŽvision, entrŽe en vigueur et impŽrativitŽ des stipulations de lĠaccord

 

 

Article 1 : ImpŽrativitŽ

 

LĠensemble des dispositions du prŽsent accord est impŽratif.

 

Article 2 : Champ dĠapplication

 

Le prŽsent accord est applicable ˆ tous les employeurs et ˆ tous les salariŽs compris dans le champ dĠapplication de la convention collective, y compris les CEIGA et les enquteurs vacataires et personnels liŽs aux mŽtiers de lĠenqute.

 

 

Article 3 : Date dĠapplication, rŽvision et dŽnonciation

 

Le prŽsent accord est conclu pour une durŽe indŽterminŽe.

 

Le prŽsent accord entrera en vigueur ˆ compter du premier jour du mois civil qui suit la publication de son arrtŽ ministŽriel dĠextension au journal officiel.

 

 

Il est susceptible d'tre modifiŽ, par avenant, notamment en cas d'Žvolution des dispositions lŽgislatives, rŽglementaires ou conventionnelles qui nŽcessiteraient l'adaptation de l'une ou de plusieurs de ses dispositions.

Les conditions de dŽnonciation et rŽvision sont respectivement rŽgies par les articles 81 et 82 de la convention collective nationale.

 

Le prŽsent accord peut tre dŽnoncŽ partiellement ou en totalitŽ par lĠun ou lĠensemble des signataires employeurs ou salariŽs du prŽsent accord aprs un prŽavis minimal de six mois. Sous peine de nullitŽ, ce prŽavis devra tre donnŽ ˆ toutes les organisations signataires du prŽsent accord par pli recommandŽ avec accusŽ de rŽception. La dŽnonciation partielle ou totale du prŽsent accord nĠemporte pas dŽnonciation de la Convention Collective Nationale.

 

La partie qui dŽnoncera lĠaccord, devra accompagner sa notification dĠun nouveau projet afin que les nŽgociations puissent commencer sans retard.

 

 

Article 4 : Adaptation des dispositions conventionnelles relatives ˆ la formation

 

Les partenaires sociaux conviennent de se rŽunir dĠici le 31 dŽcembre 2014 afin dĠadapter aux dispositions du prŽsent accord la Convention collective et les diffŽrents accords nationaux relatifs ˆ la formation.

 

 

Article 5 : CaducitŽ de certaines dispositions conventionnelles

 

Le prŽsent accord annule et remplace l'accord du 23 octobre 2008 sur la formation professionnelle, ainsi que tous ses avenants.

 

 

Article 6 : DŽp™t et extension

 

Le prŽsent accord sera dŽposŽ par la partie la plus diligente dans le cadre des articles L. 2231-6, L. 2261-1, L. 2262-8 et D. 2231-2 du code du travail.

Les parties conviennent de le prŽsenter ˆ lĠextension auprs du Ministre compŽtent, ˆ lĠexpiration du dŽlai lŽgal dĠopposition.

Les partenaires sociaux conviennent cependant de se revoir tous les trois ans, conformŽment au titre 7.

 

 

Le prŽsent accord prendra effet au premier jour du mois civil suivant la date de publication de lĠarrtŽ ministŽriel dĠextension de lĠaccord au J.O.

 

 

 

Fait ˆ Paris, le 28/06/2011

 

 

 

 

FEDERATION SYNTEC                                                        FEDERATION CICF

3, rue LŽon Bonnat - 75016 PARIS                                4, avenue du recteur Lucien PoincarŽ - 75016            PARIS

 

 

 

 

CFE/CGC/FIECI                                                                       CGT-FO FŽdŽration des EmployŽs et Cadres

35, rue du Fbg Poissonnire  - 75009 PARIS           28, rue des Petits H™tels – 75010 PARIS

 

 

 

 

CFDT / F3C                                                                               CFTC/CSFV

47/49 avenue Simon Bolivar – 75019 PARIS             34 quai de la Loire - 75019 PARIS

 

 

 

 

 

CGT

263, rue de Paris - Case 421 - 93514 MONTREUIL CEDEX